Hawaï. L’éruption du Kilauea prend de l’ampleur

L’éruption du volcan Kilauea dans l’archipel d’Hawaï, un des plus actifs au monde, a pris de l’ampleur ces dernières heures et pourrait durer des mois, selon des experts. Le point. Continuer à lire … « Hawaï. L’éruption du Kilauea prend de l’ampleur »

Préparer les Américains à une attaque nucléaire

Les tensions entre la Corée du Nord et les États-Unis incitent les autorités américaines à mettre en place des mesures en prévision d’une attaque nucléaire, du jamais vu depuis la fin de la Guerre froide.

par Alexandre Gagné

Dans un avis publié sur son site Internet, le Centre de contrôle des maladies d’Atlanta (CDC) annonce qu’il va dévoiler le 16 janvier prochain qu’elle sera la réponse de la santé publique en cas d’une attaque nucléaire.

Même si le CDC estime qu’une « détonation nucléaire soit peu probable », l’organisme américain juge que les conséquences, si une telle chose se produisait, seraient dévastatrices et que le temps serait limité pour la mise en place de mesures de protection.

Le CDC veut donc lancer une vaste campagne d’information et de sensibilisation auprès du public américain pour les informer des mesures à mettre en place et des gestes à adopter.

Par exemple, dit le CDC, « se mettre à l’abri pendant au moins 24 heures peut sauver des vies et réduire l’exposition aux rayonnements ».

Dans la conférence que l’organisme va tenir, le plan d’urgence sera détaillé pour mettre en lumière les efforts de planification et de préparation des autorités de la santé publique américaine.

La Corée du Nord a annoncé en début de semaine qu’elle va renouer le dialogue avec la Corée du Sud dans une tentative d’apaiser les tensions dans la péninsule coréenne.

Dans un message diffusé le 1er janvier dernier, le leader nord-coréen a indiqué que son pays allait poursuivre ses efforts de fabrication d’armes nucléaires en plus de rappeler que l’ensemble du territoire américain était à sa portée.

Kim Jong-Un a indiqué que le bouton nucléaire est sur son bureau et fonctionnel. Une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir son homologue américain.

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De la neige à Hawaï et ce n’est pas une «fake news» !

Il a bien neigé ces dernières heures dans l’archipel d’Hawaï et ce n’est pas une «fake news». Explications.

par Alexandre Gagné

L’information a commencé à circuler sur les réseaux sociaux mardi soir quand la station météorologique d’Honolulu à Hawaï a publié cette photo.

NOAA

On y voit un des téléscopes Gemini recouvert de neige alors qu’il se trouve en plein océan Pacifique. Comment est-ce possible ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que cet observatoire, financé par sept pays dont le Canada, est situé sur la Grande île de l’archipel. «Big Island» est cette île où se trouve aussi le volcan Kilauea. Un des sommets de l’île culmine à environ 4200 mètres d’altitude.

La neige à cet endroit et surtout à cette altitude est donc un phénomène normal même si l’on se trouve en plein coeur du Pacifique. Toutefois, la neige observée actuellement est légèrement plus hâtive cette année.

Les services météorologiques américains ont émis un avis de temps hivernal pour les hauts sommets jusqu’à jeudi. On prévoit des périodes de neige et de pluie en continue.

Hier, il est tombé quelques centimètres de neige au sol juste assez pour enflammer la toile.

On peut suivre en direct les caméras installées au sommet de l’île en cliquant ici.

Volcan Agung. Risque d’un coup de froid sur le climat en 2018 ?

L’éruption du volcan indonésien Agung depuis le 21 novembre inquiète les experts du climat mondial. Si l’éruption prend de l’ampleur, les rejets dans l’atmosphère pourraient être suffisants pour amener une baisse des températures dès l’an prochain sur l’hémisphère Nord. Explications.

par Alexandre Gagné

L’été 2018 pourrait bien être très moche sur une grande partie de l’Amérique du Nord et de l’Europe. En cause: l’éruption en cours du volcan Agung sur la très touristique île de Bali.

Depuis le mois d’août, le volcan montrait sporadiquement des signes de réveil. Les premiers depuis la grande éruption de 1963 qui avait fait 1600 morts. Mardi dernier, le volcan éjecte un immense panache de cendres et de vapeur qui s’élève à 700 mètres au-dessus du volcan.

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Le 25 novembre, l’éruption s’intensifie. La lave remonte. Les éjections de cendres perturbent le trafic aérien. Les autorités ferment l’aéroport de Denpasar. Des évacuations massives sont ordonnées sur l’île.

QUELLES INQUIÉTUDES ?

Les volcanologues redoutent actuellement une augmentation de l’intensité de l’éruption. Des remontées de magma sont constatées. La terre tremble un peu plus. Tous les signes pointent vers une éruption prochaine de grande ampleur. Seul le temps le dira.

Mais déjà, des volcanologues, comme Patrick Allard de l’Institut de physique du globe de Paris, croient que cette éruption a le potentiel de provoquer des perturbations du climat.

« Si l’éruption prend de l’ampleur, sur la base de 1963, par exemple les colonnes montaient à 20 kilomètres d’altitude jusque dans la stratosphère et l’éruption a même eu un impact sur le climat pendant les deux années qui ont suivi avec un refroidissement de 0,2 à 0,4 degrés de l’hémisphère Nord », a-t-il confié en entrevue à Radio-Canada.

Il faut dire que le volcan Agung, dont le nom signifie « haute montagne » dans la langue locale, culmine à environ 3100 mètres d’altitude. Ses projections peuvent donc atteindre facilement la stratosphère où les courants ont la capacité de transporter les particules de dioxyde de soufre qui vont réduire le rayonnement solaire et ainsi entraîner une baisse des températures au sol.

DES PRÉCÉDENTS ?

Les scientifiques ont depuis longtemps observé des effets entre les éruptions volcaniques et des variations du climat, mais jusqu’à tout récemment peu d’études avaient documenté le phénomène. D’abord, il fallait un événement pour l’étudier. Ensuite, des équipement et des techniques pour le faire adéquatement.

L’éruption du volcan Pinatubo aux Philippines le 9 juin 1991 a donné de la matière pour cette recherche. L’éruption du volcan est survenue après 600 ans d’inactivité. Les dommages dans un rayon de 25 kilomètres ont été considérables avec la démolition de 8000 maisons sans compter la mort de 850 personnes sur les 2 millions touchées.

La longue étude qui a suivi a permis de montrer que le volcan a injecté plus de 20 millions de tonnes de dioxyde de soufre dans la stratosphère et provoqué un refroidissement global moyen de 0,4°C.

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Via meteo-paris.com

Les effets se sont sentir dès l’année suivante. En 1992, au Canada, l’été est froid et pluvieux. Un mauvais temps qui nuit aux récoltes ainsi qu’à l’industrie touristique. Même constat en France qui connaît un véritable « déluge » durant la période estivale, nous rappelle le site Meteo-Paris.com .

Les conséquences de l’éruption du Pinatubo vont mettre 2-3 ans à s’estomper.

L’ANNÉE SANS ÉTÉ

Le 5 avril 1815, un autre volcan de l’Indonésie, le Tambora, explose. C’est une des plus violentes éruptions de ce millénaire. On dénombre 70 000 morts dans les environs du volcan et un séisme associé provoque un tsunami sur les côtes de la mer de Java.

Dans l’hémisphère Nord, les effets de l’éruption se font sentir dès le mois d’août 1815. Au Canada, les récoltes sont compromises par des gelées très hâtives, mais c’est en 1816, l’année connue comme l’année sans été, que ses effets sont dévastateurs.

Sur tout le territoire du Bas-Canada, une chute dramatique des températures est observée. Des gelées sont rapportées pendant toute l’année 1816. L’angoisse s’empare de la population. Le 3 juin, une forte tempête de neige paralyse Montréal et Québec. La disette s’installe et les autorités coloniales doivent intervenir.

En France, les données météorologiques font aussi état d’un été gris et pluvieux. L’agriculture tourne au ralenti.

Auparavant dans l’histoire, l’éruption du volcan Laki en Islande, du 8 juin 1783 à février 1784 serait associée à plusieurs années de mauvaises récoltes en France. Une disette qui va conduire à des soulèvements…et à la Révolution de 1789.

L’éruption de l’Agung est donc à suivre de près. De très près même…

Préparez-vous! La grippe arrive et elle sera forte

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Le virus H3N2

L’épidémie de grippe saisonnière frappe à nos portes dans l’hémisphère Nord et si l’on en croit les premiers rapports et surtout la situation vécue ces derniers mois dans l’hémisphère Sud, l’influenza sera agressive et pourrait faire un nombre de victimes plus élevé qu’à l’habitude.

par Alexandre Gagné

Dans son tout dernier rapport de surveillance de la grippe pour la semaine du 15 au 21 octobre, Santé Canada révèle que « le pourcentage de tests de laboratoire positifs pour la grippe est plus élevé pour cette période de l’année, par rapport aux saisons précédentes».

L’agence fédérale précise aussi que « les hospitalisations liées à la grippe et le nombre de régions signalant une activité sporadique ou localisée se trouvent dans la gamme supérieure des niveaux prévus pour cette période de l’année».

Aux États-Unis, le Centre de contrôle des maladies (CDC) d’Atlanta signale déjà une première victime cette saison; un jeune enfant qui a été emporté par le virus de l’influenza A H1N1. Dans l’ensemble du pays, l’activité grippale est encore à des seuils relativement faibles.

Pour le CDC, cette situation n’est pas anormale. Cependant, la précocité avec laquelle frappe la grippe cette saison rappelle la saison 2003-2004 qui avait été associée à une hausse des décès chez les enfants dans plusieurs états.

En France, le Réseau Sentinelles ne signale pas encore d’activité de niveau épidémique. Toutefois, au cours de la semaine du 23 au 29 octobre, 5% des prélèvements testés étaient positifs à un virus de la grippe.

POURQUOI DES INQUIÉTUDES ?

Les autorités de la santé dans l’hémisphère Nord sont aux aguets, car la saison de grippe a été très difficile dans l’hémisphère Sud, particulièrement en Australie et à Hong Kong. Ces deux régions ont connu leur pire saison depuis de nombreuses années. Le virus en cause: le H3N2.

En Australie, le pays-continent a connu presque 2 fois et demi plus d’infections que durant la même période l’an dernier. Au 18 août, 93 711 cas de grippe avaient été confirmés par des tests en laboratoire.

Les personnes âgées de plus de 80 ans et les enfants en bas âge, de 5 à 9 ans, ont été les plus affectés. En tout, plus d’une cinquantaine de décès ont été enregistrés selon le dernier rapport gouvernemental, contre 27 durant la même période en 2016.

QUEL VIRUS ?

Les tests de laboratoire menés jusqu’ici dans l’hémisphère Nord montrent que la souche de l’influenza en cause est le H3N2. Un virus qui pourrait causer des ravages car c’est le même virus qui avait frappé avec vigueur, il y a trois ans, quand le vaccin était inadéquat. Cette souche (H3N2) est réputée affecter plus gravement les gens âgés amenant des problèmes respiratoires plus importants, des hospitalisations et un taux de décès plus élevé.

Cette année, les microbiologistes ont observé que le virus s’est encore modifié et il n’est pas sûr que le vaccin pourra être totalement efficace, comme en Australie.

Actuellement, selon le CDC, les quatre principales souches de la grippe qui circulent sont les suivantes:

Influenza A (H1N1)/Michigan/45/2015

Influenza A (H3N2)/Hong Kong/4801/2014

Influenza B/Victoria et Influenza B/Yamagata

QUEL VACCIN ?

En Australie, les données récentes concernant l’efficacité du vaccin administré à la population sont inquiétantes. Le vaccin n’aurait offert qu’une protection d’à peine 10%, a indiqué sur Twitter la journaliste scientifique Helen Branswell.

Le vaccin qui a commencé a être administré en France et au Canada, comporte les souches de l’influenza A, mais le virus possède aussi des sous-types en circulation dont il faut se méfier.

L’an dernier, les études ont montré que ceux qui avaient reçu le vaccin étaient protégés seulement entre 34% et 37%. Des mesures d’hygiène, comme le lavage des mains, doivent donc être adoptées pour réduire les risques de contamination.

Une incertitude plane donc sur la saison à venir dans l’hémisphère Nord, mais au regard de la situation chez nos voisins du Sud, il y a tout lieu de rehausser notre vigilance face à cet éternel virus en constante mutation.

Honolulu. Terminé le téléphone portable en traversant la rue!

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Une policière au travail à Honolulu | Photo: A. Gagné

La ville d’Honolulu, dans l’État américain d’Hawaï, prend les grands moyens pour assurer la sécurité de ses piétons. À compter de ce mercredi, il est désormais interdit de traverser la rue en regardant son téléphone portable sous peine d,une amende pouvant atteindre 35 dollars.

par Alexandre Gagné

Aux États-Unis, cette décision est une première. Les autorités parlent d’une décision qui s’imposer pour lutter contre ceux qu’on appelle les « zombies des téléphones », ces gens rivés à leur écran en quasi permanence.

Un problème de « santé publique », selon plusieurs observateurs.

La mesure qui entre en vigueur aujourd’hui 25 octobre a été signée à la fin de juillet par le maire d’Honolulu, Kirk Caldwell. Selon ce nouveau règlement, «aucun piéton n’a le droit de traverser une rue ou une voie rapide en regardant un appareil électronique».

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Vue du centre-ville d’Honolulu | Photo: A. Gagné

Seule exception, il demeure possible de parler au téléphone en traversant la rue, pour autant que le piéton regarde devant et autour de lui.

En 2016, l’association des gouverneurs d’États sur la sécurité des autoroutes (GHSA) a révélé que près de 6 000 piétons ont été tués par des voitures, soit environ 11% de plus qu’en 2015 et 22% de plus qu’en 2014.

D’autres villes américaines et certaines à travers le monde entendent observer le cas d’Honolulu et pourrait s’en inspirer pour élaborer leur propre législation en la matière.

Sources: agences de presse, observer.com  

++ À lire aussi: Retrouvez l’actualité des États-Unis ici

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Les États-Unis pourraient activer les bombardiers nucléaires

Face aux menaces de la Corée du Nord, les États-Unis envisageraient de remettre en alerte, 24 heures sur 24, ses bombardiers nucléaires B-52, avance le site spécialisé dans les activités militaires Defense One

par Alexandre Gagné

La mesure, si elle se confirme, sera une opération jamais vue depuis la fin de la Guerre froide en 1991.

B-52
Un B-52 bombardant l’Irak

Les bombardiers B-52 sont stationnés sur la base aérienne de Barksdale en Louisiane. Ils seraient donc équipés de leurs ogives nucléaires et seraient prêts à s’envoler à tout moment.

Selon les informations du site Defense One, qui cite un responsable de l’armée, «l’ordre d’alerte n’a pas encore été donné, mais des préparatifs sont en cours afin de préparer sa venue».

Des travaux de rénovation des installations sont en cours de réalisation, notamment aux bâtiments où les équipages des B-52 devraient s’installer en permanence. À l’intérieur d’un bâtiment, des lits ont été déployés pour plus d’une centaine de membres d’équipage.

Le site de Barksdale doit accueillir prochainement deux avions de commandement nucléaire, soit le E-4B Nightwatch et le E-6B Mercury, qui seront également placés en alerte. En cas de guerre, les deux avions deviendraient des postes de commandement volant du secrétaire à la Défense et du commandement central du STRATCOM.

Si un ordre d’attaque était donné par le président Trump, ces deux avions seraient chargés de transmettre les codes de lancement des missiles aux bombardiers, aux bases terrestres et aux sous-marins.

LES ÉTATS-UNIS NIENT LES INFORMATIONS

La réaction des autorités américaines à ces informations a été immédiate. Selon le réseau NBC, Washington a nié que l’armée s’apprêtait à mettre en alerte les bombardiers B-52, comme rapporté par le site Defense One.

Un représentant de l’armée a cependant confirmé que des bases pouvaient subir des travaux de rénovation pour maintenir leur état de préparation.