Panama: une destination vacances à découvrir

Lever de soleil – Photo: A. Gagné

Les Canadiens et les Français sont de plus en plus nombreux à découvrir le Panama, une destination vacances qui continue de gagner en popularité notamment depuis l’ouverture d’un petit aéroport dans le centre du pays, près d’un important complexe hôtelier. Récit d’un séjour au Royal Decameron de Río Hato.

Chronique voyage par Alexandre Gagné
(L’auteur du texte a assumé totalement la facture de ce voyage)

Après avoir fréquenté à quelques reprises les plages de Cuba, il était temps d’explorer une autre destination soleil à l’occasion de courtes vacances en décembre dernier pour marquer le passage à la nouvelle année.

Sur l’avis de ma conseillère de la Maison de VoyagesSharon Boissonneaultet compte-tenu d’un bon rapport qualité-prix pour cette période de l’année, j’ai finalement opté pour forfait tout inclus à l’hôtel Royal Decameron. Le complexe de quelque 900 chambres est situé devant la magnifique Playa Blanca dans le sous-district de Rio Hato de la province panaméenne de Coclé dans le centre du pays.

Le tunnel autoroutier sous la piste de l’aéroport
Photo: A. Gagné

En 2011, le gouvernement panaméen lançait un projet de reconversion du site de l’ancien aéroport militaire de Rio Hato en aéroport civil. Après deux ans de travaux et plus de 53 millions de dollars américains plus tard, l’aéroport Scarlett Martinez (RIH) ouvrait finalement ses portes en novembre 2013.

Actuellement, seules les compagnies aériennes canadiennes, Air Transat et Sunwing Airlines, utilisent les pistes de Rio Hato. Les avions européens, plus imposants, doivent continuer d’atterrir à Panama City car le tunnel autoroutier qui passe sous la piste n’est pas conçu pour recevoir le poids des avions gros porteurs.

C’est donc à bord d’un vol d’Air Transat que je me suis embarqué le 26 décembre dernier pour un séjour d’une semaine vers cette destination soleil.

Via FlightAware

Le vol à destination du Panama, d’environ 5h30, s’est bien déroulé à bord d’Air Transat en classe économique. Le personnel de bord, toujours courtois, a été efficace. L’appareil n’offrait toutefois que très peu de place pour les jambes et puisqu’il s’agit d’un simple vol intercontinental, aucun repas n’était compris dans le prix du billet. Le repas chaud offert à bord demeure aux frais des passagers.

Peu de turbulences à l’aller, mais l’appareil a dû effectuer quelques tours dans le ciel de Rio Hato à l’arrivée, le temps de laisser passer un petit orage tropical.

Prise en charge immédiate

La descente de l’avion s’effectue directement sur la piste. Au sortir de l’appareil, la chaleur tropicale nous enveloppe immédiatement. Les passagers sont dirigés par le bâtiment aéroportuaire où les douaniers panaméens nous attendent. À l’entrée dans le pays, les vacanciers doivent passer leurs bagages aux rayons X avant d’être pris en charge par Vacances Air Transat. Le système à l’accueil est bien rodé. Après la sécurité, des préposés de l’hôtel posent le bracelet identificateur aux voyageurs puis leur remettent une enveloppe contenant des documents d’information ainsi que la clé de leur

Vue du grand escalier menant au lobby
Photo: A. Gagné

chambre. Voilà le fameux «check-in» est complété en quelques secondes.

Le transport vers l’hôtel se fait en autocar et prend une dizaine de minutes. Même si l’hôtel est situé près de l’aéroport, le trafic aérien est très limité et ne vient pas perturber la quiétude recherchée en vacances.

Une fois arrivée au Royal Decameron, le cocktail d’arrivée est offert, puis le vacancier a le choix de faire porter ou non ses valises à sa chambre en voiturette. Il faut dire que le complexe est constitué de plusieurs immeubles répartis sur un vaste domaine dont la topographie est en pente. Pour certains, ce service de valet sera grandement apprécié. Pour les personnes à mobilité réduite ou celles aux pas lourds, il faut savoir que le complexe comporte de nombreux escaliers et petits sentiers à pente accentuée qui peuvent rendre les déplacements hasardeux.

À la découverte des lieux

Le complexe comporte de nombreux petits immeubles de 2 étage. J’avais opté pour une chambre au 2e étage avec vue sur l’océan. La vue n’était pas des plus optimales. Les arbres cachaient le paysage.  Néanmoins, l’emplacement de la chambre à quelques pas de la plage et au centre du complexe permettait un rayonnement très facile durant tout le séjour.

La chambre était très propre de même que la salle de bain dotée d’une grande douche en céramique. Chaque jour, une bouteille d’eau était offerte puisqu’on ne recommandait pas de boire l’eau du robinet. L’air climatisé était bienvenue dans la chambre compte-tenu des températures autour de 30 degrés durant toute la semaine.

Le complexe offre une série de sentiers où il est agréable de se promener à tout moment. L’endroit compte trois buffets ainsi que 8 restaurants en soirée pour servir les vacanciers sans compter la dizaine de bars répartis sur tout le domaine.

La nourriture offerte était très variée et j’ai toujours trouvé de quoi me rassasier à chaque repas. Pour moi, la nourriture était très bonne dans les buffets en dépit des critiques habituelles pour ce genre de service de restauration. Le restaurant de grillades était particulièrement excellent avec des viandes très tendres et savoureuses.
Quelques photos du complexe


Plage et Soleil 


La plage offre un sable un peu plus granuleux que celui que l’on retrouve sur la façade atlantique et dans la mer des Caraïbes. La plage est propre et propose de nombreux palapas pour un peu d’ombre. Il y a bien quelques palmiers sur la plage, mais ils sont peu nombreux et peu développés pour offrir suffisamment d’ombre durant toute la journée. 

Comme le Panama se retrouve presqu’à l’équateur, les rayons solaires sont presque à la verticale et le soleil frappe fort. La crème solaire doit faire partie de votre routine…

Quant à l’eau du Pacifique, elle était très chaude lors de mon passage fin décembre. J’ai pu me baigner à tous les jours sans difficulté. Pas de méduses ou de raie pour perturber la baignade comme cela a été soulevé par certaines personnes quand j’ai évoqué mon voyage au Panama. 

Plusieurs piscines et même des glissades d’eau sont accessibles sur le site dont une partie de l’animation est confiée au Club français Lookéa.

Comme dans tout établissement du genre, des excursions sont proposés aux vacanciers. Dans mon cas, j’ai effectué une sortie d’une journée à Panama City pour visiter la vieille ville ainsi que les installations du canal à Miraflores. Une excursion fort intéressante animée par un guide panaméen francophone ayant d’ailleurs vécu au Québec quelques années. Je recommande!

Conclusion


Seul bémol durant les vacances: le site du Royal Decameron est superbe et bien entretenu par une armée de travailleurs. Par contre, pour le ramassage quotidien des feuilles, la taille des haies ou le déplacement du matériel, les employés utilisent de l’équipement à moteur à essence. Le bruit des tondeuses à gazon ou des tailles haies est parfois désagréable et vient nuire à la quiétude. C’est peut-être le seul élément négatif.

Bref, le séjour a été des plus agréable. Je n’hésiterais pas retourner sur place et même à vous recommander l’endroit pour vos prochaines vacances. Globalement, je donne une note de 8,8 / 10 à l’établissement.


Pour mieux apprécier l’Amérique du Sud…

Simon Chouinard-L. et Thomas Gélinas | Photo Instagram

L’Amérique du Sud demeure un continent méconnu pour nombre de nord-américains. C’est particulièrement le cas au Québec où l’actualité de cette région du monde trouve peu d’échos dans nos médias. Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, la situation est en train de changer.

Une entrevue par Alexandre Gagné

C’est exactement ce que deux jeunes Montréalais, Thomas Gélinas et Simon Chouinard-Laliberté, se sont donnés comme ambition au mois de mai dernier: découvrir ce continent et le faire apprécier à leurs abonnés.

Pour ce faire, ils ont créé le compte Instagram «les100jours» car c’est exactement le nombre de jours qu’ils ont décidé de séjourner en Amérique du Sud. Leur expédition à petit budget, de type sac à dos, a débuté le 24 mai au Pérou et elle se poursuit toujours.

Jusqu’à maintenant leur voyage est suivi par plus de 250 personnes sur le réseau social, dont une majorité de proches et d’amis. Pour le plus grand bonheur de ces derniers, plus d’une centaine de photos ont été publiées par les deux aventuriers qui sortent des sentiers battus pour nous faire découvrir à leur manière cette partie du globe.

Joints par courriel, les deux jeunes hommes ont accepté de répondre à quelques questions.

Quel est le plus beau pays pour vous jusqu’à présent ?

C’est vraiment difficile à dire parce que tous les pays que l’on a visités avaient quelque chose de grandiose! Au Pérou, les montagnes, en Bolivie, le Lac Titicaca et le Salar de Uyuni, au Chili, la Vallée de la lune, en Argentine, le nord (Salta et Juyjuy) et il y aura bientôt les chutes d’Iguazu, puis le Brésil…l’Isla Grande et Rio de Janeiro. Ça risque d’être de la bombe. Puis, on n’a pas pu faire les pays en entier. Il reste donc des endroits à découvrir comme la Patagonie chilienne et argentine. Tout de même, pour répondre à la question, on dirait le Pérou pour les montagnes dans lesquelles nous avons fait des treks, c’était tellement beau. Chaque matin, ça prenait quelques minutes pour réaliser à quel point ce qui nous entourait était magnifique. 

Source: Instagram

L’endroit qui a déçu ?

On ne peut pas dire qu’on a été déçus par un endroit en particulier, on apprend à vivre avec chaque nouveau décor, avec chaque nouvelle ambiance/vibe. On apprend à trouver le beau dans ce qu’il y a de laid. En général, l’Amérique du Sud ce n’est pas «cute»comme l’Europe, c’est plus «roots», c’est plus «rough» et c’est ce qui rend le voyage intéressant. On est confronté à nos idées préconçues sur ce qui est beau et laid, bon et mauvais, normal et anormal, etc. Il y a bien évidemment des endroits qui sont plus beaux en photo que dans la réalité comme Copacabana, en Bolivie. C’est une petite ville avec une ambiance particulière qui est belle vue de haut, mais dans les rues ce l’est moins. En y pensant bien, une déception nous viens en tête, c’est l’attitude des boliviens. On ne veut pas faire de généralisation parce que nous y avons rencontré des gens extraordinaires, mais ils sont parfois peu sympathiques et quasiment désagréables. On avait souvent l’impression qu’on était juste des gros signes de piastres…

Des craintes de sécurité en Amérique du Sud ?

C’est peut-être parce qu’on est chanceux jusqu’à maintenant, mais il ne nous est rien arrivé. Et on n’est pas restés cachés une fois la nuit tombée. On fait toujours attention à nos affaires, on se mêle de ce qui nous regarde et tout se passe bien. Dans les grandes villes comme Buenos Aires et Santiago, on prenait le métro et le bus tard le soir et jamais on ne s’est sentis en danger.

L’endroit où il ferait bon vivre ?

TILCARA! C’est un petit village argentin entouré de montagnes colorées. Les gens y sont ultrarelaxes et sympathiques, la nourriture y est incroyable et la région qui entoure le village est riche en activités. Évidemment, les citadins en nous s’ennuieraient des grandes rues, du bruit et du rythme de la ville. On ajouterait donc Buenos Aires à notre réponse. C’est beau, c’est grand, les services de bus et de métro sont efficaces, il y a un système de type bixi gratuit, il y a plein de musées, il y a de la bonne bouffe, les pistes cyclables sont nombreuses, c’est au bord de l’eau…c’est vraiment une ville dans laquelle on pourrait vivre.

Le voyage de nos deux Montréalais se poursuit encore pour quelques jours. Il n’est donc pas trop tard pour les suivre sur Instagram ou retourner en arrière sur leur fil de photos pour découvrir les endroits visités. Avec les Jeux olympiques au Brésil, espérons que la prochaine année sera pour vous l’occasion d’une redécouverte de l’Amérique du Sud où l’économie connaît une bonne croissance en dépit de problèmes régionaux et de la corruption encore endémique dans certains états.

Grippe 101 pour les journalistes !

via Twitter

C’est la grosse manchette depuis ce soir. Le Brésil connaît, dit-on, une grosse épidémie de grippe aviaire. Démontage d’une (fausse) nouvelle. 

par Alexandre Gagné

L’information provient de la réputée Agence France-Presse, communément appelée l’AFP. Premières lignes de la dépêche:

Source: AFP | Cliquez pour agrandir

L’erreur vient de là. Le journaliste qui a rédigé cette dépêche envoyée partout dans le monde ne connaît pas la grippe…et visiblement encore moins la science des virus. Les journalistes et rédacteurs dans les médias du monde qui ont repris sans double vérification l’information sont tombés dans le panneau bien malgré eux.

TVA Nouvelles

D’abord, une simple vérification sur le site de l’Organisation mondiale de la santé aurait permis de mettre en doute les premiers mots de la dépêche. En aucun temps, l’OMS ne parle de «grippe aviaire».

Ensuite, plus loin dans la dépêche, on parle bien de grippe de type A (H1N1). Ce n’est déjà plus de l’aviaire…

Au surplus, quand un virus se transmet de personne à personne, il n’est plus aviaire, mais bien humain.

La grippe est un virus dont il existe trois types: A, B et C.  Sur les virus, on retrouve deux types d’antigènes H et N qui permettent de les identifier, comme un code postal au Canada.

Source: via AFP

Les virus A et B sont les plus courants et responsables des épidémies grippales annuelles. Dans l’histoire, seuls les virus de type A ont causé des pandémies, comme la célèbre grippe espagnole de 1918. Cette année là, c’était un H1N1…comme aujourd’hui encore.

Mais le virus qui circule aujourd’hui est apparu en 2009. C’est un virus réassorti venant de souches aviaires, porcines et humaines.

Bref, l’information diffusée par l’AFP est erronée et sème la confusion.

Les autorités de la santé connaissent bien H1N1 et un vaccin existe pour cette souche. L’OMS surveille sa progression sur son site Internet.

CQFD.

Ajout au texte
Pour ceux qui s’inquiètent de cette grippe au Brésil, il n’y a pas matière à nouvelle. Le vrai danger est toujours celui d’une souche pour laquelle il n’y aura aucun vaccin et surtout une souche qui sera mortelle. Dans l’histoire, tous les virus ont émergé de Chine. C’est vers là qu’il faut continuellement regarder.

C’est justement là, actuellement, où il y a de nouveaux virus qui émergent…