Ouganda. Une fièvre hémorragique inquiète les autorités

L’inquiétude règne en Ouganda après la découverte de plusieurs cas de la fièvre hémorragique de Marburg dans l’est du pays à la frontière avec le Kenya.

par Alexandre Gagné

Selon les autorités ougandaises, citées par la BBC, au moins deux personnes ont succombé à la maladie et des tests menés sur des échantillons de sang ont confirmé la présence du virus.

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Le virus de Marburg

La fièvre hémorragique de Marburg est provoqué par un virus de la même famille que celui de l’Ébola. Le virus se transmet par des contacts rapprochés avec les liquides corporels d’une personne infectée, comme le sang, les selles, l’urine, la salive, les vomissures et même par le sperme.

Dans un article, le site Al Wihda info, précise que les victimes ont pu « être exposées au virus dans les centres de santé et lors de cérémonies funéraires traditionnelles » dans le district de Kween.

Lorsqu’une personne est infectée, elle connaît rapidement une forte fièvre accompagnée de diarrhée, de vomissements et une hémorragie sévère qui l’emporte en peu de temps.

Le virus de Marburg est endémique dans plusieurs régions d’Afrique, c’est-à-dire qu’il n’est jamais vraiment éliminé. La maladie avait été décrite pour la première fois en 1967 en Allemagne et en Yougoslavie quand des chercheurs sont tombés malades lors d’expériences sur des cellules rénales prélevées sur des singes verts importés d’Ouganda.

Le taux de mortalité peut varier de 25% à 80% selon l’Organisation mondiale de la santé qui suit la situation de très près. Sur Twitter, la journaliste scientifique canadienne, Helen Branswell, émet toutefois des réserves sur l’ampleur de l’épidémie sachant que les données fournies par les autorités ne sont pas toujours totalement fiables.

La dernière épidémie connue remonte à octobre 2012. À ce moment, la fièvre hémorragique de Marburg avait causé la mort de 15 personnes sur les 26 cas recensés en Ouganda.

Notez qu’il n’existe aucun traitement ni aucun vaccin pour ce virus.

QUAND LA BBC SE TROMPE

Dans son article sur la situation en Ouganda, la BBC présente une photo de Getty Images qu’elle estime être «des agents du service d’hygiène dans un hôpital en Ouganda». Or, des vérifications montrent plutôt qu’il s’agit d’une photo prise en Angola par l’AFP qui alimente Getty Images.

Preuve ici que les médias traditionnels ne sont pas à un mensonge près, quand vient le temps d’utiliser des images d’archives…

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Tous égaux…tous humains.

Les récentes déclarations de Donald Trump, candidat républicain dans la course à la Maison Blanche, contre l’immigration musulmane ou encore les commentaires déplacés qui pullulent sur les réseaux sociaux, souvent publiés sous le coup de l’émotion, en réaction aux fortes manchettes de l’actualité récente, font oublier à plusieurs que nous sommes tous égaux…tous humains. 

par Alexandre Gagné  – (première partie)

Photo: A. Gagné

La trilogie Retour vers le futur a laissé des traces dans mon enfance. Voyager dans le temps a toujours représenté une utopie pour s’imaginer vivre dans un passé glorieux ou explorer un futur inconnu. Aujourd’hui, ce rêve est quasi possible et je viens de le réaliser.

Il y a quelques semaines, j’ai commandé via Internet une trousse d’analyse génétique auprès de la société 23 and me. 23, c’est le nombre de paires de chromosomes chez l’humain. La compagnie derrière 23 and me, c’est Google, le géant de la Silicon Valley en Californie. (Pourquoi Google ? J’y reviendrai dans un prochain billet.)

Pour environ 200$, la firme réalise en quelques semaines le séquençage de votre génome humain, c’est-à-dire qu’elle décode (en partie) l’information contenue dans les 23 paires de chromosomes. Un vrai voyage dans le temps.

Le processus

Après l’inscription et le paiement sur le site, la firme vous fait parvenir la trousse de prélèvement. Il s’agit d’un petit flacon où il faut y laisser quelques millilitres de salive. En refermant l’éprouvette, un liquide stabilisateur s’injecte automatiquement dans le flacon. La trousse, pré-affranchie, peut aussitôt être remise à la poste. Une longue attente commence.

L’échantillon portant un numéro d’identification unique peut être suivi en temps réel sur Internet à chaque étape du processus.

23 and me parle d’un délai de 4 à 12 semaines. Dans mon cas, un mois a suffit pour l’obtention des résultats.  La quantité d’information disponible est étonnante et dépasse mes attentes. Certes, le tout est anglais, mais relativement facile à comprendre. Pour les moins habiles, l’usage d’un bon traducteur en ligne (celui de Google du reste) vous permettra de mieux saisir le sens de certains mots du vocabulaire médical ou scientifique.

Retour vers le passé

Source: 23 and me – Données personnelles

Les premiers résultats proposés concernent d’abord nos origines ancestrales. Je savais, pour avoir fait ma généalogie matri et patrilinéaire, que mes lointains ancêtres sont Français, particulièrement natifs de la petite commune de Saint-Cosme-en-Vairais, dans le Pays de la Loire. Ils étaient arrivés dans la région de Québec dans les vagues d’immigration des années 1650 pour s’installer à l’Île d’Orléans.

Là s’arrêtaient mes connaissances. Ce que l’analyse ADN a révélé m’a stupéfait. Les résultats montrent la composition de mes gènes à travers les 31 grandes populations du monde. L’analyse comprend l’ADN reçu de tous mes ancêtres récents, des deux côtés de ma famille. Ce qui est étonnant, c’est que les résultats reflètent l’endroit où mes très lointains ancêtres ont vécu avant les migrations massives des 100 dernières années.

D’abord, j’apprends que seulement 15% de mes gènes sont Français. J’aurais pensé davantage. Le

Source: 23 and me – Données personnelles

reste constitue la surprise. Je découvre avoir 25% de gènes d’origine britannique et irlandaise. Pourtant, cela ne fait pas de moi naturellement une personne parfaitement bilingue! Les autres pourcentages, bien que plus faibles, montrent bien un mélange européen des populations finlandaises, scandinaves, espagnoles et italiennes. Les déplacements humains en Europe au gré des conflits et autres tribulations du temps expliquent, sans doute, ce mélange génétique.

«C’est fascinant», dirait (assurément) l’animateur de Découverte, Charles Tisseyre, à Radio-Canada.

Mais ce que je trouve encore plus étonnant, c’est la présence de gènes de l’Afrique du Nord dans les résultats. Un petit pourcentage qui me ramène à mes lointains ancêtres, alors qu’ils étaient encore sur ce grand continent où l’aventure humaine a débuté, il y a 2,8 millions d’années.

Ces données permettent de relativiser bien des choses et de montrer au final que nous avons, toutes et tous, des gènes de nombreuses autres communautés humaines.

Bref, alors que le monde connaît de grands tourments, que les tensions humaines sont de plus en plus exacerbées par des considérations souvent ethniques, culturelles et religieuses, il convient à tous de se rappeler que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, nous sommes tous du genre humain.

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Ajouts:

– Dans les semaines à venir, la série sur le sujet se poursuivra avec d’autres résultats fascinants…

– Pour les intéressés, voici un article (en anglais) sur la généalogie de Donald Trump et ses ancêtres allemands et britanniques.

– Enfin, si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires !

Intervention militaire au Yémen

L’Arabie saoudite a lancé une vaste intervention militaire au Yémen voisin impliquant plus de 10 pays pour répondre à l’appel à l’aide du président yéménite contesté par les rebelles chiites houthis.

L’opération a pour objectif de défendre le gouvernement légitime du Yémen et tenter d’empêcher le mouvement rebel, appuyé par l’Iran, de prendre le contrôle du pays.

L’intervention militaire a débuté à 19 heures, heure de Montréal (23h GMT).

Selon les premières informations, le palais présidentiel ainsi que le quartier général de la police ont été la cible des premiers bombardements. Le président yéménite avait quitté la capitale avant le lancement de l’opération.

Les tirs de l’aviation saoudienne ont aussi visé des systèmes de défense aériens et au moins 4 avions ont été abattus.

L’agence de presse Reuters a indiqué, pour sa part, que l’aéroport de Sanaa avait aussi essuyé des bombardements.

Plusieurs vidéos ont été partagées sur Youtube montrant la situation dans la capitale. 
La ville de Sanaa qui essuie actuellement les bombardements de l’aviation saoudienne est l’une des plus anciennes cités du monde. Les premières traces de peuplement remontent au 10e siècle avant notre ère. On y compte une université musulmane et 106 mosquées. 
Le pays est indépendant depuis 1918 après avoir été occupé longtemps par l’Empire ottoman.
Les rebelles chiites Houthis se sont emparés de Sanaa le 21 septembre dernier. 
Les récentes recherches archéologiques tendent à montrer que les premiers hommes qui ont quitté l’Afrique, il y environ 70 000 ans, auraient traversé le détroit de Bab al-Mandab pour longer ensuite la côte du Yémen avant de gagner l’Asie. 

Afrique du Sud: le braconnage en passe de décimer la population de rhinocéros

JOHANNESBURG (Gauteng), 22 août 2013 (AFP) – Le braconnage des rhinocéros continue de s’aggraver en Afrique du Sud, avec déjà 587 animaux tués en 2013, une hécatombe qui risque de provoquer le déclin de la population à partir de 2016, selon une spécialiste.

« Les scientifiques sont inquiets car nous nous approchons de plus en plus du point critique où le nombre de rhinocéros tués sera supérieur au nombre de naissances, et alors la population commencera à décliner », a expliqué à l’AFP jeudi Jo Shaw, spécialiste de ces grands mammifères à l’organisation écologiste WWF.

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