«Fake News» en Espagne…

La déclaration d’indépendance de la Catalogne ce vendredi 27 octobre et la réaction 

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Via Twitter

de Madrid ont amené la multiplication des fausses nouvelles sur les réseaux sociaux. 

Par Alexandre Gagné

Une des publications qui a attiré mon attention est celle-ci montrant des véhicules blindés qui seraient en direction de Barcelone.

La photo n’est pas de très bonne qualité. Au surplus, les véhicules qu’ont y retrouve semble déjà dater d’une autre époque.

Une simple vérification de la source de l’image via Google a permis de confirmer en quelques secondes qu’il s’agissait clairement d’une photo associée au mauvais événement.

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Via Twitter

La photo semble avoir été prise en 2008 lors d’une opération militaire russe en Ukraine. Bien loin donc de la Catalogne.

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La prudence est toujours de mise.

En direct du #RAQ – La réalité augmentée à Québec

Photo: A. Gagné

La Semaine numérique de Québec se termine aujourd’hui par la tenue de la Première conférence en réalité augmentée. Le #RAQ à Québec, c’est plus de 200 participants qui profitent d’une journée d’échange sur cette technologie en développement. 

++Voici l’événement en direct. Mises à jour fréquentes durant la journée.

par Alexandre Gagné

Photo: A. Gagné

8h00 – Arrivée des participants. Les organisateurs, Éric Harvey et Denis Boulanger du Centre en imagerie numérique et médias interactifs (CMMI), me disent que plus de 200 personnes sont inscrites à l’événement.

Plusieurs firmes et entreprises spécialisées dans le domaine du numérique et de la réalité augmentée ont installée un kiosque pour présenter leur technologie et quelques projets.

8h15 – Je découvre le kiosque de la firme « Réalisations inc. » installée rue Saint-Urbain à Montréal. C’est cette firme qui travaille avec Moment Factory à l’éclairage du pont Jacques-Cartier. « Réalisations inc. » s’occupe de la récolte des données et du traitement des informations pour moduler l’éclairage du pont en fonction de la météo, du trafic ou d’autres événements.

Photo: A. Gagné

À son kiosque, l’entreprise présente une table sur laquelle se trouve un grand tableau tactile virtuel où il est possible de cliquer pour sélectionner des contenus qui sont projetés sur un écran (image ci-contre). L’entreprise développe des contenus pour différents clients à travers le monde.

Pour Desjardins à Lévis, ils ont conçu une table interactif sur le mouvement Desjardins.

Pour créer son interactivité, « Réalisations inc. » utilise de gros projecteurs ainsi qu’un appareil de détection de mouvements. Le vice-président, Daniel Labonté, explique qu’il est aussi possible de rendre n’importe quelle surface interactive, voire le plancher sous nos pieds.

Les possibilités d’un tel outil sont immenses pour rendre ludique des apprentissages et plus accessible de l’information.

Photo: A. Gagné

8h30 – Je m’arrête à un kiosque où je remarque des images de mon coin de pays. Sur un petit moniteur, le sous-marin Onondaga qui est exposé au Musée de la mer de Pointe-au-Père, à Rimouski.

L’ingénieur Jérémie Kaltenmark, du Centre de développement et de recherche en imagerie numérique, m’explique qu’ils ont filmé le sous-marin afin de créer une expérience augmentée pour les visiteurs. Ces derniers après la visite de l’intérieur peuvent poursuivre leur exploration du sous-marin à l’aide de leur appareil mobile.

Une couche d’information vient se superposer à l’image pour enrichir la visite. Un produit à essayer lors de votre prochaine sortie dans le Bas-Saint-Laurent.

8h45 – Il y a un peu de retard. La conférence d’ouverture va débuter plus tard.

9h00 – La conférence débute par une vidéo souvenir… «Au-delà du réel» c’est le thème, mais c’est aussi une ancienne série télévisée…

9h15 – La première conférence débute. Awane Jones est le président de Zone 3 Virtual reality (VR) et fondateur de Merchlar une nouvelle compagnie montréalaise spécialisée dans la réalité augmentée. Jones explique s’être heurté à des portes closes quand il a démarré sa compagnie et qu’il a souhaité obtenir un appui financier. Après un premier projet et l’amélioration de son plan d’affaires, il a réussi à se faire connaître et avoir enfin la reconnaissance recherchée.

Photo: A. Gagné

++ À voir: Les projets de Merchlar

Jones affirme que 9 compagnies sur 10 ne sont pas prêtes à faire face à la révolution techno qui est en cours. Au plan marketing, il explique que les stratégies pour rejoindre les jeunes ne sont clairement plus les mêmes que pour atteindre les baby-boomers.

À retenir pour les jeunes entrepreneurs dit Awane Jones: « plus votre produit est spécialisé, plus vous devrez l’exporter ». Il estime que les entreprises peuvent compter sur de nombreux cerveaux qui sortent à chaque fin de session des cinq universités québécoises.

9h50 – Denis Boulanger et Éric Harvey du Centre d’imagerie numérique et médias interactifs (CMMI) font le point sur les recherches en cours.

Denis Boulanger explique que la réalité augmentée ne date pas d’hier. Un exemple, la fameuse ligne jaune au football qui permet de suivre le porteur de ballon lors de la télédiffusion des matchs. M. Boulanger fait un bref historique et explique ce qu’est la réalité augmentée.

Photo: A. Gagné

De son côté, Éric Harvey expose les différentes technologies utilisées et notamment les lunettes HoloLens de Microsoft qui présentent, selon lui, un fort potentiel. Il parle de quelques projets menés, comme le développement d’une modélisation de l’épave de l’Empress of Ireland qui a coulé au large de Sainte-Luce le 29 mai 1914 faisant 1012 victimes.

Il montre aussi une application que les sommeliers vont aimer. Il s’agit d’appliquer une couche d’information sur les bouteilles de vin ou dans la cave à vin. Ainsi, il devient possible d’avoir un détail complet du contenu d’une bouteille et des propriétés du vin.

Le CMMI travaille aussi avec CAE Santé sur le projet de simulateur diagnostique, un outil de  formation en soins de santé où les étudiants apprennent à ausculter un malade avec une paire de HoloLens.

Les villes augmentées

Photo: A. Gagné

10h15 – La conférence de Sylvie Daniel de l’Université Laval qui vient faire le point l’usage de la réalité augmentée en extérieur et notamment dans un cadre urbain.

D’emblée, Mme Daniel explique qu’on retrouve beaucoup de projets en réalité augmentée dans le cadre de projets de reconstitution historique. «Voir les villes dans la passé en déambulant dans une ville», explique-t-elle. Un bel exemple de ce concept, c’est Montréal en Histoires qui a utilisé l’environnement urbain pour son projet.

Sylvie Daniel lance un message aux autorités municipales. Il faut, dit-elle, prévoir désormais construire des infrastructures urbaines qui intègrent les éléments permettant la réalité augmentée car, ajoute-t-elle, cela représente un fort potentiel économique. « Mais nous en sommes pas encore là », regrette-t-elle.

Photo: A. Gagné

Exemples du bénéfice de la réalité en zone urbain. Dans le domaine de la construction, il est possible d’utiliser la réalité augmentée pour visualiser l’impact qu’aura un bâtiment dans l’environnement urbain avant même que le projet soit complété. Pour des entrepreneurs ou des villes, la réalité augmentée permet de visualiser les infrastructures souterraines avant d’excaver ici ou là, grâce aux données et marqueurs de géolocalisation disponibles. On pourrait utiliser cette technologie pour visualiser le passage d’une ligne de métro, projet qui a d’ailleurs été réalisé en Europe.

Photo: A. Gagné

Sylvie Daniel donne aussi d’autres exemples d’utilisation en extérieur, comme avec le jeu La compagnie australienne Maptek utilise la réalité augmentée pour offrir des solutions à des entreprises minières. Il y a aussi le projet de la firme Miralupa où une modélisation 3D d’un lieu a permis la reconstitution historique de bâtiments.
Ingress, précurseur de Pokemon Go où géolocalisation est très présente.

10h45 – La pause est bienvenue!

11h00 – C’est autour de Mathieu Benoit d’Arcane Technologies de venir partager son expérience dans un domaine où il faut savoir dépasser le stade du « hype » pour que les technologies soient adoptées par la masse.

Après 10 ans de développement, M. Benoit pose la question: «la réalité augmentée, c’est parti, y’a-t-il un marché ? Une vague ? ». Oui, dit-il, parce qu’on voit que des géants, comme Google et Microsoft s’y intéressent.

Photo: A. Gagné

La réalité augmentée, selon lui, intéresse le grand public. Il cite l’utilisation de Google Translate qui permet facilement du traduire des affichages et du texte à partir de son appareil photo. Il donne aussi l’exemple de Snapchat où les jeunes aiment bien se mettre en scène avec des calques variés.

À Québec, Arcane a travaillé avec le Musée de la civilisation pour développer un périple au coeur de la colonie à l’époque de la Nouvelle-France.

Mathieu Benoit voit beaucoup de possibilités dans le domaine des entreprises industrielles où la réalité augmentée permet aux employés de se former à de nouveaux outils, appareils ou façons de faire.

Un participant à la conférence a question le fait que de nombreuses entreprises sont relativement méfiantes envers des solutions de réalité augmentée que des firmes leur présentent. On craint d’investir et les outils sont trop souvent associés au jeu.

Des produits pour l’éducation ?

Photo: A. Gagné

11h32 – Harold Dumur, président de la firme d’OVA estime qu’après l’ère du PC, du web et du mobile, c’est maintenant le temps du « VR ».

Pour les développeurs, ce qu’il faut mettre en place, estime M. Dumur, c’est un produit « full interaction» et « zéro instruction ».

M. Dumur dit revenir d’une conférence sur la réalité virtuelle de Shenzhen en Chine. Selon ce qu’il a observé, les secteurs de l’éducation et du divertissement seront les domaines où la réalité virtuelle va progresser considérablement en Chine à l’horizon 2020, notamment grâce à des partenariats public-privé. Il estime que le marché chinois est de loin le plus intéressant actuellement…et ne voit, malheureusement, pas encore le Québec comme un marché d’avenir.

Exemple d’une salle de classe en Chine

En éducation, M. Dumur donne l’exemple d’un cours de chimie où l’enseignant, au centre de la classe,   est entouré des élèves portant leur casque de réalité virtuelle pour mener des expériences et réaliser différents apprentissages.

Photo: A. Gagné

12h00 – Autour des représentants de Frima Studio, Luc Beaulieu et Jean-Philippe Doiron, de venir présenter leur vision de la réalité augmentée dans le secteur du divertissement.

Dans le passé, les jeunes utilisaient des objets physiques pour s’inventer des histoires, des mondes. Aujourd’hui, avec les appareils intelligents, il est possible de partir des mondes virtuels pour manipuler ensuite des objets physiques. Les conférenciers donnent l’exemple des nouveaux jouets de Disney ou d’autres firmes, les « smart toys » qui sont reliés par des puces RFID avec des applications. Une manipulation, un déplacement du jouet permet, dans l’application, de débloquer des niveaux de jeu.

On présente ensuite les produits d’avenir, comme le VRcade, un casque léger qui permet de vivre de nombreuses aventures. Selon eux, le développement de jeux dans des environnements d’ « hyper reality » créant une immersion totale constituent une voie d’avenir fort prometteuse. Exemple: les produits développés par la firme The Void.

Avec des lunettes virtuelles, un enfant pourrait se livrer à différents jeux dans le salon familial. Avec une application sur sa tablette numérique, un parent pourrait suivre son enfant et voir l’action en temps réel, « une belle façon de rendre le jeu plus social », croit Jean-Philippe Doiron de Frima Studio.

Démo d’un jeu en hyper reality

12h45 – C’est l’heure du lunch.

14h00 – Comment augmenter sa productivité grâce à la réalité augmentée et à la réalité virtuelle. C’est le propos de Bertrand Nepveu de Vrvana.

Photo: A. Gagné

L’entreprise montréalaise qu’il dirige depuis 10 ans compte aujourd’hui 18 employés, mais ce n’est que depuis deux ans que Vrnava s’intéresse à la réalité augmentée notamment avec son casque Totem. Il estime que cette technologie va changer le monde.

Pourquoi ? Parce qu’elle facilite la formation, notamment dans le secteur de l’industrie manufacturière qu’il donne en exemple. La réalité augmentée permet, dit-il, d’inclure des instructions pendant que le travailleur ou technicien est au travail.

Dans le domaine militaire, son entreprise a visité un sous-traitant de l’armée américaine en Floride.  Pour former les agents spéciaux, la réalité augmentée portable (l’équipement est dans un sac à dos) permettrait d’aller la tâche de former des dizaines de personne. Les caméras que portent les agents ajoutent une couche d’informations sur l’ennemi ou son environnement.

Un autre secteur en développement, selon M. Nepveu, c’est celui des simulateurs et notamment dans le domaine aérien.

Protéger ses droits d’auteur…de code!

14h25 – Avec l’arrivée de la réalité augmentée et virtuelle, la question de la propriété intellectuelle se pose de plus en plus. C’est le propos de Vincent Bergeron du cabinet Robic de Québec.

Photo: A. Gagné

D’emblée, M. Bergeron le dit. Les programmes, logiciels ou applications développés au Canada sont protégés par la Loi sur le droit d’auteur (LDA). Pourquoi? Parce que derrière ces outils, il y a des lignes de code, du texte, comme dans un livre. Pour lui, cette question est désormais un enjeu majeur dans l’industrie du numérique.

Au Canada, rappelle-t-il, les oeuvres originales sont protégées quasi de façon automatique. Par contre, les données brutes ne sont pas protégées. C’est l’usage que l’on va en faire qui le sera.

Quant à la période de protection des oeuvres et des droits, elle est actuellement de 50 ans au Canada. Bientôt, à la suite d’une entente avec l’Union européenne, cette période passera à 70 ans avant que l’oeuvre ne passe dans le domaine public.

Dans une entreprise en démarrage, qui est propriétaire du droit d’auteur? C’est une question à laquelle les entreprises doivent s’intéresser car il n’est pas rare de recourir à des employés temporaires ou des sous-traitants pour réaliser des projets. Or, dit Vincent Bergeron, les entreprises doivent prévoir faire signer une cession des droits à ces employés pour éviter des recours.

Photo: A. Gagné

15h15 – Le chercheur de l’Université Laval, Denis Laurendeau, aborde l’usage de la réalité virtuelle et augmentée couplée à des dispositifs physiques et électriques pour créer une expérience immersive.

Le spécialiste présente différents outils qui peuvent servir dans des environnements virtuels. Premier cas: un gant pour manipuler des objets dans l’environnement virtuel. Ce n’est pas donné à tous d’avoir ce gant puisqu’il est vendu 20 000$ par main.

Autre objet, le fameux Leap Motion qui peut être utilisé pour manipuler un tableau de contrôle. Le chercheur, qui travaille en numérisation 3D, a aussi présenté le rôle que peut jouer la réalité virtuelle pour la télé-manipulation de robots.

15h45 – La pause de l’après-midi est apprécie des participants.

16h05 – Le directeur de la recherche chez Bentley Systems, Stéphane Côté, estime que la réalité augmentée présente un grand potentiel pour faciliter la conception, la construction et la gestion des infrastructures civiles. C’est l’essentiel de sa présentation.

Photo: A. Gagné

Routes, aqueducs, égouts. réseau électrique, voilà des infrastructures qui pourraient trouver avantages à utiliser la réalité augmentée ou virtuelle, selon M. Côté. Par exemple, avec sa tablette, un employé municipal pourrait retrouver les informations cadastrales un superposition sur l’extérieur des maisons.

L’expert est d’avis que les constructeurs de bâtiments devraient filmer et numériser la vue sans les murs afin de faciliter les réparations futures. Ainsi, avec des HoloLens, un entrepreneur pourrait ainsi « voir à travers » les murs pour accélérer l’accès au réseau électrique, gazier ou autre.

Stéphane Côté croit aussi qu’en filmant à l’aide d’un drone — ce que sa compagnie a fait — des bâtiments en construction il serait plus facile de suivre leur évolution dans le temps ou de donner des perspectives nouvelles aux ingénieurs et architectes quand vient le temps d’ajouter un étage ou de faire des modifications à l’immeuble.

Le spécialiste croit que l’éducation sera profondément transformée par la réalité virtuelle et augmentée. Selon lui, dans un avenir rapproché, il sera moins nécessaire d’aller à l’école sur une longue période de temps. L’apprentissage en continue pourra être possible à l’aide d’assistant personnel, sorte de prof 3D qui pourra enseigner, montrer et encourager le travailleur du futur. De cette façon, un travailleur qui n’a pas été formé pour une tâche précise trouvera désormais des réponses à ses questions.

16h30 – Malgré la place que prennent les technologies, il ne faut pas oublier l’humain, dit maintenant Jean-Frédéric Réal de l’entreprise française Scalian.

Équiper un opérateur de dispositifs intelligents portés sur soi, dotés d’afficheurs tête haute, de module de communication, de solutions d’interaction pour commander des transactions digitales, permet de lui construire une bulle digitale dans son environnement de travail réel. 

Dans la mesure où l’opérateur lui-même a pu, caractériser les phases où il pouvait se sentir en difficulté, définir les informations et choisir des moyens d’interaction les plus naturels et les plus adaptés à son environnement, il sera alors possible de mesurer une augmentation de la réalité.

17h00 – La dernière conférence de cette longue journée est celle de Luc Courchesne de la Société des Arts technologiques (SAT).

C’est ici que se termine cette couverture de la journée fort enrichissante en innovation.

Mastodon. Un nouveau réseau social concurrent de Twitter ?

Un nouveau réseau social vient d’émerger dans l’univers numérique. Apparu en octobre, Mastodon vient de prend son envol depuis quelques jours après que des médias européens et américains se soient intéressés à cette naissance. Le point.

Par Alexandre Gagné

Mastodon se pose en véritable concurrent de Twitter, tellement que depuis que le « buzz » a débuté, la valeur de l’action de l’oiseau bleu chute en bourse.

L’action de Twitter est passée de 15,04$ US le 29 mars à 14,53$ US à la clôture de ce 5 avril.

Chute de l’action de Twitter en bourse

Qu’est-ce donc qui fait trembler Twitter ? Quel est ce nouveau réseau ? Pour vous le faire découvrir, voici un modeste reportage sur la naissance de ce qui pourrait devenir un véritable mastodonte du web:

Via Youtube

Pour aller plus loin sur le sujet, voici quelques ressources de référence:

Débuter sur Mastodon: 9 questions pour tout comprendre  (Numerama)

Mastodon: le nouveau Twitter ? (Geekzone)

Mastodon. C’est quoi ce truc ? (Aldarone)

Toute la presse en parle… (via Google Actualités)

Cohorte 2017-2018: La génération Snapchat arrive à l’école

La rentrée scolaire 2017 marquera l’arrivée au primaire des enfants nés en 2011, année où Snapchat a fait ses débuts dans l’univers du numérique. À l’ère de la génération Snapchat, l’école québécoise n’a plus le choix de se transformer. Décryptage.

par Alexandre Gagné

2011 au Québec. 88 618 enfants sont nés dans la province. C’est l’année où le pont de l’autoroute 25 entre Montréal et Laval a été ouvert à la circulation. C’est aussi l’année où François Legault a fondé la Coalition Avenir Québec (CAQ) après une fusion avec l’ADQ. Plus largement, 2011 c’est l’année du dévastateur tsunami au Japon et du début de la guerre en Syrie.

Dans le monde du numérique, nous sommes un an après le lancement du iPad. En décembre de cette année-là, la tablette numérique faisait une première incursion dans le milieu scolaire en devenant l’outil de travail des enseignants d’un collège privé de Montréal avant de se diffuser dans d’autres établissements.

2011 c’est également l’année de la naissance du site de partage de contenu Pinterest. Ce site, grand babillard d’images, est devenu une référence pour quiconque veut s’initier à un nouveau passe-temps, redécorer une pièce, trouver des idées mode ou de recettes. Pinterest est entrée dans la langue. « Ce soir, j’ai préparé une recette Pinterest », peut-on entendre dire à la blague.

Génération Snapchat

Enfin, 2011 c’est surtout l’apparition de Snapchat, cette application de partage de photos éphémères qui ne durent que quelques secondes. Depuis sa naissance, Snapchat a évolué. On peut maintenant y raconter sa journée ou une histoire grâce aux « stories », des photos qui s’enchaînent et qu’il est possible de visionner durant 24 heures. Cette mise en récit (storytelling en anglais) de notre vie a d’ailleurs été reprise par Facebook et Instagram qui proposent depuis peu cette fonctionnalité à leurs utilisateurs.

Le « storytelling » est désormais un élément prédominant dans le monde de la publicité et du marketing. La disponibilité des outils numériques rend facile la création d’histoires. C’est là, une caractéristique des nouvelles générations d’élèves. Ils s’intéressent de près à cette façon de faire — de nombreux exemples pullulent sur les réseaux sociaux et Youtube — et ils sont davantage en mesure de créer leurs propres histoires. Voilà une occasion pour le milieu de l’éducation de récupérer cette tendance pour encourager l’écriture chez les élèves, car une mise en récit implique un cadre, une structure et un propos cohérent.

Snapchat c’est aussi la mise en scène de soi. Le développement des réseaux sociaux a amené l’individu à passer d’un mode spectateur — que nous étions à l’époque de la télévision — à un mode d’acteur et de diffuseur avec les réseaux sociaux. Pour l’école, cela change la donne. Les élèves veulent être impliqués dans l’action et ne plus être en mode passif, comme nous l’avons trop été devant la télévision ou dans nos classes. C’est pourquoi, l’école doit offrir un milieu où l’élève peut démontrer et partager ses apprentissages autrement que lors d’un examen. Aujourd’hui, l’élève a les moyens de communiquer avec la planète et de se faire connaître. L’école ne doit plus se faire en vase clos.

Conclusion

Si les élèves qui entrent en première année, n’auront sans doute pas tout de suite de téléphone portable entre les mains (quoiqu’on pourrait être surpris, question de sécurité oblige) pour publier leur vie sur Snapchat, reste qu’ils sont d’une nouvelle génération et déjà bien entourés par les réseaux sociaux et la technologie. La contamination sera rapide, tant ce virus est fulgurant.

Les échanges qu’auront les élèves de cette génération dans la cour de récréation vont sans doute mettre la table à leur utilisation futur quand ils pourront posséder leur propre appareil pour «connecter» avec le reste du monde. Et c’est bien là un des rôles que doit jouer l’école: préparer les jeunes utilisateurs de demain à un usage responsable de ces nouveaux moyens de communication et de collaboration.

Plutôt que d’ignorer ces outils, l’école québécoise a tout à gagner à intégrer dès le primaire ces outils pour mettre en récit des histoires, faire écrire et développer des contenus d’un nouveau genre.

Depuis 2011, la majorité des élèves ont adopté Snapchat, avec parfois des conséquences fâcheuses. Malheureusement, dans beaucoup d’écoles, l’outil est banni et a mauvaise presse alors qu’il pourrait constituer une belle occasion d’ouvrir un nouveau dialogue avec les natifs du numérique.

++ Lire aussi

🔷 Snapchat à l’école comme outil de communication avec les élèves

🔷 Suivre l’évolution des projets étudiants grâce à Snapchat

Twitter: Comment se débarrasser de Link.is ?

C’est devenu une véritable plaie depuis quelques temps sur Twitter. Les utilisateurs réguliers du réseau social et surtout ceux qui publient beaucoup ont peut-être remarqué que les liens diffusés se trouvaient tronqués par un service web: Link.is. Comment s’en débarrasser ?

par Alexandre Gagné

Le service Link.is s’installe insidieusement dans notre compte Twitter. Un beau jour vous avez cliqué sur un lien apparaissant dans votre fil de nouvelles. Une fenêtre pop-up est apparue. Rapidement, sans trop regarder vous avez cliqué sur un lien ou un bouton pour lire votre article…et hop! vous vous retrouvez connecté à ce service.

Link.is détourne littéralement le trafic web. Le service raccourci les adresses URL et les proposent à travers son propre interface. Un bon moyen d’offrir une place de choix à des annonceurs et donc…d’encaisser des revenus.

Des journalistes de médias, des enseignants et bien d’autres utilisateurs de Twitter, moi inclus, avons été «piégés» sans nous en rendre compte.

Via Twitter

Le service rend compliqué la recherche de l’adresse URL d’un article ou d’un site Web, car Link.is ouvre toutes les pages du site consulté à travers son interface. Aussi, si vous utilisez des outils de publication comme Tweetdeck, les articles seront aussi tronqués par ce service en ligne qui empêche notamment la visualisation des vidéo Youtube directement dans votre fil Twitter.

Comment s’en débarrasser?

Pour supprimer le lien entre votre compte et Link.is, il faut aller sur votre compte Twitter dans un navigateur web, puis dans vos paramètres (en cliquant sur votre photo en haut à droite) et ensuite dans le menu de gauche «Applications» pour enfin révoquer l’accès au service Link.is.

C’est le seul chemin possible…

Pas de scandale à faire aujourd’hui…

Via Twitter

L’affaire est vite devenue virale sur les réseaux sociaux. La journaliste Marie-Ève Tremblay de Radio-Canada a publié une photo en fin d’avant-midi montrant des employés effectuant la pose de gazon sous la neige. Plusieurs abonnés ont ensuite mis en doute cette opération.

par Alexandre Gagné

Il n’a fallu que de quelques minutes pour que la photo soit repartagée sur les réseaux sociaux et soulève l’ire de nombreux internautes.

Malgré les allures, la pose de gazon peut se faire durant toute l’année. C’est l’avis des spécialistes en la matière. Ce centre jardin de Terrebonne ou encore celui-ci dans les Laurentides en parlent justement sur leur site web, comme plusieurs autres que l’on peut retrouver par une simple recherche sur Google. 
Comme on l’explique, le gazon et les arbres sont dans une période de dormance. Au printemps, la fonte de la neige apportera l’eau suffisante pour l’enracinement. 
Justement, dans une autre rue, des employés plantaient des arbres aujourd’hui… 
L’an dernier, le journal Le Soleil avait justement publié un article sur la plantation en automne, un temps idéal ! À relire en détail ici…
Mise à jour:
Le chroniqueur Pierre Gingras sera à l’émission de Radio-Canada, le 15-18, vers 15h15 pour expliquer que cette façon de faire est normale à ce temps-ci de l’année. 
Malgré le fait que la pose de tourbe de gazon soit une pratique admise à ce temps-ci de l’année, le maire de Montréal, Denis Coderre, a jugé le travail inacceptable. Il a brièvement réagi à l’affaire dans un tweet publié à 14h59.
Selon l’arrondissement de Ville-Marie, cité par le journaliste Maxime Landry de TVA, les travaux n’avaient pas été autorisés.
L’affaire s’est vite retrouvée au conseil municipal, comme l’explique la journaliste Julie Marceau sur RDI.

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Nouvelles technopédagogiques de la semaine

Comme à chaque semaine, je vous propose une sélection d’articles qui ont retenu mon attention via les réseaux sociaux.

Voici donc les éléments marquants de la dernière semaine.

Bonne lecture!