Préparer les Américains à une attaque nucléaire

Les tensions entre la Corée du Nord et les États-Unis incitent les autorités américaines à mettre en place des mesures en prévision d’une attaque nucléaire, du jamais vu depuis la fin de la Guerre froide.

par Alexandre Gagné

Dans un avis publié sur son site Internet, le Centre de contrôle des maladies d’Atlanta (CDC) annonce qu’il va dévoiler le 16 janvier prochain qu’elle sera la réponse de la santé publique en cas d’une attaque nucléaire.

Même si le CDC estime qu’une « détonation nucléaire soit peu probable », l’organisme américain juge que les conséquences, si une telle chose se produisait, seraient dévastatrices et que le temps serait limité pour la mise en place de mesures de protection.

Le CDC veut donc lancer une vaste campagne d’information et de sensibilisation auprès du public américain pour les informer des mesures à mettre en place et des gestes à adopter.

Par exemple, dit le CDC, « se mettre à l’abri pendant au moins 24 heures peut sauver des vies et réduire l’exposition aux rayonnements ».

Dans la conférence que l’organisme va tenir, le plan d’urgence sera détaillé pour mettre en lumière les efforts de planification et de préparation des autorités de la santé publique américaine.

La Corée du Nord a annoncé en début de semaine qu’elle va renouer le dialogue avec la Corée du Sud dans une tentative d’apaiser les tensions dans la péninsule coréenne.

Dans un message diffusé le 1er janvier dernier, le leader nord-coréen a indiqué que son pays allait poursuivre ses efforts de fabrication d’armes nucléaires en plus de rappeler que l’ensemble du territoire américain était à sa portée.

Kim Jong-Un a indiqué que le bouton nucléaire est sur son bureau et fonctionnel. Une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir son homologue américain.

https://platform.twitter.com/widgets.js

 

Inde. Drame familial au pays de Bouddah

Une affaire judiciaire suscite l’indignation au pays de Bouddah. Une mère de 30 ans vient d’être accusée du meurtre de sa fille pour camoufler son infidélité. 

par Alexandre Gagné

La nouvelle fait grand bruit ce jeudi dans la presse indienne. Une enfant âgée de six ans a été tuée par sa mère dans la ville de Ghazipur dans l’État surpeuplé de l’Uttar Pradesh.

L’histoire a débuté mercredi soir quand une famille a alerté la police pour signaler la disparition de sa petite prénommée Kajal. La police a aussitôt dépêché autour de la maison familiale une équipe de recherche et diffusé la photo de l’enfant via l’application WhatsApp.

Le corps ensanglanté de la fillette a cependant été rapidement découvert sur la terrasse d’un bâtiment voisin. Kajal avait été égorgée. La mère en pleurs était dans tous ses états. La femme a raconté à la police que sa fille était sortie à l’extérieur pour jouer, comme elle le faisait fréquemment. Voyant qu’elle ne rentrait pas, son mari et elle sont partis à sa recherche, mais en vain.

IMG_E0189
Via The Times of India

La mère, Munni Devi, dit avoir demandé aux amis du quartier s’ils avaient vue sa fille. Selon la mère, les enfants auraient raconté avoir vu Kajal aller vers une sorte de «fantôme», une ombre avant de disparaître.

«Quand j’ai vu le corps de ma fille ce matin, je suis devenu convaincu que quelqu’un a fait de la magie noire sur elle et qu’elle a été victime d’un acte rituel de sacrifice», a-t-elle immédiatement dit aux enquêteurs.

Si l’histoire semblait crédible au départ aux yeux des policiers, ces derniers ont cependant mis en doute les affirmations de la mère quand celle-ci a eu de la difficulté à fournir certaines réponses avant de finir par avouer son crime. «L’affaire a été résolue en quelques heures. La mère et un autre homme ont été arrêtés», a indiqué la police indienne au quotidien The Times of India.

UN SECRET ÉVANTÉ

Selon les enquêteurs, la mère se trouvait sur la terrasse de sa maison en compagnie d’un autre homme, son amant âgé de 22 ans. La petite Kajal aurait alors surpris les deux amoureux, main dans la main, et aurait tenté d’appeler son père. Tentant de courir pour l’alerter, la mère rattrapa sa fille avant de la bâillonner et de lui trancher la gorge.

Cette affaire met en lumière l’absence d’égalité des genres dans la loi sur l’adultère en Inde. Ce crime qui existe depuis 1860 dans le Code criminel indien est demeuré inchangé et rend passible d’un emprisonnement de 5 ans un homme qui aurait eu des relations sexuelles avec la femme d’un autre.

Selon la loi indienne, la femme n’a aucun rôle à jouer dans l’application du règlement et ne peut être jugée coupable ni l’invoquer à son profit.

Dans le cas qui fait les manchettes, la jeune mère a visiblement voulu protéger son jeune amant des conséquences que les révélations de la petite Kajal auraient provoquées.

 

Volcan Agung: Chronologie des faits

L’éruption du volcan Agung en cours sur l’île indonésienne de Bali pourrait provoquer une baisse temporaire du climat mondial l’an prochain. Retour sur la chronologie des récents événements.

par Alexandre Gagné

Fin août – Apparition d’une activité sismique qui fait craindre aux autorités une éruption imminente.

22 septembre – Les autorités décrètent l’alerte maximale et ordonnent l’évacuation de 75 000 personnes dans un périmètre de 11 kilomètres autour du volcan.

24 septembre – L’AFP rapporte que plus de 34 000 personnes ont fui les alentours du volcan.

25 septembre – Le nombre d’évacués atteint près de 50 000 personnes. Près de 2000 vaches qui se trouvaient aux alentours ont été déplacées. Dans la journée, 564 secousses sismiques sont enregistrées.

26 septembre – Des camions d’aide d’urgence chargés de nourriture, 640 000 masques et de matériel de couchage arrivent à Bali. Plus de 75 000 personnes ont été évacués vers 377 centres d’évacuation dans 9 districts. Sur le volcan: augmentation des secousses.

28 septembre –  Le bilan des évacués atteint maintenant plus de 122 000 déplacés dans 500 centres d’hébergement. 10 000 animaux ont été déplacés. Entre minuit et midi, 125 séismes sont enregistrés.

29 septembre – La fumée blanche s’épaissie. On parle maintenant de 144 000 évacués. 165 secousses sont relevées entre minuit et midi. Des nuages d’acide sulfurique sont observés à une altitude allant de 50 à 200 mètres. 2 octobre – Les autorités demandent aux 75 000 personnes ne se trouvant pas dans la zone de danger immédiat de rentrer chez-eux, car les refuges débordent. Mi-octobre – Le volcan se calme. 29 octobre – Le niveau d’alerte autour du volcan a baissé d’un cran selon les autorités locales. Les habitants qui vivent à plus de 6 km du volcan peuvent rentrer chez-eux. 21 novembre – Le volcan émet un petit panache de cendres à environ 700 mètres de hauteur. L’activité reste modeste. Faibles explosions. Le niveau d’alerte volcanique demeure à 3. 22 novembre – Environ 30 000 personnes quittent leur domicile, incluant des gens qui étaient rentrés chez-eux après l’alerte de septembre. 25 novembre – Le volcan rejette des cendres jusqu’à 1500 mètres au-dessus de son sommet. Les personnes vivant à moins de 7,5 kilomètres ont été évacuées. 26 novembre – Agung continue de cracher de la fumée et des cendres provoquant des perturbations du trafic aérien. Les émissions de centre sont abondantes. La fumée s’élève à 4000 mètres d’altitude et contiennent une quantité importante de dioxyde de soufre (SO2). 15 vols ont été annulés dans l’après-midi à Denpasar. L’alerte rouge a été déclenchée.  Des chutes de cendres sont signalées dans plusieurs villages proches.

 

27 novembre – L’alerte maximale est décrétée. Les autorités ordonnent l’évacuation de 100 000 personnes habitant près du volcan. La zone d’évacuation a été élargie à 10 km autour de Agung. L’activité explosive continue. Le panache de fumée semble atteindre les 10 000 mètres d’altitude. L’aéroport de Bali a été fermé. La pluie qui tombe sur la région crée des coulées de cendre qui descendent jusque dans la plaine environnante. Le niveau d’alerte volcanique est porté à 4.

28 novembre – L’aéroport Ngurah Rai de Bali est fermé pour une 2e journée consécutive. Selon le Centre d’avis des cendres volcaniques de Darwin, les couloirs aériens sont pleins de cendres. Le dernier bilan fait état de 40 000 évacués. Environ 445 vols ont été annulés à l’aéroport de Denpasar affectant plus de 120 000 voyageurs, selon l’AFP. Les émissions de cendres sont continues. Sur le cratère, les images suggèrent qu’il y aurait deux évents différents (les ouvertures par où s’échappent de la vapeur d’eau (fumée blanche) et des cendres (fumée grise). L’activité sismique a repris en forte hausse. Un signal thermique a été repéré par les satellites d’observation preuve que le magma est arrivé en surface.

29 novembre – L’aéroport de Bali qui était fermé a rouvert en milieu d’après-midi à la faveur d’un changement de la direction des vents.

30 novembre – Des milliers de touristes étranger s’apprêtaient ce jeudi à quitter Bali. L’activité éruptive se poursuit, mais avec un peu moins d’intensité.

 

Israël. Forte explosion à Tel Aviv

Une forte explosion a secoué, ce lundi soir, le secteur de Jaffa dans le sud de Tel-Aviv en Israël faisant au moins trois morts et quatre blessés.

par Alexandre Gagné

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fimagemagazinenews%2Fphotos%2Fa.240943562914817.1073741827.240938356248671%2F664632050545964%2F%3Ftype%3D3&width=500

Sous la force de la déflagration, une partie d’un bâtiment s’est effondrée. Des images captées par des témoins de la scène montrent un immeuble en flammes ainsi que des véhicules. L’explosion s’est produite dans un magasin de matériaux de construction de la rue Yefet et ne serait pas un acte criminel, selon la police.

Les secours appelés sur place sont à la recherche d’éventuelles personnes prisonnières des lieux. Au moins quatre personnes ont été traitées sur place, selon le quotidien Haaretz.

https://platform.twitter.com/widgets.js
La cause exacte de l’explosion est inconnue pour le moment, mais des informations laissent penser qu’une fuite de gaz pourrait être responsable de la déflagration.

Inde. L’air qui tue à New Delhi

Le niveau de pollution de l’air atteint un nouveau sommet dans la capitale indienne New Delhi et l’Association médicale du pays parle déjà d’une «urgence de santé publique».

par Alexandre Gagné

Mardi matin et encore aujourd’hui mercredi, New Delhi s’est réveillée plongée dans une purée toxique. Le brouillard de pollution est si important que la visibilité est considérablement réduite dans la ville.

Ce mardi, l’index de qualité de l’air a atteint le seuil critique de 448, soit beaucoup plus que lors du dernier épisode de pollution où l’index avait dépassé les 400 pour atteindre les 403.

Capture d’écran 2017-11-07 à 21.46.37
Index de la qualité de l’air

À la Une de la presse indienne, ce mercredi, le journal The Times of India titre en grosse lettre «Delhi, tu me tue». Le quotidien n’hésite pas à parler «d’airpocalypse» pour décrire la situation actuelle.

IMG_E0122.JPG
Via The Time of India

 

La carte de suivi de la qualité de l’air en temps réel, mise en ligne par l’université américaine de Berkeley en Californie, montre bien l’ampleur du phénomène qui touche l’Inde, mais aussi de nombreuses villes chinoises.

Capture d’écran 2017-11-07 à 21.56.23

Les autorités s’attendent à une forte augmentation de la fréquentation des hôpitaux durant cet épisode de smog qui devrait se poursuivre encore toute la semaine.

Le Japon menacé par le typhon Lam

Capture d’écran 2017-10-22 à 00.51.05
Vue des précipitations qui touchent actuellement le Japon.

Le typhon Lam a commencé à frapper le Japon, ce dimanche, alors que le pays était appelé aux urnes à l’occasion d’élections législatives anticipées.

par Alexandre Gagné

Le typhon, dont les vents dépassent les 200 km/h, est classé en catégorie 4. C’est l’un des plus puissants depuis ces dernières années.

Lam se trouve présentement dans le sud du pays et remontera graduellement vers le nord pour atteindre la capitale, Tokyo, lundi matin.

Depuis la Station spatiale internationale, l’astronaute Paolo Nespoli a pris ces photos qui montrent bien l’ampleur de la tempête.

Déjà, des pluies torrentielles frappent plusieurs secteurs de l’archipel nippon. Les services de secours se préparent au pire.

Les compagnies d’assurance prévoient déjà des dégâts de plus de 25 milliards de dollars.

Inde. Mesures draconiennes contre la pollution

L’Inde prend les grands moyens pour tenter de réduire la pollution atmosphérique qui atteint des sommets à New Delhi, nous apprend ce mercredi The Times of India.

par Alexandre Gagné

IMG_0101
via The Times of India

Jusqu’au 15 mars prochain, il est désormais interdit d’utiliser des génératrices fonctionnant au diesel dans la capitale. Les hôpitaux, le réseau de métro et les tours de téléphonie mobile sont cependant exclus de la mesure.

Pour diminuer la circulation, les tarifs de stationnement seront haussés de 3 à 4 fois leur prix actuel. Ces nouvelles mesures s’ajoutent à d’autres déjà en place, comme l’interdiction de brûler des déchets à ciel ouvert.

New Delhi connaît des épisodes de pollution sans précédent depuis quelques années. La saison hivernale qui approche fait craindre le pire aux autorités.

Pollution en Inde
Via aqicn.org

Déjà, selon les données du site de surveillance de la pollution mondiale, aqicn.org, New Delhi affiche un niveau de qualité de l’air de 482, une situation qui représente clairement un danger pour la population.

On peut en lire d’avantage sur la situation en Inde dans ces deux reportages réalisés par Radio-Canada et L’Express en tout début d’année.