Les États-Unis pourraient activer les bombardiers nucléaires

Face aux menaces de la Corée du Nord, les États-Unis envisageraient de remettre en alerte, 24 heures sur 24, ses bombardiers nucléaires B-52, avance le site spécialisé dans les activités militaires Defense One

par Alexandre Gagné

La mesure, si elle se confirme, sera une opération jamais vue depuis la fin de la Guerre froide en 1991.

B-52
Un B-52 bombardant l’Irak

Les bombardiers B-52 sont stationnés sur la base aérienne de Barksdale en Louisiane. Ils seraient donc équipés de leurs ogives nucléaires et seraient prêts à s’envoler à tout moment.

Selon les informations du site Defense One, qui cite un responsable de l’armée, «l’ordre d’alerte n’a pas encore été donné, mais des préparatifs sont en cours afin de préparer sa venue».

Des travaux de rénovation des installations sont en cours de réalisation, notamment aux bâtiments où les équipages des B-52 devraient s’installer en permanence. À l’intérieur d’un bâtiment, des lits ont été déployés pour plus d’une centaine de membres d’équipage.

Le site de Barksdale doit accueillir prochainement deux avions de commandement nucléaire, soit le E-4B Nightwatch et le E-6B Mercury, qui seront également placés en alerte. En cas de guerre, les deux avions deviendraient des postes de commandement volant du secrétaire à la Défense et du commandement central du STRATCOM.

Si un ordre d’attaque était donné par le président Trump, ces deux avions seraient chargés de transmettre les codes de lancement des missiles aux bombardiers, aux bases terrestres et aux sous-marins.

LES ÉTATS-UNIS NIENT LES INFORMATIONS

La réaction des autorités américaines à ces informations a été immédiate. Selon le réseau NBC, Washington a nié que l’armée s’apprêtait à mettre en alerte les bombardiers B-52, comme rapporté par le site Defense One.

Un représentant de l’armée a cependant confirmé que des bases pouvaient subir des travaux de rénovation pour maintenir leur état de préparation.

Corée du Nord. Trump convoque les sénateurs à un « briefing »

La Maison-Blanche à Washington

La situation tendue entre la Corée du Nord et les États-Unis pourrait prendre un nouveau tournant cette semaine alors que le président américain va rencontrer les sénateurs dans une rare rencontre de sécurité nationale. Explications.

par Alexandre Gagné

Ce mercredi 26 avril l’administration Trump organise un rare « briefing » de sécurité nationale à la Maison-Blanche pour l’ensemble du Sénat sur la crise avec la Corée du Nord.

L’information a été confirmée par des hauts fonctionnaires du Sénat aux agences de presse et aux médias américains, dont CNBC.

Les 100 sénateurs américains ont été invités à la Maison-Blanche pour une séance d’information menée par le secrétaire d’État Rex Tillerson, le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, le directeur des renseignements nationaux, Dan Coats et le général Joseph Dunford.

Selon plusieurs observateurs de la politique américaine, il est inhabituel que l’ensemble des membres du Sénat d’aller à un tel événement à la Maison-Blanche et impliquant, au surplus, les plus hauts responsables de l’administration du pays.

Washington est préoccupée par les tests nucléaires et antimissiles de la Corée du Nord et les menaces d’attaquer les États-Unis ainsi que ses alliés asiatiques.

La rencontre de mercredi doit avoir lieu à 15 heures, heure de Washington (21 heures à Paris).

L’agence Reuters affirme que la Maison-Blanche travaillerait actuellement à organiser une rencontre similaire pour les 435 membres de la Chambre des représentants.

Pour l’heure aucune autre information sur le contenu de la rencontre n’a été communiquée.

Cette rencontre pourrait viser à mettre de la pression sur la Corée du Nord pour montrer que les États-Unis se mobilisent et préparent, peut-être, une intervention.

Le président Trump a déjà affirmé vouloir en découdre avec Kim Jong-Un.

Les États-Unis larguent une bombe de 10 tonnes en Afghanistan

La bombe testée en 2003

Pour la première fois, les États-Unis ont eu recours à une bombe de forte puissance dans leur lutte contre le groupe armé État islamique dans l’est de l’Afghanistan. Explications.

par Alexandre Gagné 

Surnommée la « mère de toutes les bombes », la GBU-43/B est une bombe de destruction massive par souffle. L’engin de 10 tonnes est guidé par GPS et par un gyroscope. Avec un tel poids, seuls des avions de transport, des Hercules C-130 notamment, sont en mesure de la larguer.

Via Google Maps

Cette bombe a été testée pour la première fois en 2003 par l’armée américaine qui en possède 16 autres exemplaires.

Aujourd’hui, l’armée américaine a indiqué que sa Massive Ordnance Air Blast Bomb a été larguée à 7 heures, heure locale en Afghanistan, et qu’elle visait des tunnels et des membres de l’État islamique dans le district d’Achin.

L’armée tente actuellement d’évaluer les dégâts sur le terrain.

En 2007, la Russie avait annoncé avoir, de son côté, testé une bombe jusqu’à 4 fois plus puissante que celle des États-Unis.

– avec agences et presse américaine

Corée du Nord – Le point sur les dernières informations

La Corée du Nord qui annonce un « gros événement » et les États-Unis qui croient que Pyongyang se prépare à un nouvel essai nucléaire. Voilà, les dernières informations entourant la crise entre le régime de Kim Jong-Un et Washington. Le point.

Par Alexandre Gagné à Montréal
** Mise à jour en fin d’article

C’est en milieu d’après-midi, heure de Montréal (début de soirée ce mercredi, heure de Paris) que la Corée du Nord a avisé la presse internationale, qui se trouve à Pyongyang pour assister aux célébrations du 105e anniversaire de naissance du père fondateur de la nation, Kim Il Sung, de se préparer pour un « gros et important événement », ce jeudi, heure nord-coréenne.

L’information a été diffusée sur le fil de presse de l’agence Reuters.

Aussitôt, elle a été reprise par plusieurs médias à travers le monde, dont la BBC.

Via Twitter

Pour le moment, rien n’a filtré sur cet événement. Nathan J. Hunt qui couvre le secteur de la défense suit la situation de près et a retweeté la photo d’un journaliste grec .

Via Twitter

Il semble que des journalistes présents dans la capitale nord-coréenne — ils sont en tout environ 200 — ont été invités à assister à cet événement, mais on n’en sait toujours pas plus. Au petit matin, heure nord-coréenne, les journalistes ont été amenés à bord de minivans vers un stationnement où des autobus les attendaient.

Les journalistes ont été invités à laisser derrière eux leur téléphone mobile, ordinateur, équipement de reportage et briquets. Sans aucun moyen de communication, il y aura un délai évident avant l’obtention de nouvelles informations sur cette « visite ».

Un site nucléaire en opération

Des sources américaines, citées par Voice of America, affirment la Corée du Nord a placé un engin nucléaire dans un tunnel secret et qu’elle envisage de le faire détonner samedi. S’il est confirmé, cet essai serait le 6e depuis 2006. Le dernier remontait au 9 septembre 2016.

Un des sites possibles où aurait lieu l’essai nucléaire, le site de Punggye-ri, est situé à 7h ou 8h de route de Pyongyang. Le site de Kusong est à 2 heures de route, ce qui en ferait une destination probable pour les journalistes invités à monter à bord d’autobus par le gouvernement nord-coréen.

Selon le site internet spécialisé en affaires militaires 38north, des images satellites de ce 12 avril semblent confirmer qu’une activité intense se déroule sur le site nord-coréen de Punggye-ri.

Le 9 avril dernier, la Corée du Nord avait appelé les étrangers à quitter la Corée du Sud en raison des risques élevés de « guerre nucléaire », avait rapporté la BBC.

++ Lire aussi: Corée du Nord. Le point sur les tensions avec les États-Unis

Twitter s’enflamme…

Via Twitter

Les réseaux sociaux se sont enflammés à la suite de ces informations. Des rumeurs ont aussi circulé voulant que Pyongyang était en cours d’évacuation, mais aucune information crédible ou source sur place n’a accrédité cette nouvelle.

[Mise à jour] – Il semble bien que l’annonce n’était en fait qu’un grand coup de relations publiques de la part de la Corée du Nord, selon les journalistes sur place.

++ À lire: Corée du Nord: comment Pyongyang a semé la panique

Journalistes étrangers à Pyongyang à suivre sur Twitter:

Mika Mäkeläinen, Jeremy Koh et Will Ripley de CNN

Corée du Nord. Le point sur les tensions avec les États-Unis

Alors que les États-Unis durcissent le ton face à la Corée du Nord, le régime de Pyongyang promet déjà de réagir « à n’importe quel mode de guerre voulue par Washington ». Plus que jamais, une opération militaire américaine apparaît probable dans le nord de la péninsule coréenne. Décryptage.

par Alexandre Gagné

Dimanche 9 avril. Dans une dépêche de l’Agence France-Presse, un proche conseiller du président Trump affirme que le nouvel occupant de la Maison-Blanche veut « étudier toutes les options pour lever la menace ».

Les options, Donald Trump les connait déjà depuis quelques jours. Un document lui a d’ailleurs été présenté par son Cabinet de sécurité nationale avant la visite du président chinois jeudi dernier. Selon NBC News, les États-Unis envisageraient de placer des missiles en Corée du Sud capables de porter une charge nucléaire, dans le but de dissuader Kim Jong-Un.

Si cette stratégie est utilisée, les missiles pourraient être positionnés sur la base aérienne d’Osan, au sud de Séoul. Comme autre plan, Washington envisagerait tout simplement d’éliminer le dirigeant nord-coréen, mais ce plan pourrait se révéler difficile à mener en raison de l’impressionnant réseau de souterrains et de bunker sous la capitale nord-coréenne, selon le Mirror de Londres.

Mais un ancien commandant de l’OTAN croit plutôt qu’une opération d’infiltration dans le pays, menée par des troupes spéciales américaines et sud-coréennes, seraient plus appropriées. Supervisée par la CIA, l’opération viserait à saboter ou faire exploser des infrastructures clés du pays, comme des ponts, pour bloquer tout mouvement de missiles mobiles.

Un porte-avions dans la région

Le porte-avions Carl Vinson

Dimanche, Washington a annoncé l’envoi du porte-avion USS Carl Vinson et de sa flotte au large de la péninsule coréenne. Une annonce aux allures d’opération médiatique car le groupe naval était déjà dans le secteur depuis le mois de janvier pour des manoeuvres de routine. En cas de besoin, par contre, les États-Unis pourraient dépêcher sur place le porte-avions Theodore Roosevelt qui se trouve à la base militaire de San Diego.

++ En savoir plus: Le porte-avions USS Carl Vinson

Après sa rencontre avec son homologue chinois Xi Jingping, le président Trump a déclaré que les États-Unis étaient en mesure « d’agir seuls » pour faire face à la menace nucléaire de la Corée du Nord.

Que fait la Chine ?

En soirée, ce lundi 10 avril, des informations ont commencé à circuler en provenance de la Corée du Sud. Selon le site d’actualités Chosun.com, la Chine aurait commencé à masser quelque 150 000 militaires près de la frontière nord-coréenne. La Chine avait exactement fait la même chose en 2003 pour parer à tout afflux de réfugiés alors qu’une importante famine frappait le pays.

Une vidéo aurait circulé dans la journée montrant les manoeuvres, mais une intervention du gouvernement chinois aurait fait disparaitre la vidéo, selon certains blogues qui suivent la situation de près.

Pour l’heure, la Chine s’est montrée bien peu bavarde et il est fort à parier que Pékin ne va pas s’impliquer dans une éventuellement intervention américaine en raison des liens étroits qu’entretiennent Pyongyang et Pékin.

En Corée du Sud, cette escalade de tensions entre les États-Unis et la Corée du Nord se retrouve à la Une des journaux de ce mardi 11 avril. La population, bien qu’inquiète, semble prête à accepter la présence de missiles américains, voire de missiles nucléaires, sur son territoire si cela peut permettre de calmer les ardeurs du voisin nord-coréen.

À voir la rapidité avec laquelle le président Trump a agi en Syrie, il faudra suivre de très près la situation car une action militaire contre la Corée du Nord n’est pas exclue. Elle semble même de plus en plus probable.

SYRIE – La bataille d’Alep sur le point d’être lancée

L’armée syrienne s’apprête à lancer l’assaut de la ville et de la province d’Alep (nord) pour reconquérir les zones contrôlées par les rebelles, a affirmé dimanche à l‘AFP un responsable des services de sécurité syriens.
Par ailleurs, les forces fidèles au président syrien Bachar al Assad ont tué une centaine de personnes fuyant la ville de Koussaïr reprise merdredi aux rebelles par les troupes gouvernementales et les combattants du Hezbollah libanais, ont déclaré dimanche des militants d’opposition et cité par l’agence Reuters

Enfin, la Jordanie a annoncé dimanche le début d’importantes manoeuvres militaires, auxquelles participent plus de 8.000 soldats et observateurs de 19 pays différents, insistant sur le fait qu’elles n’avaient aucun lien avec le conflit en Syrie.

Source: AFP via France 24, L’Orient le Jour, Reuters.