Une nouvelle crue de la Seine à Paris

En France, la Seine fait l’objet d’une surveillance attentive alors que son niveau dépasse actuellement le seuil de crue enregistré il y a 8 ans et que d’autres précipitations sont à venir en région parisienne. Le point.

par Alexandre Gagné

Depuis le début de la journée, le niveau de la Seine est en progression constante. À 19 heures, heure de Paris, il atteint 4,12 m, soit encore bien loin du 6,1 m atteint lors de la crue du 3 juin 2016 ou du 8,62 m de 1910.

Malgré tout, le niveau est assez élevé pour placer la vigilance au « niveau jaune » . Pour le moment, les autorités ne parlent pas d’un débordement majeur même si les voies sur berge sont fermées à la circulation.

À certains endroits, l’eau a envahi la chaussée. La circulation des bateaux-mouches est aussi interrompue par mesure préventive.

Avec la pluie attendue en début de semaine, le Seine devrait atteindre un nouveau seuil compris entre 4,30 et 4,90 m, selon les experts.

 

Grippe saisonnière: mortalité élevée chez les jeunes

L’épidémie de grippe saisonnière qui frappe l’hémisphère Nord cette année se révèle être particulièrement sévère avec un taux de mortalité en forte progression, notamment chez les jeunes. Le point en France, aux États-Unis et au Canada.

par Alexandre Gagné

Comme l’avait anticipé Point Info le 1er novembre dernier, l’épidémie de grippe saisonnière est suivie de près par les autorités de la santé et occupe activement, au premier rang, le personnel médical depuis la fin de l’automne.

Aux États-Unis, le Centre de contrôle des maladies d’Atlanta (CDC) signale 493 décès liés à l’influenza depuis le début de la saison 2017-2018. L’an dernier, pour la même période, 230 personnes avaient été emportés par la grippe. C’est une augmentation de 114%, soit plus du double que la saison précédente.

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Via KTVU

En Californie notamment, les responsables de la santé publique du comté de Santa Clara « affirment que la saison grippale de cette année est plus grave que la moyenne ».

Seulement dans cet état, les décès y ont cinq fois plus nombreux qu’à l’habitude. La saison a débuté hâtivement et les autorités sanitaires craignent une aggravation de la situation au cours d’ici au mois d’avril.

Au Canada, l’activité grippale est toujours en progression. Jusqu’à présent, 34 décès ont été enregistrées. En majorité, les décès sont survenus chez des personnes âgées de 65 ans et plus.

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La situation dans la province de Québec. Source: INSPQ

En France, le réseau Sentinelles de surveillance signale un peu plus de 800 cas graves depuis le 1er novembre dont 70 décès liés à l’épidémie de grippe saisonnière. Là aussi, l’épidémie continue sa progression sur le terrain.

LES JEUNES MOINS PROTÉGÉS 

Les autorités sanitaires constatent partout une plus grande proportion de jeunes qui sont atteints par la grippe. Dans une conférence de presse tenue le 5 janvier dernier, la ministre française de la Santé, Agnès Buzyn, a relevé le fait que le virus de cette année n’épargne pas les jeunes travailleurs actifs:

« C’est une épidémie qui est sévère cette année […] avec une souche de virus qui circule et qui est assez peu connue par le système immunitaire des jeunes. Il y a beaucoup d’enfants et de jeunes qui aujourd’hui consultent aux urgences », a-t-elle dit.

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Via Facebook

Un exemple de cette affirmation nous vient de Pittsburgh en Pennsylvanie aux États-Unis. Un jeune culturiste (bodybuilder) de 21 ans est mort tout récemment quelques jours après avoir contracté le virus de l’influenza.

Kyle Baughman, un adepte des salles de sport et d’entraînement, est tombé malade au début des vacances de Noël. 48 heures après les premiers symptômes, son état s’est rapidement aggravé avec la présence d’une forte fièvre et de douleurs thoraciques.

Transporté à l’hôpital, il a souffert d’un choc septique et est décédé quelques heures après son admission à l’hôpital.

Partout, les autorités de la santé reconnaissent que l’efficacité du vaccin est très limitée cette année. Environ 10%, selon les études sur le sujet. En cause, une mutation du virus de l’influenza A de souche H3N2. Au surplus, l’influenza du groupe B est aussi très présente cette année ce qui complique la situation.

Bref, 100 ans après la grave épidémie de grippe espagnole, force est de constater que les virus de l’influenza demeurent une menace constante pour la santé publique.

Volcan Agung. Risque d’un coup de froid sur le climat en 2018 ?

L’éruption du volcan indonésien Agung depuis le 21 novembre inquiète les experts du climat mondial. Si l’éruption prend de l’ampleur, les rejets dans l’atmosphère pourraient être suffisants pour amener une baisse des températures dès l’an prochain sur l’hémisphère Nord. Explications.

par Alexandre Gagné

L’été 2018 pourrait bien être très moche sur une grande partie de l’Amérique du Nord et de l’Europe. En cause: l’éruption en cours du volcan Agung sur la très touristique île de Bali.

Depuis le mois d’août, le volcan montrait sporadiquement des signes de réveil. Les premiers depuis la grande éruption de 1963 qui avait fait 1600 morts. Mardi dernier, le volcan éjecte un immense panache de cendres et de vapeur qui s’élève à 700 mètres au-dessus du volcan.

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Le 25 novembre, l’éruption s’intensifie. La lave remonte. Les éjections de cendres perturbent le trafic aérien. Les autorités ferment l’aéroport de Denpasar. Des évacuations massives sont ordonnées sur l’île.

QUELLES INQUIÉTUDES ?

Les volcanologues redoutent actuellement une augmentation de l’intensité de l’éruption. Des remontées de magma sont constatées. La terre tremble un peu plus. Tous les signes pointent vers une éruption prochaine de grande ampleur. Seul le temps le dira.

Mais déjà, des volcanologues, comme Patrick Allard de l’Institut de physique du globe de Paris, croient que cette éruption a le potentiel de provoquer des perturbations du climat.

« Si l’éruption prend de l’ampleur, sur la base de 1963, par exemple les colonnes montaient à 20 kilomètres d’altitude jusque dans la stratosphère et l’éruption a même eu un impact sur le climat pendant les deux années qui ont suivi avec un refroidissement de 0,2 à 0,4 degrés de l’hémisphère Nord », a-t-il confié en entrevue à Radio-Canada.

Il faut dire que le volcan Agung, dont le nom signifie « haute montagne » dans la langue locale, culmine à environ 3100 mètres d’altitude. Ses projections peuvent donc atteindre facilement la stratosphère où les courants ont la capacité de transporter les particules de dioxyde de soufre qui vont réduire le rayonnement solaire et ainsi entraîner une baisse des températures au sol.

DES PRÉCÉDENTS ?

Les scientifiques ont depuis longtemps observé des effets entre les éruptions volcaniques et des variations du climat, mais jusqu’à tout récemment peu d’études avaient documenté le phénomène. D’abord, il fallait un événement pour l’étudier. Ensuite, des équipement et des techniques pour le faire adéquatement.

L’éruption du volcan Pinatubo aux Philippines le 9 juin 1991 a donné de la matière pour cette recherche. L’éruption du volcan est survenue après 600 ans d’inactivité. Les dommages dans un rayon de 25 kilomètres ont été considérables avec la démolition de 8000 maisons sans compter la mort de 850 personnes sur les 2 millions touchées.

La longue étude qui a suivi a permis de montrer que le volcan a injecté plus de 20 millions de tonnes de dioxyde de soufre dans la stratosphère et provoqué un refroidissement global moyen de 0,4°C.

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Via meteo-paris.com

Les effets se sont sentir dès l’année suivante. En 1992, au Canada, l’été est froid et pluvieux. Un mauvais temps qui nuit aux récoltes ainsi qu’à l’industrie touristique. Même constat en France qui connaît un véritable « déluge » durant la période estivale, nous rappelle le site Meteo-Paris.com .

Les conséquences de l’éruption du Pinatubo vont mettre 2-3 ans à s’estomper.

L’ANNÉE SANS ÉTÉ

Le 5 avril 1815, un autre volcan de l’Indonésie, le Tambora, explose. C’est une des plus violentes éruptions de ce millénaire. On dénombre 70 000 morts dans les environs du volcan et un séisme associé provoque un tsunami sur les côtes de la mer de Java.

Dans l’hémisphère Nord, les effets de l’éruption se font sentir dès le mois d’août 1815. Au Canada, les récoltes sont compromises par des gelées très hâtives, mais c’est en 1816, l’année connue comme l’année sans été, que ses effets sont dévastateurs.

Sur tout le territoire du Bas-Canada, une chute dramatique des températures est observée. Des gelées sont rapportées pendant toute l’année 1816. L’angoisse s’empare de la population. Le 3 juin, une forte tempête de neige paralyse Montréal et Québec. La disette s’installe et les autorités coloniales doivent intervenir.

En France, les données météorologiques font aussi état d’un été gris et pluvieux. L’agriculture tourne au ralenti.

Auparavant dans l’histoire, l’éruption du volcan Laki en Islande, du 8 juin 1783 à février 1784 serait associée à plusieurs années de mauvaises récoltes en France. Une disette qui va conduire à des soulèvements…et à la Révolution de 1789.

L’éruption de l’Agung est donc à suivre de près. De très près même…

Vers une fin de règne à Londres ?

La reine Elizabeth II d’Angleterre, âgée de 91 ans, n’a pas participé activement, dimanche 12 novembre, à la cérémonie de commémoration du jour du Souvenir dans ce qui ressemble à la mise en place d’une fin de règne tout en douceur.

par Alexandre Gagné

En 65 ans de règne, jamais la reine Elizabeth n’avait manqué l’occasion de déposer elle-même la traditionnelle couronne de coquelicots au pied du monument aux morts érigé à quelques pas de Downing Street, dans le centre de Londres.

Ce dimanche, elle a pourtant renoncé à le faire et a confié la tâche à son fils, le prince Charles et héritier du trône qui fête d’ailleurs ses 69 ans ce mardi 14 novembre.

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Au cours de son règne, elle n’avait pas accompli ce devoir royal qu’à six reprises. Deux fois, pendant la grossesse de son fils Andrew ainsi que pour celle d’Edward et lors de quatre voyages officiels à l’étranger.

Cette fois, la reine a donc préféré regarder la cérémonie, en retrait, depuis le balcon du ministère des Affaires étrangères aux côtés de son époux, le prince Philip. L’homme de 96 ans a pris sa retraite au mois d’août dernier et a mis un terme à ses engagements publics.

LE FUTUR ROI SE PRÉPARE

Même s’il est peu populaire auprès des Britanniques, le prince Charles a déjà commencé à s’initier au travail de souverain.

D’abord, sa mère lui a désormais confié la tâche d’effectuer les longs voyages de représentation à l’étranger, comme en Océanie ou en Asie.

Ensuite, le prince a déjà accès, à l’initiative de sa mère, à la correspondance et aux documents reçus du gouvernement et placés, comme le veux la tradition, chaque jour dans une boîte rouge.

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La légendaire boîte rouge des documents officiels – Photo: Buckingham Palace

Les autorités britanniques se préparent depuis plusieurs années à la disparition soudaine de leur souveraine. Le plan au nom de code «London Bridge is down» est en place et des répétitions sont effectuées chaque année.

Avec le ralentissement de ses activités, la souveraine s’efface peu à peu de l’espace médiatique comme pour préparer ses sujets à l’inévitable, à l’image de son arrière-arrière-grand-mère, la reine Victoria, qui s’était retirée du monde, en Écosse, après la mort de son mari le prince Albert.

[Grand format] – Portugal. À la découverte de Lisbonne

Lisbonne, Portugal

Avec son demi-million d’habitants, Lisbonne au Portugal est devenue une destination touristique prisée où il fait bon vivre. Avec le retour des beaux jours ce mois-ci, la ville au climat méditerranéen reprend graduellement vie. Une belle occasion de partir à sa découverte, mais auparavant une tranche d’histoire s’impose. Récit.

par Alexandre Gagné à Lisbonne

L’histoire du Portugal est très ancienne. Depuis très loin dans la préhistoire, la péninsule ibérique qui comprend aussi l’Espagne, a été occupée par différents groupes de population indo-européenne et notamment les Celtes et les Lusitaniens.h

Puis, au 3e siècle avant notre ère commune, soit entre -218 et -206, les Romains chassent du territoire qu’ils appellent l’Hispanie, les Carthaginois qui occupaient cette région méditerranéenne. À ce moment, Lisbonne s’appelle Olissipo en grec ancien, mais la ville est rapidement rebaptisée Felicitas

Julia quand elle intègre (de force) l’empire romain en devenant un pôle important de la province de Lusitanie (voir encadré ci-contre).

Comme la ville est souvent menacée par des attaques, une muraille sera construite pour protéger la population. Les Romains vont contribuer à son développement en faisant ériger de nombreux édifices, comme un grand théâtre, des thermes, plusieurs temples et une grande nécropole sous l’actuelle place de Figueira, dans le centre de la ville.

Le commerce prend alors son envol et sera florissant pendant plusieurs siècles, mais au début des années 400 de notre ère, les barbares commencent leurs incursions. Lisbonne sera attaquée par différents groupes avant de passer sous contrôles des Suèves puis des Wisigoths jusqu’en 714 quand la ville est prise d’assaut par les Maures en provenance du nord de l’Afrique.

La Reconquista

En 858, il y aura bien une attaque des vikings où, pendant 13 jours, la ville est pillée, mais l’influence musulmane se fera sentir dans toute la péninsule jusqu’à la Reconquista de 1147 où les chrétiens reprendront finalement possession de la ville après d’effroyables affrontements le 1er novembre de cette année-là.

Cette Reconquista est un élément important dans l’histoire de Lisbonne. Elle a été menée par Afonso Henriques, jeune duc du Portugal établi à Porto qui s’était autoproclamé roi en 1139 avant de lancer l’offensive contre les Maures.

Puis, après des années de reconstruction et de réorganisation, le Portugal commence à émerger. Le rétablissement des liens commerciaux avec les autres ports importants de la Méditerranée permet de relancer l’économie sans compter que les progrès de la navigation font de l’endroit un pôle important du secteur maritime si bien qu’en 1255, Lisbonne devient la capitale du nouveau royaume.

Mais la vie n’est pas facile. Lisbonne sera à nouveau attaquée en 1373 par les Castillans. La ville connaîtra de nombreux séismes dévastateurs, des famines et perdra la moitié de sa population lors de la Peste noire de 1348.

Remise partiellement de cette terrible épidémie, de nouveaux accords commerciaux avec Venise et Gênes stimulent la croissance économique. Dans le même temps, de nouveaux nobles érigent des palais dans le quartier de Santos. Les premiers immeubles à logements de cinq étages sortent de terre.

Les grandes découvertes

À partir des années 1400, les progrès en astronomie et en cartographie rendent possibles l’exploration du monde et le Portugal y prend part activement. On découvre successivement les Açores, Madère et le golfe de Guinée sous l’impulsion d’Henri le navigateur, ce mécène qui n’a jamais pris la mer.

En août 1487, sous les ordres du roi Jean II, le navigateur Bartolomeu Dias lance une expédition pour trouver une nouvelle voie d’accès vers les Indes, afin d’éviter les lourdes taxes imposées par les populations musulmanes sur la route terrestre des épices.

Non sans peine, Dias réussi à passer le Cap de Bonne-Espérance, en Afrique du Sud, mais une rébellion de son équipage le force à rentrer d’urgence à Lisbonne. 10 ans plus tard, Dias va tenter à nouveau de rejoindre les Indes, mais cette fois l’expédition est dirigée par Vasco de Gama. Le 8 juillet 1497, 200 hommes sur quatre navires quittent le port, près de la tour de Belem. De Gama arrivera aux Indes en mai 1498.

Entre-temps, en octobre 1492, Christophe Colomb arrive sur la Ñina dans les Caraïbes avant de rentrer en Europe, mais pris dans une tempête, l’équipage perd le cap et le 4 mars 1493, Colomb débarque à Lisbonne. La population se précipite sur place pour voir les Indiens qu’il a ramené. Colomb connait bien la ville pour l’avoir fréquenté plus jeune puisque son frère, Bartolomeo, y est installé comme cartographe.

En mars 1500, c’est autour de Pedro Álvares Cabral de se lancer à l’aventure dans l’Atlantique. Mettant le cap à l’ouest, la flotte va découvrir le Brésil le 22 avril.

Lisbonne sous domination espagnole

Avec ces découvertes et les nouveaux liens économiques qui s’établissent, Lisbonne devient une des villes les plus riches du monde devenant même le centre des relations entre l’Occident et l’Extrême-Orient. Mais dans la seconde moitié du siècle, la situation se dégrade. L’épidémie de peste de 1569 va décimer le tiers de la population sans compter les ravages que va faire l’Inquisition.

Affaiblie socialement et ayant subi des revers lors de conflits maritimes, le Portugal se voit réunit sous la couronne espagnole en 1598 avec l’accord de la noblesse portugaise. Lisbonne décline. La population chute.

Il faut attendre à 1640, pour assister à une nouvelle révolte. Un groupe de conspirateur, appuyé par le Cardinal Richelieu en France, vont reprendre possession du palais du gouverneur et proclamé roi Jean IV (Dom João), dit Jean le Restaurateur.

Les années de la Restauration ne seront pas roses. L’influence de l’Église sera forte. Un climat rigide et conservateur plane sur la ville qui va, malgré tout, grandement profiter des découvertes aurifères au Brésil. Mais une nouvelle fois, le développement de la ville sera interrompu par le grand tremblement de terre de 1755.

Crises politiques à répétition

Ce séisme sera cependant l’occasion d’une grande relance. L’Église perdra du terrain et la ville sera reconstruite selon de nouveaux plans. Le 19e siècle permettra à Lisbonne de se moderniser avant une nouvelle succession de turbulences politiques dans les années 1900.

Mise en place de la République, dictature de Franco, fin de la monarchie, révolte de la ville, dictature militaire puis régime autoritaire de Salazar. Il faut attendre au 25 avril 1974 et la révolution des Oeillets pour qu’un coup d’État militaire renverse la dictature en place depuis 1933 et restaure la démocratie dans le pays sous l’égide du Parti socialiste de Mário Soares.

Lisbonne reste aujourd’hui une ville dynamique. Malgré un lourd héritage, la population regarde vers l’avenir et laisse au fado, les notes de sa mélancolie.

Des batailles d’oreillers pour le 1er avril

Via Getty images©

Plusieurs villes dans le monde participent aujourd’hui en ce premier avril à l’événement appelé «International Pillow Fight Day». D’immenses batailles d’oreillers à plumes se déroulent aux quatre coins du monde. 

par Alexandre Gagné
Les batailles d’oreillers, organisées un peu partout dans le monde pour le plaisir, sont devenues un véritable événement d’envergure internationale. Amplifiés par les réseaux sociaux, ces batailles ont pris de l’importance et les organisateurs se sont regroupés par le web. Aujourd’hui, ils concentrent le tout en une journée, en ce premier avril.
Cette année, de nombreuses villes à travers le monde y prennent part. 
Au Canada, Vancouver est la seule ville canadienne inscrite aujourd’hui. L’Espagne et l’Italie y sont, mais pas la France où la bataille se joue plutôt dans la sphère médiatique à quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle.
N’empêche, les batailles d’oreillers sont toujours des moments ludiques de défoulement collectifs. Parfois, cela peut faire du bien… 
Voici quelques photos de la bataille qui s’est déroulée en Roumanie.

Congrès mondial des télécoms à Barcelone

Photo via Getty Images

Le Congrès mondial des télécommunications (MWC) s’est ouvert ce lundi matin à Barcelone dans le sud de l’Espagne. Pendant quatre jours, les yeux des principales compagnies de téléphonie mobile seront tournés vers cet événement phare de l’industrie.

par Alexandre Gagné

C’est un rendez-vous incontournable pour avoir une bonne idée des tendances du marché des téléphones portables, mais aussi de l’industrie du mobile en général. Le MWC est l’équivalent du Consumer Electronic Show qui se tient, début janvier, à Las Vegas.

Cette année au MWC, les organisateurs attendent plus de 100 000 visiteurs. Quelques 2 000 exposants, provenant de 200 pays, sont présents.

Plusieurs conférences sont au programme, dont celle du grand patron de Netflix. Une conférence qui n’est pas banale et qui témoigne du rôle désormais crucial du mobile dans l’industrie du divertissement.

La vidéo à 360 degrés ainsi que la réalité virtuelle occupent aussi une part importante du congrès. Le développement de produits et d’applications mobiles étant une voie d’avenir pour plusieurs entreprises en démarrage.