Atterrissage d’urgence pour un vol d’Air Canada

Le vol AC17 au moment de se poser
Photo: Airport Webcam

Un vol d’Air Canada parti de Montréal en milieu d’après-midi, ce samedi, à destination de Shanghai a dû rebrousser chemin, peu après le décollage, en raison d’une panne du moteur droit. Récit.

par Alexandre Gagné

Le vol AC17 a décollé de l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau à 13h53. Quelques instants plus tard, le moteur droit est tombé en panne, selon un témoin bord.

L’avion autour de Montréal

Dans le quartier Anjou à Montréal, un autre témoin dit avoir observé l’appareil avec le «train d’atterrissage» encore sorti.

Immédiatement, l’ordre a été donné de retourner à l’aéroport. Mais avec un avion rempli de carburant, il fallait donc larguer une partie des réserves pour s’assurer d’un atterrissage en toute sécurité.

Via Twitter

L’avion a donc survolé la région des Laurentides pour larguer une partie du carburant. Une opération filmée par un témoin à bord.

Après avoir effectué une grande boucle dans les Laurentides, l’appareil a amorcé sa descente et s’est posé sans difficulté. Au sol, plusieurs véhicules d’urgence ont été mobilisés. L’avion a finalement été remorqué pour inspection.

Photo: Airport Webcam

Quant aux passagers, ils ont été pris en charge par Air Canada.

Photo: Airport Webcam

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Islande: 4 volcans menacent d’entrer en éruption

L’augmentation de l’activité sismique autour de quatre volcans d’Islande fait craindre une série d’éruptions qui pourraient entraîner à nouveau des conséquences graves pour l’aviation civile internationale. Le point.

par Alexandre Gagné

La mise en garde vient du géophysicien islandais Páll Einarsson. Dans une entrevue avec un site de surveillance de l’activité volcanique en Islande, le spécialiste affirme que la recrudescence de l’activité autour de quatre volcans laisse présager rien de moins qu’une éruption prochaine.

Le volcan Katla est le plus actif des quatre. Une activité, dit-on, jamais vu depuis quatre décennies. «Katla est agité depuis cet automne», indique le spécialiste.

Les autres volcans sous surveillance sont l’Hekla, le Grímsvötn et le Bárðarbunga.

Le monstre Katla

C’est le volcan le plus redouté d’Islande. Depuis 1977, le volcan n’avait pas montré de signes aussi clair de réveil que ceux constatés depuis l’an dernier. Ce volcan entre généralement en éruption tous les 80 ans ou deux fois par siècle. La dernière fois, c’était en 1918…il y a donc 99 ans. Katla a donc largement dépassé sa période normale d’éruption.

En 1918, le volume de cendres dégagés a été évalué à 700 millions de mètres cubes. Ce qui est particulier, c’est que ce volcan est situé sous un glacier. Quand le magma remonte, puis fait fondre la glace, c’est l’éruption cataclysmique. L’explosion est alors considérable. La fonte du glacier avait d’ailleurs provoqué, au siècle dernier, le détachement de plusieurs icebergs qui ont été ensuite emportés vers l’Atlantique par les inondations.

Les autorités ont à l’oeil le volcan. Des mesures sont en place pour rediriger le trafic aérien et alerter la population de Reykjavik, la capitale, qui ne se trouve qu’à 40 kilomètres.

L’imprévisible Hekla

L’autre volcan «sous surveillance» est l’Hekla bien qu’il soit, en vérité, bien difficile de «monitorer» son activité. Ce volcan est d’une très grand imprévisibilité. Depuis l’an 874, il est entré en éruption à plus de 20 reprises.

Sa dernière éruption remonte à février 2000. Les signes avant-coureurs d’une éruption de l’Hekla apparaissent bien souvent peu de temps avant son explosion. Ce fut particulièrement le cas en 1991 quand les vulcanologues ont enregistré les premières secousses que 30 minutes avant l’éruption.

Depuis 1970, son cycle d’éruption était d’environ une explosion tous les dix ans. Une éruption était annoncée pour 2011, mais ce ne fut pas le cas, ce qui explique l’inquiétude actuelle autour de l’Hekla.

Les frères glaciaires

Les deux derniers volcans, le Grímsvötn et le Bárðarbunga, sont également sous la loupe des experts car les dangers qu’ils posent sont non négligeables. Les deux sont situés sous une calotte glacière et une éventuellement éruption pourrait provoquer une expulsion importante de cendres et de glaces dans l’atmosphère. Certains experts redoutent notamment que le Bárðarbunga ne provoque un chaos encore plus important que ce qu’avait entraîné Eyjafjöll en avril 2010.

Malgré une hausse de l’activité sismique autour de certains volcans, il demeure pour les vulcanologues quasi impossible de prévoir précisément une éruption. La question n’est donc pas de savoir s’il y aura une éruption, mais surtout quand. À cette question, bien peu d’experts pourront vous répondre…

Une liaison directe Europe-Australie dès 2018

Photo: A. Gagné

La première liaison directe entre l’Europe et l’Australie sera mise en service en mars 2018.

par Alexandre Gagné

L’information a été confirmée ce dimanche 11 décembre par les autorités aéroportuaires australiennes et le premier ministre de l’Australie-Occidental, Colin Barnett, lors d’une conférence de presse.

La liaison de la compagnie australienne Qantas s’effectuera en vol direct de Perth sur la côte ouest australienne jusqu’à Londres, en Angleterre.

Le vol se fera grâce à un nouveau Boeing 787-9 Dreamliner que la compagnie mettra en service spécialement pour cette liaison. Ce sera la première fois que l’Australie sera reliée directement à l’Europe sans aucune escale dans un vol d’une durée d’environ 19,5 heures.

Via Google Maps

Les premiers billets de la liaison Perth-Londres seront mis en vente dès le mois d’avril 2017 pour les premiers vols programmés en mars 2018. L’appareil pourra avoir à son bord 236 passagers.

avec les informations de The West Australian