Rapport accablant sur l’éducation en Australie

Un rapport accablant sur l’état du système scolaire australien a été présenté, ce lundi matin, au gouvernement libéral. Déjà qualifié « d’historique » en Australie, le document dresse également une liste de 23 recommandations. Explications.  Continuer à lire … « Rapport accablant sur l’éducation en Australie »

Apple. Des nouveautés pour l’été 2017 !

WWDC 2017

Le géant de l’informatique, Apple, a dévoilé plusieurs nouveautés, ce lundi, à l’occasion de son rendez-vous annuel baptisé WWDC, l’Apple Worldwide Developers Conférence. Tour d’horizon.

par Alexandre Gagné

Éducation. La cohorte 2017-2018 arrive bientôt !

En septembre prochain, la nouvelle cohorte d’élèves qui arrivera dans les écoles secondaires du Québec est celle née en 2005 au tout début du plus récent « baby-boom » dans la province. Cette cohorte, c’est la génération Youtube. Portrait.

par Alexandre Gagné
Source: ISQ | Infographie: A. Gagné
En 2005, Paul Martin était encore premier ministre du Canada et dans le monde, le dictateur irakien, Saddam Hussein, subissait son procès. Au plan démographique, il y a eu cette année-là 76 341 naissances enregistrées au Québec. Une année qui marque le début d’une période de croissance des naissances dans la foulée de politiques gouvernementales favorisant les congés parentaux.
Comme on le constate, la hausse des naissances s’est poursuivie quelques années avant un léger recul depuis 2014. L’an dernier, 86 400 enfants sont nés au Québec. Ils arriveront au secondaire en 2028. Comment seront la province et le monde cette année-là ? Difficile à dire…

La génération Youtube

Infographie: A. Gagné
Ce qui est sûr, par contre, c’est que la génération qui arrivera en septembre au secondaire n’a jamais connu un monde sans internet. Elle a toujours connu un environnement essentiellement numérique et tactile. 
En 2005 est né Youtube. Le site de vidéos est l’un des plus fréquentés sur la toile. On y trouve de tout et les utilisateurs savent « zapper » d’une chaîne à l’autre quand le contenu n’est pas bon. Les élèves à venir sont experts en Youtube.
Les élèves qui vont envahir le secondaire avaient à peine 2 ans quand le premier iPhone a été lancé et 5 ans quand le iPad est né. C’est tout dire de l’environnement dans lequel ils ont grandi. Les réseaux sociaux se sont développés quand ils faisaient leurs premiers pas au primaire et ils ont appris à les maitriser ces dernières années. 
Quand ils sont entrés au primaire, les premières manifestations débutaient en Syrie, le Japon subissait son pire tsunami et, ici, François Legault créait la Coalition Avenir Québec (CAQ). 
Les élèves entreront au Cégep en 2022 et, par la suite, le reste est bien théorique car on sait que les parcours scolaires s’étirent et sont variés, mais si tout va « normalement », les premiers entreront sur le marché du travail en 2027 et y œuvreront jusqu’en 2070 environ.

Dans vos classes, sachez que vous aurez probablement quelques femmes et peut-être un ou deux hommes qui verront le prochain siècle et les premières années de l’an 2100…

Est-ce que la formation actuelle au secondaire les prépare bien à faire face aux défis de demain? Rien n’est moins sûr. À l’ère des « fake news » et de l’intelligence artificielle, est-que les écoles secondaires permettent aux élèves de développer leurs compétences informationnelles, un esprit critique envers ce qu’on retrouve en ligne, une littératie numérique, des habiletés dans le travail coopératif et leur créativité ? 
Certes, la nouvelle cohorte ne sera peut-être pas très différente de celle de cette année ou celle de 2018, mais il est sûr qu’elle ne sera pas comme celle d’il y a 5, 10 ou 15 ans. C’est pourquoi les enseignants doivent adapter leurs pratiques, les contenus abordés et leur pédagogie pour tenir compte de ce monde en transformation. 
Face aux défis qui pointent à l’horizon au Québec et dans le monde, ce n’est plus une option, c’est une (lourde) responsabilité.

Cohorte 2017-2018: La génération Snapchat arrive à l’école

La rentrée scolaire 2017 marquera l’arrivée au primaire des enfants nés en 2011, année où Snapchat a fait ses débuts dans l’univers du numérique. À l’ère de la génération Snapchat, l’école québécoise n’a plus le choix de se transformer. Décryptage.

par Alexandre Gagné

2011 au Québec. 88 618 enfants sont nés dans la province. C’est l’année où le pont de l’autoroute 25 entre Montréal et Laval a été ouvert à la circulation. C’est aussi l’année où François Legault a fondé la Coalition Avenir Québec (CAQ) après une fusion avec l’ADQ. Plus largement, 2011 c’est l’année du dévastateur tsunami au Japon et du début de la guerre en Syrie.

Dans le monde du numérique, nous sommes un an après le lancement du iPad. En décembre de cette année-là, la tablette numérique faisait une première incursion dans le milieu scolaire en devenant l’outil de travail des enseignants d’un collège privé de Montréal avant de se diffuser dans d’autres établissements.

2011 c’est également l’année de la naissance du site de partage de contenu Pinterest. Ce site, grand babillard d’images, est devenu une référence pour quiconque veut s’initier à un nouveau passe-temps, redécorer une pièce, trouver des idées mode ou de recettes. Pinterest est entrée dans la langue. « Ce soir, j’ai préparé une recette Pinterest », peut-on entendre dire à la blague.

Génération Snapchat

Enfin, 2011 c’est surtout l’apparition de Snapchat, cette application de partage de photos éphémères qui ne durent que quelques secondes. Depuis sa naissance, Snapchat a évolué. On peut maintenant y raconter sa journée ou une histoire grâce aux « stories », des photos qui s’enchaînent et qu’il est possible de visionner durant 24 heures. Cette mise en récit (storytelling en anglais) de notre vie a d’ailleurs été reprise par Facebook et Instagram qui proposent depuis peu cette fonctionnalité à leurs utilisateurs.

Le « storytelling » est désormais un élément prédominant dans le monde de la publicité et du marketing. La disponibilité des outils numériques rend facile la création d’histoires. C’est là, une caractéristique des nouvelles générations d’élèves. Ils s’intéressent de près à cette façon de faire — de nombreux exemples pullulent sur les réseaux sociaux et Youtube — et ils sont davantage en mesure de créer leurs propres histoires. Voilà une occasion pour le milieu de l’éducation de récupérer cette tendance pour encourager l’écriture chez les élèves, car une mise en récit implique un cadre, une structure et un propos cohérent.

Snapchat c’est aussi la mise en scène de soi. Le développement des réseaux sociaux a amené l’individu à passer d’un mode spectateur — que nous étions à l’époque de la télévision — à un mode d’acteur et de diffuseur avec les réseaux sociaux. Pour l’école, cela change la donne. Les élèves veulent être impliqués dans l’action et ne plus être en mode passif, comme nous l’avons trop été devant la télévision ou dans nos classes. C’est pourquoi, l’école doit offrir un milieu où l’élève peut démontrer et partager ses apprentissages autrement que lors d’un examen. Aujourd’hui, l’élève a les moyens de communiquer avec la planète et de se faire connaître. L’école ne doit plus se faire en vase clos.

Conclusion

Si les élèves qui entrent en première année, n’auront sans doute pas tout de suite de téléphone portable entre les mains (quoiqu’on pourrait être surpris, question de sécurité oblige) pour publier leur vie sur Snapchat, reste qu’ils sont d’une nouvelle génération et déjà bien entourés par les réseaux sociaux et la technologie. La contamination sera rapide, tant ce virus est fulgurant.

Les échanges qu’auront les élèves de cette génération dans la cour de récréation vont sans doute mettre la table à leur utilisation futur quand ils pourront posséder leur propre appareil pour «connecter» avec le reste du monde. Et c’est bien là un des rôles que doit jouer l’école: préparer les jeunes utilisateurs de demain à un usage responsable de ces nouveaux moyens de communication et de collaboration.

Plutôt que d’ignorer ces outils, l’école québécoise a tout à gagner à intégrer dès le primaire ces outils pour mettre en récit des histoires, faire écrire et développer des contenus d’un nouveau genre.

Depuis 2011, la majorité des élèves ont adopté Snapchat, avec parfois des conséquences fâcheuses. Malheureusement, dans beaucoup d’écoles, l’outil est banni et a mauvaise presse alors qu’il pourrait constituer une belle occasion d’ouvrir un nouveau dialogue avec les natifs du numérique.

++ Lire aussi

🔷 Snapchat à l’école comme outil de communication avec les élèves

🔷 Suivre l’évolution des projets étudiants grâce à Snapchat

Événement « Repenser l’école » ce week-end à Montréal

«Repenser l’école»

Alors que les yeux sont tournés vers cette nouvelle voulant que Québec octroi 5 millions de dollars à trois « vedettes » pour concevoir l’école du futur, voilà que se déroule en fin de semaine à Montréal un événement qui fait beaucoup moins de bruit: « Repenser l’école », mais qui devrait tout autant retenir notre attention. Analyse.

par Alexandre Gagné

C’est jeudi que La Presse + a révélé que trois personnalités bien connues, Pierre Thibault, Pierre Lavoie et Ricardo Larrivée, vont concevoir un plan, incluant une série de recommandations, pour doter la province des « plus belles écoles du monde ». Un plan, ont reconnu plusieurs observateurs, pour travailler sur le contenant plutôt que sur le contenu.

Les réactions d’étonnement n’ont pas tardé dans le milieu de l’éducation reprochant au gouvernement de ne pas consulter les « gens du réseau ». Les syndicats sont montés, comme à l’habitude au créneau, pour dénoncer cette opération et accuser le ministre de « ne pas travailler avec les enseignants ».

Or, si cette information fait autant jaser, il n’en va pas de même pour une autre initiative visant à dessiner l’école de demain. En fin de semaine, un hackathon ou blitz de co-création pour « favoriser l’innovation en éducation » se déroule à Montréal. L’événement est « propulsé par Google et la Fondation Lucie et André Chagnon ».

C’est bien connu, Google est actif dans les écoles avec sa suite d’outils et de services « Google pour l’Éducation ».  De son côté, la Fondation Chagnon a comme mission de « prévenir la pauvreté en contribuant à la réussite éducative. » Pour le moment, pas trop de critiques contre Google même si certains membres du réseau de l’éducation voient dans la présence du géant de la Silicon Valley une intrusion du secteur commercial et mercantile, à l’image d’Apple dans les écoles où l’iPad a été adopté.

«Repenser l’école » à petit budget…

Sous l’égide d’une douzaine de mentors, dont plusieurs ne proviennent pas directement du réseau de l’éducation,  les participants vont tenter en fin de semaine de développer des « solutions innovantes et concrètes » pour « améliorer l’expérience de l’enfant en milieu scolaire et la possibilité de soutenir les enseignants dans leur travail ».

Étonnamment, l’événement se décrit aussi comme étant « l’occasion de susciter une réflexion sur l’architecture et le design de nos écoles et l’alimentation de nos jeunes en milieu scolaire », selon le site web de l’organisation.

Un objectif qui rejoint en tout point celui du Lab-école annoncé par Québec et pour lequel le gouvernement prévoit verser 5 M$. Ici, l’événement d’un week-end ne coûtera rien aux contribuables québécois.

Les quatre défis proposés aux participants

Au cours des sessions de travail, les participants pourront compter sur des jeux de données et l’expertise de spécialistes en développement d’applications pour réaliser quatre défis (image ci-contre).

Que va-t-il rester après cet événement ? La réponse viendra, selon les organisateurs, dimanche après-midi. « Une annonce sera faite sur place », promet-on.

On ne sait pas non plus si des représentants du ministère de l’Éducation seront sur les lieux.

Conclusion

L’événement de la fin de semaine doit être salué même s’il n’a pas encore reçu toute l’attention médiatique qu’une telle activité devrait susciter dans le contexte actuel. Encore une fois ici, il s’agit d’une initiative qui se déroule en parallèle du réseau scolaire et où souvent se retrouvent les habituels agents de changement de ce même réseau.

Via Twitter

De plus en plus, la transformation du système scolaire apparaît passer par des acteurs discrets expérimentant et partageant modestement leurs succès loin des interminables batailles syndicales qui occupent tout l’espace médiatique.

Mais au moment où Québec dit vouloir débloquer des fonds pour l’éducation, le ministre Sébastien Proulx devra agir en véritable capitaine sur des eaux qu’il sait déjà bien agitées. C’est pourquoi tous les acteurs du réseau attendent plus que jamais un message clair, une intervention, voire un discours fondateur du ministre pour donner un élan aux acteurs du réseau afin d’amorcer ce grand virage tant espéré et qui, 17 ans après le début du XXIe siècle, tarde toujours à s’amorcer.

Prospective: L’école vers 2025

Via FEEP

Alors que le virage technologique tarde à s’effectuer pleinement dans les écoles du Québec, le professeur titulaire et vice-recteur exécutif adjoint à l’université McGill, Ollivier Dyens, invite les acteurs du monde scolaire à «s’accaparer» rapidement ce monde de changements sans quoi leur rôle pourrait bien être menacé.

par Alexandre Gagné

Voilà un des messages qu’a livré le spécialiste lors de la conférence d’ouverture de l’événement Horizon 2025 qui regroupe ce mercredi et ce jeudi des directeurs généraux et des services pédagogiques de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) à Bécancour.

La rencontre d’une journée et demi a débuté par la conférence du spécialiste de l’université McGill à laquelle des directeurs de la FEEP ont été invités à réagir.

Voici un résumé des échanges dans ce Storify puisant dans les publications Twitter des participants.