Nouvelle saison d’icebergs à Terre-Neuve

Les icebergs sont nombreux cette année au large de Terre-Neuve et les touristes le sont tout autant pour venir faire la pose à côté de ces géants éphémères. Le phénomène est particulièrement important cette année. Le printemps frais que la côte atlantique connait a permis de retarder la fonte des icebergs.

Le Huffington Post présente sur son site un reportage de La Presse canadienne qui s’est rendu en mer en compagnie d’un groupe de touristes.

Source: Huffington Post

Le réseau anglais de Radio-Canada s’est aussi rendu sur place constater l’ampleur du phénomène et a rapporté des images impressionnantes, dont certaines prises sous l’eau.

Source: cbc.ca

Ce qui est toutefois le plus fascinant, ce sont ces dizaines de photos qui circulent sur les réseaux sociaux, prises par des habitants de Terre-Neuve ou des touristes de passage. Une recherche sur Twitter ou Instagram, avec quelques mots-clés appropriés, nous donne un aperçu de la situation au large des côtes terre-neuviennes.

 
On peut observer le phénomène dans cette compilation de photos tirées d’Instagram.
Source: Radio-Canada
Enfin, ce n’est pas la première fois que les icebergs dérivent aussi près des côtes de Terre-Neuve. Ça s’était produit en 1912, quand le Titanic a heurté l’un d’eux avant de sombrer. Et puis, en 1991 quand l’est du Canada avait connu cette année là aussi un printemps frais. Cela m’a rappelé ce reportage du regretté journaliste James Bamber qui était sur place. Il avait témoigné de la situation et fait parler les images à sa façon. Revoici son reportage…
Mise à jour du 17 juin à 15h00
Un employé de CBC à Terre-Neuve a publié cette photo d’un iceberg très impressionnant qui a été vu au large de Tickle Cove, sur le péninsule de Bonavista. Selon des résidents, le bloc de glace ferait environ un demi kilomètre de longueur. On ose pas imaginer la partie sous l’eau…
Photo: @CBCMikeRossiter 

CHRONIQUE – Appliquons le CSR au Québec !

Source: lcn.canoe.com

Une femme de 53 ans lutte pour sa vie après une collision avec un autre véhicule survenu à Ville Mont-Royal, nous apprend ce dimanche matin le réseau TVA. Selon les dernières informations, relayées en fin d’après-midi au Téléjournal de 17h à RDI, un des conducteurs aurait grillé un feu rouge.

Un triste événement qui rappelle la difficulté pour les automobilistes québécois de respecter à la lettre le Code de la sécurité routière (CSR). Difficile de dire aujourd’hui si le nombre d’infractions relativement à l’omission de se conformer à un feu rouge est en hausse en 2014 à ce sujet. Les statistiques de la Société de l’assurance automobile du Québec fournies sur son site Web ne sont pas mis à jour depuis deux ans.

Mais le portrait disponible, de 2002 à 2011, montre un nombre très important d’infractions à ce chapitre et notamment dans la région de Montréal.

Cliquez pour agrandir | Source: SAAQ

L’accident de ce dimanche n’est donc pas le premier du genre et sûrement pas le dernier car le respect de la signalisation n’est pas dans les moeurs de tous les Québécois. Combien de fois l’observateur urbain peut voir des conducteurs appuyer sur l’accélérateur lorsque le feu passe au jaune ? De trop nombreuses fois. Pourtant, le ministère des Transports précise que le feu jaune reste allumé de 3 à 5 secondes, le temps de permettre au conducteur de s’immobiliser. Pas d’accélérer. S’il ne le fait pas, le CSR prévoit une amende de 60$ en vertu de l’article 361.

Mais il y a pire et c’est une tendance qui s’observe à Montréal. L’auteur de ce billet l’a d’ailleurs constaté à nouveau au cours de la dernière semaine. De nombreux conducteurs de véhicules lourds, des employés de la Ville de Montréal, voire des conducteurs d’autobus de la STM dans des véhicules en transit n’hésitent pas à rouler à vive allure et à brûler volontairement un feu rouge en utilisant leur klaxon au moment de franchir l’intersection.

Comme si, ce geste imprudent, peut les relever de leur faute.

Des solutions ?

Ceux qui auront voyagé en Europe auront remarqué que les automobilistes appliquent les freins sur un feu jaune car les amendes y sont salées. Dans le contexte québécois, il est plus que temps que la SAAQ relance une campagne pour amener les conducteurs québécois à freiner au feu jaune et à s’immobiliser au feu rouge.

Il est aussi essentiel que les corps policiers mettent les bouchées doubles pour pincer les conducteurs fautifs qui grillent volontairement des feux rouge. Une autre solution serait l’ajout de photos radars aux intersections, ce qui permettrait sans doute de réduire drastiquement le nombre d’infractions.

Enfin, une meilleure synchronisation des feux de circulation dans les zones urbaines contribuerait à améliorer la fluidité du trafic. La création de carrefours giratoires pourrait aussi être une mesure efficace pour réduire le nombre d’intersection avec feux de circulation.

Malgré toutes ces mesures, si l’automobiliste s’empêche de freiner au feu jaune ou grille un feu rouge, c’est peut-être qu’à la base il roulait trop vite… Pour ça, les nouvelles limites de vitesse imposées à Montréal devrait aider, un peu, à corriger la situation.

Il y a 100 ans: La sécheresse sur le Québec

Source: La Patrie, 15 juin 1914

Je débute ici la publication de billets d’histoire pour remonter le temps avec vous. Mon expérience sur Twitter et les commentaires positifs de mes abonnés m’encourage dans cette initiative pour rendre accessible l’histoire populaire du Québec.

Il y a 100 ans, le Québec connaissait une de ses pires périodes de sécheresse. L’événement était assez important pour se retrouver à la une de La Patrie le 15 juin 1914. Selon le journal, dans «certains endroits de la province, on a pas eu de pluie depuis le mois d’avril, et dans le district de Montréal nous n’avons eu qu’un orage depuis le mois de mai».

Une situation visiblement exceptionnelle qui a surpris par son ampleur surtout en ce temps où les producteurs agricoles commencent leur travail dans les champs.

Le journal évoque alors les risques de récoltes moins abondantes, mais se retient de dire que tout est perdu…surtout au mois de juin!

Fermeture d’une Maison de la presse

La Maison de la presse | Photo: A. Gagné

La Maison de la presse internationale située au coin des rues Sainte-Catherine et Stanley en plein coeur de Montréal annonce sa fermeture. 

par Alexandre Gagné | Montréal

C’est par une simple note placée sur la porte d’entrée que le visiteur est informé de la décision des propriétaires de fermer boutique. Cela surviendra le 17 juin «après de nombreuses années» à cet endroit. L’avis réfère désormais les clients à l’autre établissement de la chaîne situé en face du métro Berri-UQAM.

L’avis ne précise pas les raisons de cette fermeture. Il faut dire qu’il est de réputation que le coût des loyers dans cette partie de Montréal est très important. L’établissement ne possédait pas non plus de terrasse extérieure qui aurait peut-être permis d’attirer davantage de visiteurs notamment en période estivale.

L’avis aux clients | Photo: A. Gagné

Aussi, l’arrivée des tablettes électroniques en 2010 a porté un dur coup à l’industrie du magazine papier. La majorité des grands titres de presse sont disponibles en ligne et cela souvent plus rapidement que l’édition en kiosque.  Un autre établissement de la chaîne avait d’ailleurs fermé ses portes l’an dernier dans le quartier Plateau Mont-Royal pour faire place depuis à une pizzéria.

CHRONIQUE: Quelques urbanités du samedi…

Source: 24 Heures

Le phénomène « Hidden Cash » est arrivé à Montréal il y a une dizaine de jours après avoir fait la manchette aux États-Unis. « Hidden Cash » ou le trésor caché c’est un mec plein aux as qui décide de redonner généreusement à son prochain dans le cadre d’un jeu: un indice via Twitter pour trouver une enveloppe cachée dans la ville.

Une chronique d’Alexandre Gagné | Montréal

Chez nos voisins du Sud, le concept a fait tout un carton. Ici, le compte Twitter @hiddencashMtl est apparu sur la toile le 3 juin et trois premiers « drop » d’argent, des billets de 100$, ont été fait dans la ville faisant du même coup trois heureux.

Puis, plus rien. L’individu derrière ce compte semble avoir été dépassé par l’engouement des Montréalais au point de lancer un appel à la sécurité.

Déjà, près de 11 000 personnes suivent ce généreux donateurs sur son compte Twitter. De nombreux organismes de bienfaisance ont interpellé l’homme pour qu’il verse son argent à leur organisme plutôt que de faire courir les gens aux quatre coins de Montréal. Pour l’heure, il semble que le mystérieux donateur fasse des consultations question de s’assurer que son geste ne provoque pas d’incidents malheureux. On ne sait pas encore quand il fera un prochain heureux d’un jour…


Les pics de la honte…

Au cours de la dernière semaine, il a beaucoup été question d’itinérance à Montréal avec cette histoire de « pics anti-itinérance » qui avait été installés autour de l’immeuble du magasin Archambault coin Berri et Ste-Catherine à Montréal. En fait, ces pics étaient là depuis un bon moment déjà, mais il a fallu qu’on y porte attention et qu’on signale l’affaire au maire Denis Coderre pour que cela prenne des proportions. Il faut dire que cette histoire est d’abord née en Europe où des pics similaires ont été dénoncés à Londres. Une recherche à Montréal a permis d’en trouver également.

Photo: A. Gagné

Le problème a-t-il bien été soulevé ? Ces pics visaient essentiellement à empêcher les flâneurs en tout genre de s’asseoir devant le commerce. Or, il se trouve que l’établissement est devant Émilie-Gamelin, le parc le plus fréquenté à Montréal par les itinérants. Le lien était évidemment facile à faire. Ce genre de dispositif urbain n’est cependant pas nouveau dans la métropole. Une visite d’autres endroits dans la ville nous montre que les architectes du mobilier urbain ont déjà pensé à la façon de limiter le flânage dans l’espace public.

Devant l’université Concordia, boulevard de Maisonnneuve, on retrouve des bancs publics avec une barre métallique qui empêche les gens (et peut-être aussi les itinérants) de s’y coucher. Au surplus, on a aussi installé des barres plus petites sur les murets de béton pour empêcher le même type de geste. Est-ce que ce dispositif a été dénoncé ? Non, pas encore.

On pourrait aussi y voir une façon d’empêcher les amateurs de planche à roulettes d’utiliser ce mobilier comme un espace de jeux. Personne n’a visiblement (du moins je n’ai rien aperçu) pas soulevé l’existence de ce mobilier urbain dans le débat de la semaine dernière qui a permis au maire Coderre de prendre le haut du pavé avec cette histoire.

Dans la plupart des villes, tous sont d’avis que l’espace public ne doit pas devenir un lieu d’occupation permanente et c’est pourquoi l’utilisation d’un mobilier adapté permet d’éviter le flânage urbain. De nombreuses villes européennes intègrent déjà ce principe dans leurs aménagements.

Cette histoire rappelle combien il peut être facile de verser dans le sensationnalisme et la désinformation. Le recours à des géographes et à des architectes aurait permis, dans les médias, de mettre en perspective cette fausse crise d’un jour…

Un nouveau virus débarque en Amérique

Après avoir franchi l’Atlantique et contaminé les Caraïbes, voilà que le virus du chikungunya vient de frapper pour la première fois aux États-Unis. 

par Alexandre Gagné | Montréal
L’information a été confirmée ce vendredi soir, 13 juin, par les autorités de la santé du Tennessee. Un résident du comté de Madison a contracté le virus connu pour provoquer des gonflements et des douleurs articulaires. Le virus se transmet par les moustiques infectés et, pour le moment, il n’existe aucun vaccin ou traitement médical contre le chikungunya. 
Sur son site Internet, le ministère canadien de la Santé explique quels sont les symptômes de la maladie. 
Source: voyage.qc.ca
C’est la première fois qu’un cas de ce virus est signalé aux États-Unis. Dans les Antilles, déjà plus de 100 000 cas ont été rapportés, selon le Département de la santé du Tennessee. Cette annonce survient à peine une semaine après qu’une étude a mis en garde contre le risque de propagation du virus aux États-Unis et au Canada. L’enquête insistait sur le fait que de nombreux Américains et Canadiens voyagent fréquemment dans les Caraïbes, ce qui les exposent davantage au virus et à la possibilité d’introduire le chikungunya en sol nord-américain. 
Le type de moustique porteur du virus avait déjà été identifié dans le sud des États-Unis, comme le montre la carte ci-dessous. 
Source: Plos.org 
La propagation du virus en sol américain ne fait désormais plus aucun doute. 

Tempête en vue !

Moins de 5 jours après le début officielle de la saison des tornades, voilà que la première tempête tropicale de la saison pointe le bout du nez.

Première région menacée: la Floride, comme le montre la trajectoire prévue par la NOAA, l’agence américaine de météorologie.

On peut retrouver sur son site, les différentes cartes ainsi que les prévisions pour les prochaines heures.

Fait inquiétant, la tempête longera la côte est américaine et pourrait bien apporter passablement d’eau dans une région déjà bien arrosée ces dernières semaines, notamment avec la fonte de la neige qui a été très abondante cet hiver.

Toutefois, vu la proximité de la tempête avec la côte, il est peu probable qu’Andréa devienne un ouragan, du moins à ce stade-ci.