Reportage en Australie…l’hiver !

Dans quelques heures je poserai les pieds pour la seconde fois en Australie. Cette fois, le séjour se déroulera en « plein hiver » dans l’hémisphère sud. Méconnaissance des gens du nord ou a priori, voyager en Australie durant cette période de l’année pourrait réserver (encore) bien d’agréables surprises… Prépapier.

par Alexandre Gagné
La dernière fois, c’était à la fin décembre 2015. L’Australie avait chaud. Très chaud même en cette période estivale. Chaleur accablante et incendie de forêt, le pays des kangourous n’a pas échappé aux effets d’El Nino qui sévissait dans le Pacifique.
Ayant alors séjourné dans la région de Melbourne et près des incendies de forêt, il n’a fallu que d’un coup de fil pour me retrouver sur RDI au petit matin du 26 décembre…
Via RDI
Mon voyage m’avait aussi conduit à Adélaïde, Cairns et Sydney. Trois endroits magnifiques avec, chacun, un charme qui leur est propre.
Air Canada via CNW

Cette fois, mon séjour me conduira plus au nord alors que le pays est en pleine saison sèche. Car si l’hémisphère sud est théoriquement en hiver, ce ne sont que les plus hauts sommets australiens, entre Melbourne et Sydney, qui connaissent réellement des conditions hivernales avec neige en prime.

D’abord, ce sera la visite de Brisbane, sur la côte est, entre la Gold Coast et la Sunshine Coast. Maintenant qu’Air Canada y offre un vol direct depuis juin 2016, cela en fait une destination de choix pour les Canadiens en quête de nouveaux horizons ensoleillés. Je visiterai les différents attraits de la ville, le parc animalier  « Lone Pine Koala Sanctuary » et le mont Coot-Tha. Il y aura aussi une sortie de long de la Gold Coast jusqu’à Byron Bay et une autre sur la Sunshine Coast jusqu’à Noosa. Plusieurs arrêts et balades sont au menu dans la « Rain Forrest » et dans les escarpements du paysage.

Liste des villes visitées
Ensuite, ce sera direction Darwin en bordure de la mer du Timor. De là, deux parcs nationaux sont au programme en plus de la visite de cette petite ville.
La troisième étape m’amènera dans le centre australien à Alice Springs. Visite d’Uluru (Ayers Rock) et de King’s Canyon sont les deux attraits sur ma liste des lieux à visiter.
via Australie.com
Enfin, le séjour prendra fin à Sydney, métropole australienne par excellence, avant le retour au pays toujours sur les ailes d’Air Canada.
Durant ce voyage, je souhaite vous publier quelques billets depuis l’Australie pour vous faire découvrir ce pays du bout du monde, ses habitants et ses charmes. Si tout va bien côté accès internet, je vous mettrai en ligne — régulièrement j’espère — photos et commentaires du moment.
C’est donc un rendez-vous ici sur ce blogue !
P.S.: Ce séjour n’est pas (encore) commandité par Air Canada ou le Tourisme australien 😜

Islande: 4 volcans menacent d’entrer en éruption

L’augmentation de l’activité sismique autour de quatre volcans d’Islande fait craindre une série d’éruptions qui pourraient entraîner à nouveau des conséquences graves pour l’aviation civile internationale. Le point.

par Alexandre Gagné

La mise en garde vient du géophysicien islandais Páll Einarsson. Dans une entrevue avec un site de surveillance de l’activité volcanique en Islande, le spécialiste affirme que la recrudescence de l’activité autour de quatre volcans laisse présager rien de moins qu’une éruption prochaine.

Le volcan Katla est le plus actif des quatre. Une activité, dit-on, jamais vu depuis quatre décennies. «Katla est agité depuis cet automne», indique le spécialiste.

Les autres volcans sous surveillance sont l’Hekla, le Grímsvötn et le Bárðarbunga.

Le monstre Katla

C’est le volcan le plus redouté d’Islande. Depuis 1977, le volcan n’avait pas montré de signes aussi clair de réveil que ceux constatés depuis l’an dernier. Ce volcan entre généralement en éruption tous les 80 ans ou deux fois par siècle. La dernière fois, c’était en 1918…il y a donc 99 ans. Katla a donc largement dépassé sa période normale d’éruption.

En 1918, le volume de cendres dégagés a été évalué à 700 millions de mètres cubes. Ce qui est particulier, c’est que ce volcan est situé sous un glacier. Quand le magma remonte, puis fait fondre la glace, c’est l’éruption cataclysmique. L’explosion est alors considérable. La fonte du glacier avait d’ailleurs provoqué, au siècle dernier, le détachement de plusieurs icebergs qui ont été ensuite emportés vers l’Atlantique par les inondations.

Les autorités ont à l’oeil le volcan. Des mesures sont en place pour rediriger le trafic aérien et alerter la population de Reykjavik, la capitale, qui ne se trouve qu’à 40 kilomètres.

L’imprévisible Hekla

L’autre volcan «sous surveillance» est l’Hekla bien qu’il soit, en vérité, bien difficile de «monitorer» son activité. Ce volcan est d’une très grand imprévisibilité. Depuis l’an 874, il est entré en éruption à plus de 20 reprises.

Sa dernière éruption remonte à février 2000. Les signes avant-coureurs d’une éruption de l’Hekla apparaissent bien souvent peu de temps avant son explosion. Ce fut particulièrement le cas en 1991 quand les vulcanologues ont enregistré les premières secousses que 30 minutes avant l’éruption.

Depuis 1970, son cycle d’éruption était d’environ une explosion tous les dix ans. Une éruption était annoncée pour 2011, mais ce ne fut pas le cas, ce qui explique l’inquiétude actuelle autour de l’Hekla.

Les frères glaciaires

Les deux derniers volcans, le Grímsvötn et le Bárðarbunga, sont également sous la loupe des experts car les dangers qu’ils posent sont non négligeables. Les deux sont situés sous une calotte glacière et une éventuellement éruption pourrait provoquer une expulsion importante de cendres et de glaces dans l’atmosphère. Certains experts redoutent notamment que le Bárðarbunga ne provoque un chaos encore plus important que ce qu’avait entraîné Eyjafjöll en avril 2010.

Malgré une hausse de l’activité sismique autour de certains volcans, il demeure pour les vulcanologues quasi impossible de prévoir précisément une éruption. La question n’est donc pas de savoir s’il y aura une éruption, mais surtout quand. À cette question, bien peu d’experts pourront vous répondre…

Les saletés de Montréal…

La Ville de Montréal est sale et ça ne s’améliore pas. Avec la campagne de sensibilisation à la propreté lancée récemment dans la métropole, la Ville veut amener les citoyens à faire preuve de civisme. Certes une bonne idée, mais la Ville devra aussi faire son bout de chemin…

Chronique urbaine par Alexandre Gagné

Samedi 3 septembre. Une magnifique journée d’été. Il est tout juste 13 heure quand je décide d’aller flâner pour le lunch sur la rue Masson dans le quartier Rosemont à Montréal.

rue Masson | Photo: A. Gagné

La portion entre les rues Pie-IX et Saint-Michel manque d’amour. Plusieurs façades commerciales auraient besoin d’une réfection. Le trottoir est dans un état pitoyable. À une époque, un responsable de l’aménagement urbain a jugé bon de mettre de la brique à certains endroits pour donner un cachet. On y a aussi installé d’immenses bacs de béton où des fleurs sont plantées chaque printemps. Or, avec les aléas du temps, la brique s’est enfoncée et les bacs ont bougé quand ils n’ont pas été tout simplement déplacés par la machinerie durant l’hiver.

Ainsi, marcher sur le trottoir est à plusieurs endroits dangereux. Des personnes âgées manquent de trébucher ou perdent souvent pied du fait de l’inégalité du trottoir. C’est sans compter les espaces où il devrait y avoir des arbres mais où les mégots de cigarettes s’accumulent.

Photo: A. Gagné

Mais ce samedi, c’est à l’ouest de Saint-Michel que le paysage n’est pas des plus joli. De nombreuses poubelles n’ont pas (encore) été vidées. Plusieurs d’entre-elles débordent de détritus. Autour de celles-ci, des nuages de guêpes tournoient sans cesse. C’est devenu un fléau dans la métropole que cette présence des guêpes sur les terrasses. On parle beaucoup de l’agrile du frêne, mais très peu de ces bestioles qui incommodent les clients des restaurants et les promeneurs urbains. Ces poubelles ouvertes sont en partie en cause dans la présence incessante des guêpes.

Autre élément de désolation, ce sont les mégots de cigarette qui s’accumulent le long du trottoir et les nombreux déchets. Autour des poteaux électriques, de signalisation ou d’éclairage, les mauvaises herbes ont aussi la vie facile.

Photo: A. Gagné

Bref, la rue Masson a déjà, sans doute, eu meilleure allure. La Ville a bien une petite brigade estivale de jeunes qui passent (un peu) le balai ou le pic à déchets, mais voilà que c’est nettement insuffisant. Au surplus, pour avoir déjà observé ces agents de la propreté en action, on remarque que souvent (avec sans doute un carnet de bonnes raisons) les coins sont ronds dans le quartier.

Si vous avez déjà voyagé dans le monde, vous noterez que dans nombreux pays, les équipes de nettoyage sont toujours visibles et présentes sur le terrain. C’est le cas à Barcelone et même à Melbourne en Australie où un 25 décembre les employés passaient le balai à 8h30 pour rendre la ville agréable à visiter.

Avec les travaux routiers dans la métropole, les autorités auraient tout intérêt à rendre les quartiers attrayants et propres. Si Montréal veut amener ses citoyens à faire preuve de civisme, la Ville devra mettre du sien pour assurer l’entretien des rues et des trottoirs.

Dimanche 4 sept. rue Masson

**** Mise à jour ****

Dimanche matin, 4 septembre. Je passe à nouveau sur la rue Masson. Rien n’a bougé. Les poubelles débordent encore et beaucoup de détritus continuent de s’accumuler le long du trottoir. Où sont les équipes de nettoyage ?

MAUVAISE GESTION DU CHANGEMENT

via Twitter

Samedi, quand j’ai constaté la situation, j’ai twitté sur le sujet. J’y suis allé fort. Il y a plusieurs années, j’ai visité Détroit et en entrant dans cette ville américaine, c’est la malpropreté, la saleté qui m’a sauté au visage. Ce fût mon premier souvenir. J’ai utilisé cette image forte hier dans mon tweet. D’accord, Détroit a bien d’autres problèmes que Rosemont n’a pas.

Ce matin, le maire de l’arrondissement de Rosemont, François Croteau, m’a répondu. En fait, il a répliqué: «rien de moins…» Ce n’est pas le genre de réponse qu’on attend d’un élu qui (j’ose croire que j’interprète mal) semble banaliser mon propos.

Je me serai attendu à une réponse du genre: «Je m’en occupe, j’avise le service concerné». Une réponse qui montre qu’il gère son arrondissement. Lorsqu’on veut gérer le changement et amener des virages dans une organisation et encore plus dans la société, il faut communiquer et montrer qu’on prend les choses en main.

Comme citoyen de Rosemont, j’ai à coeur mon quartier, sa propreté et son charme. Visiblement, j’en demande peut-être trop aux élus…

***AJOUT***

Sur l’heure du midi, François Croteau m’a répondu plus longuement. D’abord, il déplore ma comparaison avec Détroit, mais admet que j’ai raison sur le fond. Il estime que les élus n’ont pas à être «responsable» du manque de civisme de certains citoyens.

Il croit que «chacun doit faire sa part», que la Ville fait la sienne «au maximum de ses ressources» et que les citoyens doivent aussi se responsabiliser.

Certes, le manque de civisme devient endémique dans le quartier. Avec un budget municipal limité, doit-on craindre le statu quo ?

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Pour mieux apprécier l’Amérique du Sud…

Simon Chouinard-L. et Thomas Gélinas | Photo Instagram

L’Amérique du Sud demeure un continent méconnu pour nombre de nord-américains. C’est particulièrement le cas au Québec où l’actualité de cette région du monde trouve peu d’échos dans nos médias. Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, la situation est en train de changer.

Une entrevue par Alexandre Gagné

C’est exactement ce que deux jeunes Montréalais, Thomas Gélinas et Simon Chouinard-Laliberté, se sont donnés comme ambition au mois de mai dernier: découvrir ce continent et le faire apprécier à leurs abonnés.

Pour ce faire, ils ont créé le compte Instagram «les100jours» car c’est exactement le nombre de jours qu’ils ont décidé de séjourner en Amérique du Sud. Leur expédition à petit budget, de type sac à dos, a débuté le 24 mai au Pérou et elle se poursuit toujours.

Jusqu’à maintenant leur voyage est suivi par plus de 250 personnes sur le réseau social, dont une majorité de proches et d’amis. Pour le plus grand bonheur de ces derniers, plus d’une centaine de photos ont été publiées par les deux aventuriers qui sortent des sentiers battus pour nous faire découvrir à leur manière cette partie du globe.

Joints par courriel, les deux jeunes hommes ont accepté de répondre à quelques questions.

Quel est le plus beau pays pour vous jusqu’à présent ?

C’est vraiment difficile à dire parce que tous les pays que l’on a visités avaient quelque chose de grandiose! Au Pérou, les montagnes, en Bolivie, le Lac Titicaca et le Salar de Uyuni, au Chili, la Vallée de la lune, en Argentine, le nord (Salta et Juyjuy) et il y aura bientôt les chutes d’Iguazu, puis le Brésil…l’Isla Grande et Rio de Janeiro. Ça risque d’être de la bombe. Puis, on n’a pas pu faire les pays en entier. Il reste donc des endroits à découvrir comme la Patagonie chilienne et argentine. Tout de même, pour répondre à la question, on dirait le Pérou pour les montagnes dans lesquelles nous avons fait des treks, c’était tellement beau. Chaque matin, ça prenait quelques minutes pour réaliser à quel point ce qui nous entourait était magnifique. 

Source: Instagram

L’endroit qui a déçu ?

On ne peut pas dire qu’on a été déçus par un endroit en particulier, on apprend à vivre avec chaque nouveau décor, avec chaque nouvelle ambiance/vibe. On apprend à trouver le beau dans ce qu’il y a de laid. En général, l’Amérique du Sud ce n’est pas «cute»comme l’Europe, c’est plus «roots», c’est plus «rough» et c’est ce qui rend le voyage intéressant. On est confronté à nos idées préconçues sur ce qui est beau et laid, bon et mauvais, normal et anormal, etc. Il y a bien évidemment des endroits qui sont plus beaux en photo que dans la réalité comme Copacabana, en Bolivie. C’est une petite ville avec une ambiance particulière qui est belle vue de haut, mais dans les rues ce l’est moins. En y pensant bien, une déception nous viens en tête, c’est l’attitude des boliviens. On ne veut pas faire de généralisation parce que nous y avons rencontré des gens extraordinaires, mais ils sont parfois peu sympathiques et quasiment désagréables. On avait souvent l’impression qu’on était juste des gros signes de piastres…

Des craintes de sécurité en Amérique du Sud ?

C’est peut-être parce qu’on est chanceux jusqu’à maintenant, mais il ne nous est rien arrivé. Et on n’est pas restés cachés une fois la nuit tombée. On fait toujours attention à nos affaires, on se mêle de ce qui nous regarde et tout se passe bien. Dans les grandes villes comme Buenos Aires et Santiago, on prenait le métro et le bus tard le soir et jamais on ne s’est sentis en danger.

L’endroit où il ferait bon vivre ?

TILCARA! C’est un petit village argentin entouré de montagnes colorées. Les gens y sont ultrarelaxes et sympathiques, la nourriture y est incroyable et la région qui entoure le village est riche en activités. Évidemment, les citadins en nous s’ennuieraient des grandes rues, du bruit et du rythme de la ville. On ajouterait donc Buenos Aires à notre réponse. C’est beau, c’est grand, les services de bus et de métro sont efficaces, il y a un système de type bixi gratuit, il y a plein de musées, il y a de la bonne bouffe, les pistes cyclables sont nombreuses, c’est au bord de l’eau…c’est vraiment une ville dans laquelle on pourrait vivre.

Le voyage de nos deux Montréalais se poursuit encore pour quelques jours. Il n’est donc pas trop tard pour les suivre sur Instagram ou retourner en arrière sur leur fil de photos pour découvrir les endroits visités. Avec les Jeux olympiques au Brésil, espérons que la prochaine année sera pour vous l’occasion d’une redécouverte de l’Amérique du Sud où l’économie connaît une bonne croissance en dépit de problèmes régionaux et de la corruption encore endémique dans certains états.

Rimouski: une ville inachevée…

De retour d’un séjour estival de quelques jours à Rimouski, capitale du Bas-Saint-Laurent, je partage ici observations et réflexions sur l’état de cette ville qui pourrait grandir encore plus.

Une chronique d’Alexandre Gagné

Photo: A. Gagné

En ce début du mois d’août, Rimouski est calme. Peut-être trop même. La ville de 49 000 habitants a parfois l’allure, au détour de certaines rues, d’une ville fantôme. Il faut dire qu’en cette période de l’année, plusieurs résidents sont partis en vacances (de la construction) à l’extérieur et les très nombreux étudiants qui dynamisent son centre-ville le reste de l’année ne sont pas encore de retour.

Il faut dire aussi que Rimouski souffre encore de son passé. Le coeur de la ville a été rasé par le feu en 1950 et quand les gens de l’époque ont reconstruit, ils ont fait dos au fleuve. Depuis ce fleuve, qui jadis venait lécher les marches de la cathédrale, a été freiné par un mur de béton et un large boulevard, mais il y a une décennie au moins, une promenade maritime a été construite pour redonner à la population le goût de l’eau. Et aujourd’hui, c’est la cathédrale qui prend l’eau…

Il y a quelques années, la municipalité s’est décidée (enfin) à aménager ce qu’on appelle familièrement le brise-lame, ce petit quai à l’embouchure de la rivière Rimouski. L’endroit offre un magnifique point d’observation de la ville, de l’île Saint-Barnabé et des couchers de soleil.

Pour le moment, comme projet, c’est une réussite, mais pour combien d’années ? Car trop souvent dans l’histoire (récente) de la ville plusieurs initiatives n’ont pas duré longtemps ou ont pris fin abruptement.

Originaire de Rimouski, je n’avais pas mis les pieds depuis la fin des années 1990 dans le parc

Photo: A. Gagné

Lepage. J’y suis retourné par curiosité. Ce parc qui était un endroit animé et fréquenté à l’époque est aujourd’hui d’un ennui total.

Certes, il y a encore un (minimum) d’efforts de la Ville pour entretenir les fleurs qui égaient l’entrée du parc autour de la fontaine centrale, mais le reste des lieux a complètement été laissé à l’abandon.

La mini-ferme est complètement déserte. Les enclos et cages sont attaqués par la pourriture et présentent une vue de désolation. Les marches en bois de plusieurs escaliers n’offrent plus la sécurité requise sans compter le niveau d’eau très bas du ruisseau et la quasi disparition du petit étang où autrefois cygnes et canards animaient les lieux à petit prix pour le contribuable. Même le petit comptoir de boissons et de glaces est désormais fermé au public.

Lors de mon passage, quelques personnes s’offraient un pic-nic à l’entrée. Pour un samedi d’été, Rimouski n’était pas au rendez-vous alors que la ville aurait tout à gagner à s’occuper de l’endroit.

Le parc Beauséjour n’est pratiquement pas mieux. Le niveau d’eau maintenu très bas dans la rivière n’offre pas le plus beau des spectacles autour des îles. Visiblement, il n’y a plus d’activités de kayak et de pédalos sur la rivière. Le kiosque de réservation semblait, pour un samedi, plus

Photo: A. Gagné

abandonné que jamais. Situé en plein coeur de la ville, il est plus que déplorable de voir l’absence d’animation et d’activités nautiques à cet endroit.

Le long de la rivière, derrière les anciennes installations d’Hydro-Québec, une magnifique vue s’offre sur le quartier Saint-Robert tout près de la voie ferrée. Malheureusement, l’endroit est en friche alors qu’un aménagement de bancs et de fleurs permettrait aux résidents du secteur Nazareth de profiter d’un beau panorama.

Quant au centre-ville, on me dit qu’une expérience de rendre la rue Saint-Germain piétonne a donné de bons résultats cet été. Les Rimouskois aiment les endroits où ils est possible de discuter et passer du bon temps. Rendre piétonnier la rue et autoriser les terrasses permettraient de donner un nouveau souffle au centre-ville qui souffre toujours de l’arrivée des magasins grandes surfaces au pied de la Montée industrielle.

Photo: A. Gagné

Le Marché public du samedi dans le parc de la gare est aussi une idée originale pour ramener les gens au centre-ville, dynamiser l’achat local et encourager les déplacements à pied. Il faut espérer que la Ville va poursuivre l’aménagement des lieux et soutenir le projet pour les années à venir.

Enfin, il a déjà été question d’un camping municipal et de créer un petit parc aquatique autour de la rivière Rimouski. Qu’en est-il ? Voilà des projets qui permettraient d’attirer des touristes et de retenir la population locale durant la (trop) courte saison estivale.

Bref, Rimouski présente déjà des installations qui mériteraient d’être mieux utilisées et développées. Au cours des dernières années, la ville s’est développée dans toutes les directions et vue de l’extérieur, de façon désorganisée et désordonnée.

Les autorités locales disposent pourtant de tous les outils et leviers nécessaires pour offrir davantage de beauté à leurs commettants, mais force est de constater que les artistes au pouvoir ont jusqu’ici produit une oeuvre inachevée.

Estacade et accidents…

L’estacade du pont Champlain qui était fermée aux cyclistes depuis 10 mois est maintenant de nouveau accessible depuis ce vendredi, mais la configuration des accès donne du fil à retordre aux utilisateurs.

par Alexandre Gagné

Les travaux auront pris presque un an et coûté quelque 6 millions de dollars. La nouvelle piste cyclable, large de trois mètres, est ce qu’on appelle en site propre, c’est-à-dire qu’elle est détachée de la voie principale où peuvent toujours circuler, au besoin, des véhicules d’entretien ou d’urgence.

Le revêtement de sol est en asphalte antidérapant. Un système d’éclairage à DEL (diode électroluminescente) permettra un éclairage de qualité et peu dispendieux après le coucher du soleil.

La voie cyclable de l’estacade
Photo: A. Gagné

La réouverture de l’estacade a été effectuée ce vendredi 20 mai à 10h30. Or, selon une employée de la Ville de Montréal rencontrée à l’entrée de l’estacade, sur l’Île-des-Soeurs, plusieurs accidents se sont produits dans la seule journée de vendredi.

En cause: une barrière de sécurité en métal gris placée en travers de la voie au sortir de l’estacade. Au surplus, la barrière est placée après une courbe et se confond dans le paysage. Selon l’employée, «plusieurs cyclistes ont percuté violemment la barrière installée pour empêcher des véhicules d’accéder à la voie cyclable.» La barrière a été entrouverte samedi matin et deux employés ont été affectés sur place pour alerter les cyclistes. «Je ne sais pas si on va la fermer ce soir», a laissé tomber l’employée.

Barrière de sécurité installée
Photo: A. Gagné

Malgré que des bandes réfléchissantes aient été apposées sur la barrière, celle-ci n’est pas du tout visible ont reconnu des cyclistes qui circulaient sur place, ce samedi midi.

Après les accidents d’hier, la Ville a décidé de placer un signaleur aux deux entrées pour demander aux cyclistes de ralentir.

Un panneau de signalisation installé sur l’estacade invite les cyclistes de descendre de leur vélo, mais un avertissement indiquant la présence d’un barrière en travers de la voie aurait dû être installé pour prévenir les cyclistes du danger.

L’entrée de l’estacade du pont Champlain
Photo: A. Gagné

Un marquage au sol signalant la fin de la voie a été peint, mais sur quelques mètres seulement. Ce marquage aurait peut-être dû être prolongé jusqu’à la barrière ont spéculé des cyclistes rencontrés sur place.

Une autre barrière du même type a aussi été installée à la sortie de la voie cyclable sur la piste de la voie maritime. Là aussi, un employé de la Ville s’affairait à demander aux cyclistes de ralentir car la barrière n’était pas visible. Un effet d’optique avec le sol et les rampes rend difficile la perception de cette barrière qui apparaît souvent à la dernière seconde…

Si les travaux sont un succès, reste qu’un renforcement de la signalétique devra rapidement être fait pour prévenir d’autres accidents.

Historique

Pour la petite histoire, rappelons que l’estacade du pont Champlain a été construite de 1964 à 1965. La longueur de l’ouvrage est de 2 kilomètres. Le but de l’estacade est de permettre notamment de briser les glaces le printemps, permettant ainsi de réduire les chocs avec les piliers du pont Champlain.

Enfin, le mot estacade vient de l’italien staccata désignant à l’origine une enceinte ou une palissade. Le mot a pris le sens actuel qu’on lui connait vers 1773.

Nouveaux restos sur Mont-Royal

Cacao 70 | Photo: A. Gagné

Il y a de l’activité ces jours-ci sur l’avenue du Mont-Royal alors qu’au moins deux nouveaux restaurants ont ouvert leurs portes tout récemment.

Critique d’Alexandre Gagné

C’est par hasard que je suis tombé sur la nouvelle succursale de Cacao 70 sur Mont-Royal la semaine dernière. Je connaissais l’établissement de la rue Sainte-Catherine, mais c’est avec plaisir que je me suis laissé tenté en voyant le commerce où s’activait une petite armée pour aménager la nouvelle terrasse.

Il était l’heure du déjeuner…ou du lunch, c’est selon, et les bonnes odeurs qui émanaient du resto m’ont convaincu de m’attabler. L’endroit est très lumineux avec de belle banquettes. L’aménagement est superbe et l’ambiance agréable.

Le menu est très varié selon qu’on soit type sucré ou salé. Comme je n’avais que très peu mangé au petit déjeuner, j’ai donc opté pour le «déjeuner des paresseux», c’est le nom du plat. Un traditionnel deux oeufs-bacon!

Le déjeuner des paresseux | Photo: A. Gagné

Le plat vient avec une petite entrée de fruits et de chocolat. Une mini-fondue pour débuter, pourquoi pas. Je n’ai pas de photos à vous présenter. J’ai omis de sauvegarder la photo partagée sur le moment à mes abonnés Snapchat. Seulement ce petit délice vaut bien un arrêt au Cacao 70.

Quant au plat principal, servi dans un petit poêlon de fonte pour conserver le repas chaud, il était excellent. La quantité de pommes de terre est peut être audacieuse, mais il s’agit des meilleurs «patates» que j’ai mangées dans un resto pour le petit déjeuner. Même la saucisse, dont je ne raffole généralement pas, était bonne, pas trop grasse et savoureuse. C’est tout dire!

Bref, l’expérience du Cacao 70 a été somme toute très appréciée tout comme le service.

Seule note discordante, le café au lait servi en début de repas était déjà tiède à son arrivée. Inutile de dire qu’au milieu du repas et en toute fin…il était bien froid.

L’établissement fera certainement bonne concurrence au très populaire L’Avenue situé tout juste en face.

Je donne donc 9/10 à Cacao 70 pour cette expérience qui sera à répéter au cours de l’été.

Photo: A. Gagné

Pour les amateurs de bouffe mexicaine…
Un tout nouveau resto de nourriture mexicaine a ouvert ses portes en fin de semaine sur l’avenue du Mont-Royal, tout juste à côté du Cacao 70. Il s’agit de «M. Burrito» qui propose, comme son nom l’indique de la nourriture d’inspiration mexicaine.

L’établissement décoré modestement a ouvert ses portes samedi dernier. Je n’ai pas encore eu l’opportunité de le visiter.

Un resto de quartier à essayer par un soir d’été…