Australie. L’automne fait une arrivée remarquée

L’automne est bel et bien arrivé en Australie alors que le pays enregistre ses premières températures froides de la saison et de fortes précipitations dans le sud-est. Le point. Continuer à lire … « Australie. L’automne fait une arrivée remarquée »

Climat. Le Québec à la recherche de son printemps

L’annonce d’une nouvelle dépression météorologique majeure sur le Québec pour les prochains jours et cela en plein mois d’avril suscite une certaine exaspération dans la province alors que les beaux jours du printemps devraient normalement être au rendez-vous. C’est la 5e année consécutive que les Québécois ont la triste impression de passer directement de l’hiver à l’été, et la situation pourrait perdurer jusqu’en 2024-2025. Explications.

Par Alexandre Gagné

Neige, verglas, grésil, pluie…voilà le cocktail météorologique qui attend la vallée du Saint-Laurent entre les 13 et 17 avril. L’instabilité du climat et les nombreuses variables en cause rendent difficile l’établissement de prévisions exactes. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne fera pas beau (encore) au cours de la fin de semaine.

Les quantités de pluie dans le long du St-Laurent pourraient aller de 50 à 100 mm, suffisamment pour faire gonfler les cours d’eau et le fleuve lui-même qui est déjà à un niveau élevé.

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On le sait, la météo anime les conversations au Québec. C’est un trait culturel associé à la rigueur historique du climat. Depuis quelques années, l’impression générale est qu’il n’y a plus de ces printemps où mars apportait douceur et avril, chaleur et joie de vivre.

Cette impression est malheureusement supportée par les observations et relevés météorologiques.

LES CONSTATS

Jusqu’à présent, le printemps 2018 (mars et début avril) offre des températures nettement sous les normales pour cette saison.

« En termes de température, on est en dessous des normales de manière significative. En date de mardi, dans le sud du Québec, on est entre 4 et 6 degrés en dessous des normales. Vers Québec, on est à 10 degrés en dessous des normales », confirme un expert d’Environnement Canada interrogé par La Presse.

Mars 2017 avait été également froid au Québec, avec des températures à 1°C sous la normale. Mars 2016, 2015 et 2014 avaient tous été froids. « Ces débuts de printemps froids constitueront-ils la nouvelle normale? », se demande le ministère de l’Environnement dans ses Faits saillants météorologiques.

La situation n’est pas plus rose pour les mois d’avril passés. Le mois d’avril 2017 était le 7e mois d’avril consécutif et le 4e du duo mars-avril consécutif sous les normales. Le ministère de l’Environnement estime à ce moment que « cette séquence de printemps frais est d’autant plus particulière que cette anomalie négative n’était que la troisième des douze derniers mois ».

Mai 2017 n’a pas été très beau non plus dans le sud de la province. La pluie a été très abondante. En 2016, même constat: températures sous les normales et présence de neige tardive.

Bref, les chiffres parlent d’eux-mêmes, les printemps ont pratiquement disparu du Québec. Mais pourquoi ?

LES HYPOTHÈSES

Une séquence de quelques années est certes insuffisante pour dégager une tendance nette en climatologie. Il faut généralement une dizaine d’années, voire 30 ans pour poser un diagnostique certain. Néanmoins, quelques phénomènes méritent notre attention et pourraient expliquer ce qui se passe actuellement au-dessus de nos têtes.

1- Les courants de l’océan Atlantique

Dans deux études parues cette semaine dans la revue scientifique Nature, des experts du climat confirment que la circulation des courants océaniques dans l’Atlantique est à son plus faible niveau depuis 1600 ans. Ils pointent comme responsable la fonte des glaciers dans l’Arctique. La circulation thermohaline consiste en une remontée des eaux chaudes des zones tropicales de l’Atlantique vers le Nord grâce au Gulf Stream avant de repartir vers le sud, après avoir été refroidis.

Comme les dépressions météorologiques sont notamment alimentées par la température de l’eau, « si le système continue de faiblir, cela pourrait perturber les conditions météorologiques depuis les États-Unis », indique une des études. Mais la dynamique océan-atmosphère est complexe.

2- L’Oscillation nord-atlantique (NAO)

L’autre indicateur surveillé de près par les spécialistes du climat est l’oscillation nord-atlantique (NAO). C’est en quelque sorte le El Nino / El Nina que l’on retrouve dans le Pacifique, mais à la différence ici que le phénomène est continu et non épisodique.

Le NAO mesure mensuellement la différence de pression atmosphérique en deux points: aux Açores et en Islande. Un indice, positif ou négatif, est ensuite produit. Il en résulte ainsi des influences. Dans la phase positive, sur le nord et l’est du Canada, les hivers sont plutôt froids et secs. Le long de la côte Est des États-Unis, ils sont plutôt doux et humides. Dans la phase négative, la côte Est du continent nord-américain subit plus d’épisodes froids et de chutes de neige, ce qui serait actuellement le cas.

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Source: NOAA

3- L’état du Soleil

Le Soleil est observé depuis l’époque de Galilée et les scientifiques ont une assez bonne connaissance depuis son observation continue remontant à 1755. L’activité du Soleil, qui se mesure notamment par le nombre de taches sombres à sa surface, suit un cycle de 11 ans.  Ainsi, quand le Soleil a de nombreuses tâches noires visibles à sa surface on dira qu’il est en forte activité et quand les taches se font rare qu’il est en faible activité. La corrélation activité du Soleil et climat ne fait cependant pas l’unanimité dans les milieux scientifiques car l’absence d’instruments adaptés rend difficile les observations à ce chapitre.

Toutefois, une étude publiée en 2011 semble confirmer « un effet local » de l’activité solaire sur le climat de certaines régions.

Historiquement, des corrélations ont été faites à au moins deux reprises entre une faible activité solaire et des conditions climatiques difficiles. Ce fut le cas entre 1645 et 1715, pour la période appelée «minimum de Maunder», du nom du scientifique qui a étudié le phénomène. Durant cette période, les températures ont chuté en Amérique du Nord. Ajouter à cela les effets des courants marins et le territoire s’est retrouvé avec de graves problèmes dans l’agriculture.

La situation a été observée une seconde fois de 1790 à 1830, dans ce qu’on appelle le «minimum de Dalton». Encore une fois, les conditions climatiques ont été difficiles au Québec au point de provoquer des disettes certaines années.

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Actuellement, l’activité du Soleil est dans un nouveau creux depuis quelques années. Le 24e cycle solaire actuel a débuté en 2008 et devrait prendre fin l’année prochaine avec son creux maximal. Selon l’interprétation des données qu’en fait le physicien américain à la retraite, James A. Marusek, nous sommes actuellement en transition vers le cycle 25. Il faudra, selon lui, ensuite quelques années avant que le Soleil ne retrouve un niveau élevé d’activité, probablement autour de 2024-2025.

De 2016 à 2024, Marusek parle d’un «grand minimum» comparable à celui de «Maunder»  où il y aura « une augmentation de la couverture nuageuse océanique et une baisse progressive des températures globales ». Pire, il évoque « de très violentes tempêtes d’hiver » et « des hivers extrêmes qui peuvent raccourcir la saison de croissance des récoltes provoquant pénurie et famines ».

Déjà en 2009, le spécialiste avait publié une série d’articles traitant justement de la menace d’un grand minimum solaire et de la nécessité d’avoir un plan d’urgence pour s’y préparer.

Conclusion

Bref, ces données semblent confirmer le sentiment général que le printemps n’existe plus au Québec, sans compter des étés où la chaleur n’est pas constante. Que faire ? Fort peu pour changer la situation, excepté pour accepter les aléas du climat.

Mais le pire pourrait être à venir à compter du cycle 26, vers 2030. Contrairement à Marusek, une étude britannique pense plutôt que c’est durant ce cycle que l’hémisphère Nord pourrait connaître une sorte de « petit âge glaciaire ».

Il ne reste donc plus beaucoup de temps pour s’y préparer collectivement.

Rimouski. Le temps d’il y a 100 ans!

La météo occupe souvent les conversations au Québec. Le climat parfois rude a forgé notre caractère à travers les siècles. Jaser du temps qu’il fait ou qui passe est toujours dans l’ère, mais aujourd’hui, dit-on, le temps n’est pas comme avant. Quel temps faisait-il à Rimouski en 1918 ? Retour sur le temps d’avant, sur le temps d’il y a 100 ans. 

Un récit d’Alexandre Gagné  | Photos: Nathalie Poirier

L’année 1918 débute dans le froid. Les quatre premiers jours de janvier se passent sous des températures avoisinant les -20°C. Une petite bordée de 18 centimètres les 4 et 5 janvier vient adoucir le climat.

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Maudit hiver ! – Photo: Nathalie Poirier

Le 8 janvier, le mercure remonte autour du point de congélation, mais la neige est encore au rendez-vous ainsi que les 9 et 10 janvier. En trois jours, 19 cm s’accumulent dans la ville. À peine le temps de dégager les entrées que 11 autres centimètres tombent au sol les 12 et 13 janvier.

Les derniers jours du mois sont très froids avec des températures moyennes autour de -23°C.

FÉVRIER

La vague de froid se poursuit jusqu’au 11 février. La froidure ne fait pas relâche. Certaines nuits, le mercure descend près des -30°C.

Dès le 12 février, l’air s’adoucit autour de -6°C et 9 centimètres de neige viennent renouveler le paysage le 15 février. Le reste du mois est relativement doux, près de -1°C le jour, mais le 22 février Rimouski connaît sa nuit la plus froide de l’hiver avec un -31,1°C bien senti.

MARS

Le froid fera une dernière incursion au début du mois de mars. Il faut attendre au 12 mars pour voir le temps se réchauffer et donner des allures printanières. L’arrivée du printemps le 21 mars soulignée par la première marque positive de l’année avec 3,3°C et 6°C le lendemain.  Le printemps fait ses premiers pas. Mars sera sec. À peine 6 cm de neige dans tout le mois.

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Des airs de printemps – Photo: Nathalie Poirier

 

AVRIL

Le printemps reste timide dans la première quinzaine d’avril. Le premier 7°C est enregistré le 20 et le premier 10°C le 23 avril. Un premier coup de chaud qui en annonce un second, plus important, alors que Rimouski enregistre 17°C degrés les 29 et 30 avril.  Mais pour le second mois consécutif, la pluie n’est pas au rendez-vous. À peine 21 millimètres sont tombés durant le mois alors que la normale est de 60 millimètres mensuellement en mars et avril.

MAI

Si l’inquiétude a grandi dans les chaumières quant au manque de pluie, le mois de Mai se charge de rétablir la situation. Le mois débute par trois journées de faible pluie. 25,5 millimètres au total sont relevés, mais la situation empire à compter du 6 mai. Pendant 9 jours consécutifs, Rimouski connaîtra un véritable déluge. 73 millimètres de pluie sont enregistrés. C’est la quantité que reçoit normalement la ville durant tout le mois.

Rimouski connaîtra durant cette période de pluie intense, son premier 20°C, le 13 mai. Les températures resteront de saison pour le reste du mois et les pluies seront plus éparses. Au total, 115 millimètres de pluie sont tombés en mai.

JUIN

Quand juin débute, les Rimouskois profitent d’une accalmie au chapitre des précipitations. Elles sont rares jusqu’au 12 et 13 juin alors que tout près de 40 millimètres sont mesurés. Le temps sec qui se met ensuite en place va perdurer une semaine jusqu’au 22 juin alors que 51 millimètres viennent arroser la fête de la Saint-Jean-Baptiste qui est depuis 1834 la fête des Canadiens-Français. La fin du mois se terminera par un petit coup de chaud alors que le premier 24°C est enregistré le 28 juin.

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La vie maritime rimouskoise – Photo: Nathalie Poirier

JUILLET

Le mois de juillet est en dent de scie. Les périodes de beau temps alterne avec les jours de pluie tant et si bien que la ville reçoit 103 millimètres durant ce mois d’été. C’est une vingtaine de millimètres de plus qu’un mois de juillet normal. L’air marin est très présent. Les journées sont fraîches et certaines nuits plutôt froides avec même 5,6°C les 9 et 10 juillet. On ne dépasse pas les 23°C durant le mois. Décidément, jusqu’à présent, l’été 1918 se fait toujours désirer.

AOÛT

L’été pointe enfin le bout du nez dès les premiers jours d’août. Le soleil est au rendez-vous. Le temps est un peu plus chaud. La température moyenne sera au-dessus de la moyenne pour tout le mois. Du 20 au 26 août, Rimouski connaît une poussée de chaleur avec un mercure qui atteint les 25,6°C. Quant à la pluie, elle se fait beaucoup plus rare. La moitié moins pour le mois avec seulement 44 millimètres. Un répit bienvenu pour les agriculteurs. «Quand août est bon, abondance en moisson», dit un vieux proverbe.

SEPTEMBRE

Septembre débute sous de bons auspices. Les premiers jours sont chauds. Jusqu’à 24°C le 3 septembre, mais le reste du mois alterne entre des journées ensoleillées et des fortes pluies. Au total, 148,7 millimètres de pluie sont enregistrés pendant le mois, loin devant les 80 millimètres qui tombent pendant un mois normal. Le soirs et et les nuits sont aussi plus fraîches. Le premier gel à -1,1°C est consigné dans la nuit du 26 au 27 septembre.

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Vue d’automne – Photo: Nathalie Poirier

OCTOBRE

Dès le début d’octobre, les gels nocturnes sont plus fréquents. Jusqu’à -5°C dans la nuit du 18 octobre. Pendant le jour, une dernière poussée de douceur est appréciée des Rimouskois les 9 et 10 octobre. Globalement, le temps est saisonnier. Aucune journée en bas de 4°C. Octobre est aussi plus calme du côté des précipitations. Seulement 30 millimètres pour tout le mois alors que la normale est d’environ 76 mm.

NOVEMBRE

Tranquillement, Rimouski glisse vers l’hiver. Le 9,4°C du 1er novembre est vite oublié avec le refroidissement des températures qui va suivre. Quand l’armistice est annoncé, le ciel est dégagé à Rimouski. Il fait tout juste 1°C, juste assez beau pour permettre à la population de sortir pour souligner l’événement. Mais nous sommes en novembre. Il faut s’y faire. La neige est au rendez-vous, le 19 novembre, avec une première giboulée de neige (5 cm) et de pluie (11,7 mm). Le mois reste relativement sec avec seulement 36 millimètres d’eau. Le premier coup de froid survient le 26 novembre avec -6°C le jour et jusqu’à -12°C la nuit.

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L’hiver s’installe – Photo: Nathalie Poirier

DÉCEMBRE

Le froid persiste durant la première quinzaine de décembre. Jusqu’à -12°C pendant le jour et près de -20°C au cours de certaines nuits. Environ 17 centimètres de neige tombent durant cette période préparant les Rimouskois à l’ambiance de Noël, mais du 15 au 25 décembre, c’est la disette du côté des précipitations. Le temps s’adoucit et on atteint même les 6,7°C le 23 décembre avec de la pluie en prime. La veille de Noël, il fait 1°C et le temps est bien moche. Mais au petit matin du jour de Noël, la neige vient recouvrir le sol. Les 25 et 26 décembre, Rimouski reçoit près de 12 centimètres. Un beau manteau blanc pour finir 1918. Le temps redevient saisonnier. Le froid reprend ses droits. L’hiver s’installe. Janvier pointe à l’horizon.

C’était le temps de 1918. C’était le temps d’avant…celui d’il y a 100 ans!

Graphiques des données de 1918

N’hésitez pas à visiter ma chaîne Youtube pour des capsules historiques !

Météo. Coup de froid sur le Québec

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Le froid sur l’Amérique du Nord

Le Québec, tout comme une grande partie de l’Amérique du Nord, s’apprête à connaître une importante vague de froid pour finir l’année 2017. Le point.

Par Alexandre Gagné

Les avertissements météorologiques sont lancés. Il fera froid. Très froid même au cours de la prochaine semaine. Une masse d’air arctique a fait son entrée sur le nord-ouest de la province et continuera d’envahir le reste du Québec dans les prochains jours.

Les températures oscilleront entre -22°C le jour et -31°C la nuit dans la région de Rouyn-Noranda. À Montréal, on attend entre -19°C le jour et -27°C la nuit dans les prochains jours.

Avec les vents vifs attendus, Environnement Canada a émis des avertissements de froid extrême pour plusieurs régions. Le refroidissement éolien sera important.

Cette vague de froid hâtive risque bien de passer à l’histoire, à tout le moins dans la région de Montréal. Hydro-Québec devrait connaître des pics de consommation d’électricité au cours des prochains jours.

L’hiver 2014-2015

Le dernier hiver considéré froid est celui de 2014-2015 où les températures ont été globalement de 1°C à 3°C sous les normales de saison dans la majorité des villes du Québec.

À Montréal, la nuit du 8 janvier 2015 avait été la plus froide avec -27,5°C enregistré au thermomètre. Toutefois, pendant le jour, les températures de l’hiver 2014-2015 n’ont pas atteint les seuils annoncés aujourd’hui en 2017.

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L’hiver 1993-1994

Il faut remonter à 1993 pour retrouver un mois de décembre aussi froid qu’aujourd’hui. Le 25 décembre, Montréal passe la journée de Noël sous une température agréable de -3,8°C. Mais dès la nuit du 26 au 27 décembre, le mercure plonge à -28°C, puis à -30,6°C la nuit suivante.

Dans les journaux, cette vague de froid polaire fait les manchettes pendant plusieurs jours.

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Janvier 1994 sera aussi très froid. Avec des pointes jusqu’à -31,8°C le 27 janvier. C’est la dernière fois que le mercure est descendu sous la barre du -30°C à Montréal.

L’hiver 1989-1990

Un peu plus loin, il faut retourner à l’hiver de 1989-1990 pour relever un hiver très froid et hâtif. Le tout avait débuté le 22 novembre 1989 à Montréal avec des nuits particulièrement froides.

Le mois suivant, on atteint -27,3°C dans la nuit du 27 décembre. Janvier et février 1990 seront aussi froids, mais de nombreux écarts de températures sont relevés pendant un hiver qui joue aux montagnes russes. On atteint 8,4°C le 28 janvier et 7,7°C le 22 février.

Ce n’est donc pas le premier épisode de froid dans l’histoire du Québec et assurément pas le dernier. La patience est de mise. Le printemps est dans moins de trois mois encore…

De la neige à Hawaï et ce n’est pas une «fake news» !

Il a bien neigé ces dernières heures dans l’archipel d’Hawaï et ce n’est pas une «fake news». Explications.

par Alexandre Gagné

L’information a commencé à circuler sur les réseaux sociaux mardi soir quand la station météorologique d’Honolulu à Hawaï a publié cette photo.

NOAA

On y voit un des téléscopes Gemini recouvert de neige alors qu’il se trouve en plein océan Pacifique. Comment est-ce possible ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que cet observatoire, financé par sept pays dont le Canada, est situé sur la Grande île de l’archipel. «Big Island» est cette île où se trouve aussi le volcan Kilauea. Un des sommets de l’île culmine à environ 4200 mètres d’altitude.

La neige à cet endroit et surtout à cette altitude est donc un phénomène normal même si l’on se trouve en plein coeur du Pacifique. Toutefois, la neige observée actuellement est légèrement plus hâtive cette année.

Les services météorologiques américains ont émis un avis de temps hivernal pour les hauts sommets jusqu’à jeudi. On prévoit des périodes de neige et de pluie en continue.

Hier, il est tombé quelques centimètres de neige au sol juste assez pour enflammer la toile.

On peut suivre en direct les caméras installées au sommet de l’île en cliquant ici.

Tempête d’automne sur le Québec

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Situation radar à 16h30 samedi

Le mois d’octobre prendra fin sur une tempête d’automne au Québec alors qu’un important système dépressionnaire traversera la province ce dimanche et lundi.

par Alexandre Gagné

La dépression apportera d’importantes quantités de pluie dans plusieurs régions de la province. En moyenne, une cinquantaine de millimètres sont attendus, mais certains secteur au nord du fleuve pourraient recevoir jusqu’à 100 millimètres.

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Via meteocentre.com

Selon la carte des précipitations, la région des Basses-Laurentides et celle de Lanaudière seraient les plus affectées.

Environnement Canada indique que la tempête va générer «des vents forts et possiblement violents lundi et mardi sur la plupart des régions du Québec».

Des pannes d’électricité sont donc à prévoir dans les régions les plus touchées. Les activités dans les aéroports de la province, dont celui de Montréal, risquent d’être aussi perturbées en début de semaine.

Point info vous offrira une couverture de cette tempête ce dimanche.

Le Japon menacé par le typhon Lam

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Vue des précipitations qui touchent actuellement le Japon.

Le typhon Lam a commencé à frapper le Japon, ce dimanche, alors que le pays était appelé aux urnes à l’occasion d’élections législatives anticipées.

par Alexandre Gagné

Le typhon, dont les vents dépassent les 200 km/h, est classé en catégorie 4. C’est l’un des plus puissants depuis ces dernières années.

Lam se trouve présentement dans le sud du pays et remontera graduellement vers le nord pour atteindre la capitale, Tokyo, lundi matin.

Depuis la Station spatiale internationale, l’astronaute Paolo Nespoli a pris ces photos qui montrent bien l’ampleur de la tempête.

Déjà, des pluies torrentielles frappent plusieurs secteurs de l’archipel nippon. Les services de secours se préparent au pire.

Les compagnies d’assurance prévoient déjà des dégâts de plus de 25 milliards de dollars.