Apple bonifie son offre en éducation

Le géant américain du numérique, Apple, annonce plusieurs nouveautés dédiées au milieu de l’enseignement, dont la sortie d’un nouvel iPad compatible avec le Apple Pencil. Les détails.

par Alexandre Gagné

C’est à Chicago que l’entreprise de la Silicon Valley a choisi cette fois de faire sa présentation qui, pour une rare fois, n’était pas retransmise en direct sur le Web.

D’entrée de jeu, le grand patron de l’entreprise, Tim Cook, a souligné que la présence d’Apple dans le milieu n’est pas vraiment récente.

L’entreprise indique que plus de 200 000 applications sur le Apple Store sont dédiées à l’éducation ou ont un fort potentiel d’utilisation dans un cadre pédagogique.

Un nouvel appareil

Rapidement, l’entreprise a confirmé la rumeur qui circulait depuis quelques jours. Apple annonce le lancement d’un nouvel iPad de format 9,7 pouces qui sera compatible avec le fameux « Apple Pencil » qui était jusqu’ici réservé aux propriétaires d’un iPad Pro.

Le nouvel appareil permettra plus de flexibilité pour les élèves qui souhaitent prendre des notes à la main, annoter des documents ou images et laisser aller leur créativité. Pour les enseignants, le nouvel appareil permettra d’offrir une rétroaction plus facilement à l’aide du « Apple Pencil », de corriger des productions écrites ou d’autres types de travaux.

Le nouvel iPad offre essentiellement les mêmes caractéristiques techniques que le iPad Pro. Il est déjà disponible en commande sur le site d’Apple Canada. Son prix de base a été fixé à 429$ pour le 32 Go d’espace et à 549$ pour le 128 Go. Évidemment, le « Apple Pencil » de même que le clavier Bluetooth sont vendus séparément.

Si le prix du stylet d’Apple, autour d’une centaine de dollars, peut paraitre élevé, sachez qu’Apple a conclu une entente avec un autre fournisseur pour offrir un autre produit, moins cher, mais tout aussi efficace.

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Via Twitter

Créer des livres sur iPad !

L’évolution du iPad entraîne aussi une série de mises à jour. Par exemple, les applications Pages, Keynote et Numbers vont désormais supporter le « Pencil ».  Cet ajout apportera de nouvelles possibilités dans l’utilisation du traitement de texte Pages.

Apple fait aussi évoluer son outil de création de livres numériques. Jusqu’à présent, iBooks Author nécessitait un ordinateur Mac ou Macbook. Aujourd’hui, Apple annonce que son traitement de textes Pages va permettra la création de livres numériques pour iBooks en gardant actif les éléments (audio et vidéo) d’interactivité comme dans iBooks Author.

Cette annonce permettra aux enseignants de créer et de faire créer aux élèves des livres ou magazines avec du contenu augmenté et bonifié. Les traditionnelles brochures de voyage pourront désormais se faire en cours de géographie avec du matériel dynamique. Au surplus, la création de ces livres peut se faire en collaboration par le biais de la synchronisation iCloud.

La réalité augmentée sous la main

Autre annonce importante d’Apple avec la sortie de ce nouvel iPad, c’est l’arrivée de la réalité augmentée comme fonction désormais incontournable dans les classes.

Ce qui est fascinant, c’est désormais la possibilité d’avoir des éléments en trois dimensions facilement accessibles. Par exemple, dans un cours de biologie, il sera possible de disséquer une grenouille sans aucune éclaboussure !

Bonne nouvelle aussi pour les enseignants et étudiants. Apple a décidé de bonifier son offre de stockage iCloud qui passera de 5 Go à 200 Go. Les modalités restent à confirmer, mais on croit que cela passera par les écoles et leur système appelé MDM (mobile device management).

Pour les enseignants

Le enseignants ne sont pas oubliés dans le processus. Il y déjà 2-3 ans, Apple a lancé l’application En Classe (Classroom en anglais) qui permet de superviser le travail des élèves dans une classe en temps réel.

Aujourd’hui, Apple annonce que l’application En Classe sera disponible et accessible sur un ordinateur Macbook dès le mois de juin en même temps que le lancement d’une nouvelle application appelée « Schoolwork», dont le lien (en anglais) fourni quelques éléments de démonstration.

https://twitter.com/reneritchie/status/978657780818038784

Cette nouvelle application, Schoolwork, veut centraliser le travail de l’enseignant. Un peu à l’image de son rival Google Classroom.

Avec Schoolwork, il sera possible d’attribuer des devoirs, de suivre les progrès des élèves, d’interagir avec d’autres applications spécifiques, le «ClassKit» dit Apple.

Par exemple, l’enseignant pourrait créer un quiz sur Kahoot, envoyer le lien aux élèves via Schoolwork et compiler les résultats pour éventuellement utiliser la note dans un bulletin scolaire.

Le produit est nouveau. Apple offrira sans doute des formations et des démonstrations dans les écoles où ses produits sont déjà déployés à grande échelle.

Apple se préoccupe également de la formation continue en proposant un programme d’apprentissage professionnel en ligne pour les enseignants qui veulent améliorer leurs compétences avec les outils de l’entreprise.

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Source: Apple.com

Par ailleurs, autant pour les élèves que pour les enseignants, Apple lancement officiellement dans les prochains mois un outil de formation appelé «Everyone can create». Il s’agit d’un programme d’accompagnement en ligne sur les outils d’Apple pour créer du matériel multimédia. On peut en apprendre plus ici.

Conclusion

Avec ces annonces, Apple entend donc bien demeurer présente dans le réseau de l’éducation qui lui assure une part des ventes de iPad. Au surplus, Apple investit malgré tout beaucoup de dollars dans le développement d’outils pour les élèves et les enseignants en plus d’offrir un accompagnement personnalisé dans la maitrise de ses applications.

L’arrivée d’une tablette moins dispendieuse et la possibilité d’intégrer le Apple Pencil, voire un clavier Bluetooth, reste donc une alternative de choix au traditionnel ordinateur.

L’introduction d’un outil numérique en classe demeure un défi de tout instant et l’utilisation d’une tablette ou d’un ordinateur doit avant tout répondre à une intention pédagogique ciblée afin d’évaluer la maitrise des compétences des élèves. Le risque d’utiliser cet outil en mode substitution est élevé, mais le potentiel d’une tablette ouvre assurément sur de nouveaux horizons vers la redéfinition de l’apprentissage.

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Le modèle SAMR de l’utilisation des technologies en éducation
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Exemple d’activités selon le modèle SAMR

Éducation. Des ressources pour une veille efficace

Alors que le ministère de l’Éducation du Québec doit dévoiler ce printemps sa politique du numérique, la formation professionnelle des enseignants apparaît désormais comme un élément clé dans l’actualisation des pratiques éducatives. 

par Alexandre Gagné

Dans rapport publié en 2008, l’OCDE évaluait à plus de la moitié le nombre des enseignants qui manifestent le désir de participer à des activités de développement professionnel. Pour une profession qui évolue dans un monde en constant changement, ce chiffre, relativement peu élevé, a de quoi surprendre.

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Au Québec, le ministère de l’Éducation reconnaît depuis longtemps l’importance de la formation professionnelle de son personnel, mais les obligations en cette matière reste bien timides. Dans la majorité des milieux, cela passe par les journées pédagogiques ou des libérations pour des formations disciplinaires.

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Mais qu’en est-il de la formation individuelle ? Très peu encouragée, elle mériterait cependant d’être déployée à l’aide d’incitatifs comme des journées de libération où un enseignant pourrait se former, à son rythme, sur une application ou un nouvel outil. Cela est aujourd’hui assez rare et pourtant, les établissements scolaires sont tenus de permettre à leurs employés de se former par la Loi sur le développement des compétences.

Bref, en attendant des changements à cet égard, je vous propose cet outil qui regroupe différentes ressources afin de vous permettre une veille informationnelle efficace en éducation. Vous retrouverez les meilleurs liens pour rester au fait de l’actualité en éducation et des dernières tendances.

L’outil vous permet également de contribuer. N’hésitez pas à ajouter vos découvertes!

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La Politique sur la réussite éducative bientôt dévoilée

Source: MELS

Le ministère de l’Éducation du Québec va dire publiquement, mercredi prochain, quels moyens il entend prendre pour favoriser la réussite des élèves du Québec et mieux les préparer à entrer (enfin) dans le XXIe siècle. Observations.

par Alexandre Gagné

Le Ministère a convoqué la presse ainsi qu’une brochette d’invités, triés sur le volet, à prendre part à ce grand rendez-vous attendu depuis plusieurs semaines. Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, avait évoqué l’hiver dernier une publication de la politique au printemps, en mars ou avril.

Or, des tensions internes au sein du Ministère sans compter le travail supplémentaire apporté par les présumées fuites entourant les évaluations de fin d’année ont amené Québec à repousser le tout après la fin de la session parlementaire.

C’est finalement mercredi prochain à 10 heures que l’on connaîtra les intentions du Ministère. Les invitations à l’événement ont commencé à être envoyées ce vendredi.

Via Twitter

À quoi s’attendre ?

Le processus de consultation entourant cette nouvelle Politique ministérielle a débuté en septembre dernier quand Québec a dévoilé son document de consultation. Puis, début décembre, Québec a initié une grande consultation nationale pour sonder les opinions de tous les acteurs du milieu.

C’est donc fort de ces échanges que le Ministère a entrepris la rédaction finale de sa Politique sur la réussite éducative.

D’abord, comme c’est la tradition au Ministère et dans ce genre de document, il y aura la définition commune de ce qu’est la réussite éducative.

Pour vous préparer à mercredi !

Ensuite, Québec dévoilera ses pistes d’action, comprendre ici ses « grands chantiers ». Il sera assurément question de:

– L’éducation dès la petite enfance et des maternelles 4 ans.
– Soutien aux enfants à besoins particuliers, de la réussite des garçons et de motivation scolaire.
– Formation continue des enseignants et de valorisation de la profession enseignante.
– Développement des compétences en lecture, écriture et calcul, de codage informatique et de formation au numérique.

Sur ce dernier point, il faudra surveiller si Sébastien Proulx aura réussi à faire passer dans son équipe son intérêt pour une formation en programmation informatique (codage) chez les élèves puisque cette Politique vise notamment à mieux outiller les élèves pour qu’ils soient en mesure d’entrer dans un monde bouleversé par le numérique.

Bref, le mandat était au départ très important et les attentes très élevées au sein du milieu. Reste à voir maintenant si le Ministère possède bien la marchandise attendue et surtout comment il va s’y prendre pour la livrer jusqu’à la plus petite école de la province…

Assurément, le ministre est à l’écoute, mais a-t-il l’équipe pour mener à bien ses projets ? Réponse attendue Monsieur Proulx mercredi prochain.

Via Twitter

Google Drive pour sauvegarder tout votre ordinateur ?

Google annonce le lancement le 28 juin d’un nouveau service qui permettra la sauvegarde de l’ensemble des données numériques de son ordinateur dans son service «Drive». Explications

par Alexandre Gagné

Le géant de Mountain View a dévoilé aujourd’hui son nouveau service appelé «Backup and Sync» (Sauvegarde et Synchronisation) qui sera disponible dans quelques jours pour nos ordinateurs, PC et Mac. Il s’agira en fait d’une application à installer sur son ordinateur.

Le service va graduellement remplacer l’application Google Drive ainsi que Google Photos Backup App et permettra une plus grande flexibilité dans la sauvegarde de ses données.

Source: Google

Google assure que ce nouvel outil permettra d’aider les utilisateurs à sauvegarder des fichiers et photos à partir de son ordinateur pour les rendre accessibles de partout.

On ne sait pas encore si Google permettra d’utiliser ce nouveau service pour synchroniser un même fichier depuis des postes de travail différents et si la capacité de notre espace de stockage, actuellement de 15 GO, sera augmentée.

Google devrait communiquer davantage de précision lors de l’activation du service, le 28 juin.

Entre temps, vous pouvez vous inscrire ici pour avoir l’avis d’installation du nouveau service.

Mastodon. Un nouveau réseau social concurrent de Twitter ?

Un nouveau réseau social vient d’émerger dans l’univers numérique. Apparu en octobre, Mastodon vient de prend son envol depuis quelques jours après que des médias européens et américains se soient intéressés à cette naissance. Le point.

Par Alexandre Gagné

Mastodon se pose en véritable concurrent de Twitter, tellement que depuis que le « buzz » a débuté, la valeur de l’action de l’oiseau bleu chute en bourse.

L’action de Twitter est passée de 15,04$ US le 29 mars à 14,53$ US à la clôture de ce 5 avril.

Chute de l’action de Twitter en bourse

Qu’est-ce donc qui fait trembler Twitter ? Quel est ce nouveau réseau ? Pour vous le faire découvrir, voici un modeste reportage sur la naissance de ce qui pourrait devenir un véritable mastodonte du web:

Via Youtube

Pour aller plus loin sur le sujet, voici quelques ressources de référence:

Débuter sur Mastodon: 9 questions pour tout comprendre  (Numerama)

Mastodon: le nouveau Twitter ? (Geekzone)

Mastodon. C’est quoi ce truc ? (Aldarone)

Toute la presse en parle… (via Google Actualités)

Cohorte 2017-2018: La génération Snapchat arrive à l’école

La rentrée scolaire 2017 marquera l’arrivée au primaire des enfants nés en 2011, année où Snapchat a fait ses débuts dans l’univers du numérique. À l’ère de la génération Snapchat, l’école québécoise n’a plus le choix de se transformer. Décryptage.

par Alexandre Gagné

2011 au Québec. 88 618 enfants sont nés dans la province. C’est l’année où le pont de l’autoroute 25 entre Montréal et Laval a été ouvert à la circulation. C’est aussi l’année où François Legault a fondé la Coalition Avenir Québec (CAQ) après une fusion avec l’ADQ. Plus largement, 2011 c’est l’année du dévastateur tsunami au Japon et du début de la guerre en Syrie.

Dans le monde du numérique, nous sommes un an après le lancement du iPad. En décembre de cette année-là, la tablette numérique faisait une première incursion dans le milieu scolaire en devenant l’outil de travail des enseignants d’un collège privé de Montréal avant de se diffuser dans d’autres établissements.

2011 c’est également l’année de la naissance du site de partage de contenu Pinterest. Ce site, grand babillard d’images, est devenu une référence pour quiconque veut s’initier à un nouveau passe-temps, redécorer une pièce, trouver des idées mode ou de recettes. Pinterest est entrée dans la langue. « Ce soir, j’ai préparé une recette Pinterest », peut-on entendre dire à la blague.

Génération Snapchat

Enfin, 2011 c’est surtout l’apparition de Snapchat, cette application de partage de photos éphémères qui ne durent que quelques secondes. Depuis sa naissance, Snapchat a évolué. On peut maintenant y raconter sa journée ou une histoire grâce aux « stories », des photos qui s’enchaînent et qu’il est possible de visionner durant 24 heures. Cette mise en récit (storytelling en anglais) de notre vie a d’ailleurs été reprise par Facebook et Instagram qui proposent depuis peu cette fonctionnalité à leurs utilisateurs.

Le « storytelling » est désormais un élément prédominant dans le monde de la publicité et du marketing. La disponibilité des outils numériques rend facile la création d’histoires. C’est là, une caractéristique des nouvelles générations d’élèves. Ils s’intéressent de près à cette façon de faire — de nombreux exemples pullulent sur les réseaux sociaux et Youtube — et ils sont davantage en mesure de créer leurs propres histoires. Voilà une occasion pour le milieu de l’éducation de récupérer cette tendance pour encourager l’écriture chez les élèves, car une mise en récit implique un cadre, une structure et un propos cohérent.

Snapchat c’est aussi la mise en scène de soi. Le développement des réseaux sociaux a amené l’individu à passer d’un mode spectateur — que nous étions à l’époque de la télévision — à un mode d’acteur et de diffuseur avec les réseaux sociaux. Pour l’école, cela change la donne. Les élèves veulent être impliqués dans l’action et ne plus être en mode passif, comme nous l’avons trop été devant la télévision ou dans nos classes. C’est pourquoi, l’école doit offrir un milieu où l’élève peut démontrer et partager ses apprentissages autrement que lors d’un examen. Aujourd’hui, l’élève a les moyens de communiquer avec la planète et de se faire connaître. L’école ne doit plus se faire en vase clos.

Conclusion

Si les élèves qui entrent en première année, n’auront sans doute pas tout de suite de téléphone portable entre les mains (quoiqu’on pourrait être surpris, question de sécurité oblige) pour publier leur vie sur Snapchat, reste qu’ils sont d’une nouvelle génération et déjà bien entourés par les réseaux sociaux et la technologie. La contamination sera rapide, tant ce virus est fulgurant.

Les échanges qu’auront les élèves de cette génération dans la cour de récréation vont sans doute mettre la table à leur utilisation futur quand ils pourront posséder leur propre appareil pour «connecter» avec le reste du monde. Et c’est bien là un des rôles que doit jouer l’école: préparer les jeunes utilisateurs de demain à un usage responsable de ces nouveaux moyens de communication et de collaboration.

Plutôt que d’ignorer ces outils, l’école québécoise a tout à gagner à intégrer dès le primaire ces outils pour mettre en récit des histoires, faire écrire et développer des contenus d’un nouveau genre.

Depuis 2011, la majorité des élèves ont adopté Snapchat, avec parfois des conséquences fâcheuses. Malheureusement, dans beaucoup d’écoles, l’outil est banni et a mauvaise presse alors qu’il pourrait constituer une belle occasion d’ouvrir un nouveau dialogue avec les natifs du numérique.

++ Lire aussi

🔷 Snapchat à l’école comme outil de communication avec les élèves

🔷 Suivre l’évolution des projets étudiants grâce à Snapchat

La réalité augmentée s’invite à Québec

La vieille capitale sera l’hôte, ce vendredi, de la «Première conférence en réalité augmentée» dans le cadre de la Semaine numérique de Québec. De quoi s’agit-il et quel est le potentiel de cette technologie. Décryptage.

par Alexandre Gagné

Réalité augmentée et réalité virtuelle. Voilà deux expressions qui sont devenues courantes depuis quelques années dans l’univers du numérique. Pourtant ces technologies ne sont pas récentes.

Quelle origine ?

Le Sensorama

La réalité virtuelle remonte à 1962. On doit les premiers travaux sur la Virtual Reality (VR) à l’Américain Morton Heilig qui a développé la première expérience de cinéma immersive dans un appareil baptisé Sensorama, l’ancêtre du cinéma 3D actuel. Le projet n’ayant jamais reçu d’appui financier, le Sensorama n’a jamais véritablement vu le jour.

De son côté, la réalité augmentée est plus récente. Le concept a été développé à partir des travaux du Canadien Steven Mann qui a créé dès les années 1980 un casque doté d’une caméra qui filme l’environnement et qui superpose des informations. C’est en quelque sorte l’ancêtre des fameuses Google Glass.

Le concept de Steven Mann

Quelle définition ?

La réalité virtuelle est une expérience complète. Le spectateur vit une immersion totale dans un environnement virtuel et a l’impression d’être en face d’une scène réelle, voire dedans. En revanche, la réalité augmentée est plutôt constituée d’une image réelle, complétée en temps réel par des données affichées en superposition.

La réalité augmentée nécessite moins d’équipement et se révèle aujourd’hui plus accessible que la réalité virtuelle, bien que le domaine évolue à vitesse grand V car les enjeux financiers sont importants.

Quel avenir ?

Les possibilités avec la réalité augmentée sont nombreuses et déjà plusieurs entreprises y voient des opportunités. La compagnie Adobe a d’ailleurs profité de sa conférence annuelle à Las Vegas, au mois de mars dernier, pour présenter ses dernières innovations.

L’entreprise a montré son nouveau produit de « marketing augmenté ». Grâce à des lunettes Microsoftt Hololens, l’utilisateur voir apparaître des images holographiques autour d’un produit. De cette façon, le client a accès à des informations projetées en réalité augmentée sur l’objet.

Voici en vidéo ce qui a été présenté aux visiteurs du Adobe Summit 2017.

La réalité augmentée pourrait donc s’immiscer dans plusieurs domaines. Au musée, pour nous donner des informations supplémentaires sur une exposition. À l’école, pour nous proposer des contenus additionnels sur une présentation Powerpoint de l’enseignant.

#RAQ2017

L’événement de ce vendredi à Québec sera donc l’occasion de faire le point sur les possibilités de cette technologie. On parlera justement de marketing, mais aussi de la réalité augmentée dans d’autres sphères de la société civile.

On peut consulter le programme de la journée sur le site web de l’événement.

Je serai d’ailleurs à Québec, ce vendredi pour assister à la 1re édition du #RAQ. Vous pourrez suivre sur Twitter et ici sur ce blogue mes comptes rendus durant la journée.