Italie – L’Etna entre en éruption

Rome, 5 janvier 2012 (LesNews) — Le volcan du mont Etna est entré en éruption ce jeudi matin, selon des images relayées par les caméras de surveillance situées à proximité.

par Alexandre Gagné

Prise le 5 janvier 2012 à 5h11

L’activité éruptive a débuté vers 5 heures, heure locale, et consistait en une explosion de lave sur le cône sud-est. La fontaine de lave était bien visible et une coulée pouvait être observée sur les caméras relayées par une radio locale.

C’est la première activité strombolienne depuis le début de la nouvelle année pour ce volcan, le plus actif d’Europe. Le 3 décembre dernier, l’édifice volcanique avait produit un gros panache de gaz et cendres, libéré au niveau de la Bocca Nuova.

La dernière éruption majeure remontait au 15 novembre dernier et avait durée 2h30.  Les éruptions de l’Etna sont très fréquentes et même en phase plus calme il rejette d’énormes quantités de gaz depuis ses cratères sommitaux. Ces derniers sont au nombre de 4 : la Voragine (formée en 1947), la Bocca Nuova (née en 1968), le cratère nord-est (né en 1911) et le cratère sud-est (apparu en 1971).

Prise le 5 janvier à 6h20

Le risque majeur sur ce volcan demeure l’occurrence à moyen terme d’une éruption excentrique, c’est à dire sur les basses pentes du volcan, là où la densité de population est très élevée. La dernière de ce type s’est produite en 1669 et a entraîné la destruction partielle de la ville de Catane.

MISE À JOUR: En fin de journée, le 5 janvier, l’activité a fortement diminué sur l’Etna.

(Sources: Radio Studio 7, Activolcans)

La grippe aviaire: un retour programmé en 2012 ?

Disparue des écrans radars depuis 2004, la grippe aviaire hautement pathogène H5N1 n’avait pas pour autant été rayée du paysage et pourrait bien faire un retour en 2012. Explications. 

par Alexandre Gagné

Montréal, 30 décembre 2011 (LesNews) — Un homme de 39 ans est mort après avoir été testé positif au virus de la grippe aviaire H5N1 à Shenzhen, une ville chinoise située près de Hong Kong. 
Selon plusieurs médias locaux, l’homme a développé les premiers symptômes de la maladie le 21 décembre dernier et a été admis à l’hôpital le jour de Noël. Il souffrait d’une grave pneumonie, selon le Centre de santé publique de Hong Kong dans un communiqué. D’après les informations disponibles, l’homme, un chauffeur d’autobus, n’avait pas voyagé récemment et n’aurait pas eu de contacts étroits avec des volailles avant sa contamination, ce qui relance l’idée d’une possible infection inter-humaine. Son travail aurait toutefois pu exposer d’autres personnes au virus.
Le gouvernement chinois a pris les choses au sérieux. Très rapidement, les livraisons de poulets ont été suspendues vers Hong Kong, une importante plaque tournante mondiale, après la découverte d’oiseaux infectés. Le niveau d’alerte a été relevé et les autorités tentent de remonter la piste après qu’un poulet infecté. Au moins deux écoles ont aussi été fermées à la suite de la découverte d’oiseaux morts infectés sur leur terrain.
Les scientifiques qui suivent de près H5N1 sont particulièrement inquiets, car des modifications récentes observées dans les gènes du virus laissent penser qu’il serait davantage en mesure de se transmettre par voie aérienne, d’où le risque accrue de contagion. 
Ce n’est pas la première fois que Hong Kong est le point de départ de graves épidémies mondiales. L’endroit avait d’ailleurs été à l’origine d’une première vague de cas de grippe aviaire H5N1 chez les humains en 1997. La maladie avait fait six morts et forcé l’abattage de millions de volailles.
Au cours des dernières années, le virus, qui est connu pour ne pas passer facilement d’humain à humain, a tué plus de 330 personnes autour du monde, avec l’Indonésie comme pays le plus touché. La plupart des infections humaines résultent d’un contact direct avec des oiseaux infectés.
Les scientifiques craignent essentiellement que H5N1 évolue génétiquement vers une forme facilement transmissible entre humains, avec le potentiel de causer des millions de morts, car aucun vaccin n’est disponible pour le moment. 
Autres infections
Zone d’échange mondiale importante en Asie, Hong Kong avait été au centre de l’actualité en 2003 lors de l’épidémie de SRAS, une maladie respiratoire mortelle, qui avait fait 300 personnes dans la ville et 500 autres dans le monde entier, dont 44 au Canada.
Avec des milliers de personnes en transit, chaque jour, à Hong Kong, une éventuelle épidémie pourrait rapidement gagner les cinq continents, d’où l’inquiétude des autorités sanitaires mondiales. Les scientifiques ne veulent donc pas voir se répéter à nouveau le scénario catastrophe de 2003.

(Source: AFP, Reuters, Recombinomics, Pandemic information news)

Mort de Kim Jong-Il: Récit d’une soirée d’actualités sur la toile…

Chronique — par Alexandre Gagné
La soirée s’annonçait calme sur la toile, en ce dimanche soir. Aussi calme que le soir de l’annonce de la mort d’Oussama ben Laden. Un dimanche aussi. Il était 20h30 quand j’ai aperçu le tweet de l’agence de presse sud-coréenne, Yonhap, passer dans ma « timeline » sur mon écran de surveillance de Tweetdeck.
Le message (ci-contre) était court, mais disait tout. Lorsqu’on est un habitué des dépêches d’agence et surtout quand on connaît le niveau de fermeture du régime nord-coréen, une telle dépêche laissait présager du pire, sachant que le cher leader n’était pas au mieux de forme. Mon premier réflexe, alimenter @LesNews, le fil de nouvelles internationales auquel je collabore depuis 2 ans. 
Il était 20h33 quand j’ai envoyé ma dépêche aux 81 000 abonnés. Dans mon texte, je fais preuve de prudence, j’ai employé le conditionnel, car en matière de propagande, il est déjà arrivé que de telles annonces soient reportées ou annulées. Une fois la dépêche envoyée, j’ai informé, dans tweet publié à 20h34, mes propres abonnés de la situation en évoquant clairement la possibilité d’une annonce relative à la mort du président Kim Jong-Il.
Dans le monde francophone, aucune autre source n’a fait mention de cette information. Du côté anglophone, le fondateur de l’agence BNO News a repris, lui aussi, l’information sur son fil Twitter qui a été relayée également par le compte @BreakingNews. Et puis, ce fut l’attente jusqu’à 22 heures. Pendant 1h30, j’ai scruté le web à la recherche d’informations sur l’état de santé de Kim Jong-Il. Mais rien. Aucun blogue, aucun site ne parlait de problèmes récents. Entre temps, j’ai syntonisé des stations de télévisions asiatiques, en Corée du Sud et au Japon, pour suivre la situation. Des stations de radio étaient aussi en émission spéciale et les agences de presse des pays asiatiques étaient en mode d’alerte.
À 21h59, je me décide et prépare mon texte de dépêche. Pour moi, il ne fait plus de doute, malgré la crainte en écrivant de heurter le bouton « Enter » et de propager une fausse nouvelle.
Sur mon 2e écran d’ordinateur (oui, j’ai un dual screen), deux chaines de télévision (Sky News et NHK) et un renifleur de mots-clés sur Twitter. Je suis prêt. Yonhap aussi était prête. Il y a un peu de retard. À 22h02, à Séoul, une radio confirme la mort de Kim Jong-Il. J’appuie sur « Entrée ». Voilà, le monde est informé. L’agence Yonhap sort sa dépêche dans la seconde.
Aux États-Unis et dans le monde anglophone, @BreakingNews mettra 8 minutes, à 22h10, avant de faire la même chose. Au Québec, la palme revient au fil de Canoë qui a annoncé, à 22h03, la mort de Kim Jong-Il en citant les « réseaux sociaux ». 
Radio-Canada a tweeté la mort du dictateur à 22h06 et TVA Nouvelles a publié l’information à 22h22 sur son compte Twitter. N’ayant pas d’images à se mettre sous la main, TVA a même repris ma propre capture d’écran pour sa page Facebook, image relayée par une ancienne collègue, qui me suivait sur Twitter et Facebook. Et il faudra encore beaucoup de temps (voir ici la démonstration) pour que d’autres sites d’informations en français, notamment en Europe, ne sorte la nouvelle, comme on peut le voir sur cette comparaison.
Puis, sur le fil @LesNews, j’alimente les abonnés avec les détails et des captures d’écran montrant la couverture médiatique de cette annonce. En ondes, les chaînes québécoises ont mis un temps à réagir. LCN a annoncé la mort de Kim Jong-DEUX, ce qui a été suffisant pour se payer la tête de la lectrice qui a commis cette bourde de débutante.
Une fois l’annonce complétée sur @LesNews, je démarre la numérisation de la chaîne japonaise NHK qui présente un reportage biographique sur la mort de Kim Jong-Il. Une vingtaine de minutes, plus tard, la chaîne diffuse la vidéo officielle de la chaîne nord-coréenne. Vidéo fantastique. Elle comporte des sous-titres en anglais. Je numérise le tout, sauvegarde la vidéo et fait le montage le plus rapidement possible, malgré la lenteur de mon PC! À 23h05, je diffuse la vidéo simultanément sur @LesNews et sur mon compte Twitter.
 
Le compte américain @BreakingNews, comptant plus de 3 millions d’abonnés, va diffuser un lien à 23h22. Voyant que ce lien ne compte pas de sous-titres, je leur envoi le mien qui est repris à 00h08.
En l’espace de quelques heures, ma vidéo aura été vue plus de 152 600 fois (relevé à 17h20, ce lundi). À la suite de mes publications, les commentaires ont été nombreux, et je remercie les personnes qui ont pris le temps de m’écrire. 
Le compte @LesNews a aussi été inondés de commentaires positifs, comme celui-ci, capté au hasard.
L’arrivée des réseaux sociaux et notamment de Twitter a changé la façon de faire de l’information et pour le public la façon de s’informer. Les médias traditionnels, et particulièrement au Québec, tardent à développer ce créneau et leur rapidité à transmettre l’information n’est pas toujours au rendez-vous. Il est simplement étonnant que tous ont attendu après 22 heures pour évoquer la situation mystérieuse qui se déroulait en Corée du Nord. 
Au surplus, de l’intérieur, notamment à TVA, on implicitement reconnu n’avoir pas suffisamment anticipé la nouvelle. À RDI, on a déploré qu’un jeune journaliste, en congé, qui me suivait sur Twitter/Facebook n’ai pas informé sa rédaction de la chose. Visiblement, il y a beaucoup à faire pour former les journalistes à l’utilisation de l’information en ligne et savoir chercher sur le Net demeure un art que peu de personnes savent maitriser. Dans les circonstances, je dois lancer en boutade…

Conférence sur le climat : trop peu, trop tard pour réduire le réchauffement de la Terre ?

Montréal, 11 décembre 2011 (LesNews) — C’est par un succès en demi-teinte que s’est conclue, tôt dimanche matin, la conférence sur le climat de Durban après 14 jours et deux nuits d’intenses négociations entre les représentants des quelque 190 pays participants.
par Alexandre Gagné

Que retenir ?

D’abord, le protocole de Kyoto, adopté en 1997 et en vigueur depuis 2005, est sauvé. L’accord qui fixe des objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES) à une quarantaine de pays industrialisés, sauf les États-Unis, pourra se poursuivre après son expiration à la fin de 2012. L’Union européenne (UE) souhaitait un engagement ferme de tous les pays dans un nouvel accord juridiquement contraignant, mais les pays émergents, comme l’Inde, s’y sont farouchement opposés.    
Prolonger Kyoto était donc la seule solution à court terme. La durée de la deuxième période d’application de Kyoto (probablement 5 ou 8 ans) doit faire l’objet d’un nouveau débat l’an prochain, mais ce prolongement se fera sans le Canada, la Russie et le Japon qui ont décidé de se retirer de l’accord. Dans le contexte, Kyoto 2 ne concernera plus qu’environ 15% des émissions mondiales de GES.
Ensuite, pour satisfaire l’UE, les pays participants acceptent que soit établie une nouvelle « feuille de route » menant vers un nouvel accord global juridiquement contraignant pour tous les pays sans exception. Objectif visé : signer le nouveau texte en 2015 pour une entrée en vigueur dès 2020. Le défi est grand et impliquera de rallier pour de bon tous les pays à l’idée de contenir le réchauffement terrestre sous le seuil de 2ºC. La prochaine conférence sur le climat aura lieu, l’an prochain, au Qatar, ironiquement le plus grand émetteur de CO2 par habitant au monde.
Enfin, comme mécanisme de bonne conscience, les pays participants ont accepté de mettre en marche le Fonds vert, créé lors de la conférence de Cancun en 2010, visant à aider les pays en développement à faire face aux changements climatiques. Il y a cependant un bémol. Le Fonds doit acheminer ses premiers montants dès 2013, mais personne ne sait encore comment il sera financé d’ici à 2020, date à partir de laquelle les pays industrialisés ont promis de verser chaque année une somme totale de 100 milliards de dollars. D’aucuns craignent déjà que le Fonds ne constitue à terme une énorme « coquille vide ».
 

Une catastrophe annoncée

Les organismes voués à la protection de l’environnement et plusieurs petits pays insulaires, menacés notamment par la montée des eaux, jugent que l’accord de Durban ne va pas assez loin. Pour Greenpeace Africa, dans une brève déclaration à l’issue de la conférence, un porte-parole a estimé que « les pollueurs ont gagné, les peuples ont perdu ».
De son côté, Oxfam, qui vient en aide aux populations touchées par la faim, est choqué par le peu de résultats obtenus à cette conférence. C’est « le strict minimum possible. L’accord va en-deçà de ce qu’exige l’urgence climatique », estime l’organisme.
Enfin, l’organisme québécois Équiterre a qualifié sur son site Internet l’entente de « décevante ». L’accord « n’en fait pas assez pour nous éloigner d’une augmentation des températures de 4 ºC, une augmentation qui nous mènera vers des changements climatiques dangereux », peut-on lire.
Alors que Kyoto visait une réduction des GES, c’est exactement le contraire qui est actuellement en train de se produire. Les émissions de CO2 ont atteint un record en 2010, avec une hausse mondiale de 5,9% par rapport à 2009. L’augmentation atteint même les 7,6% pour les pays en développement, selon une analyse d’experts publiée au début de la conférence de Duban.
La hausse de 2010 a été exceptionnelle en Chine avec 10,4% sur un an et en Inde avec 9,4%. Le classement place d’ailleurs la Chine, les États-Unis, l’Inde, la Russie et le Japon comment étant toujours les cinq pays responsables de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Pas étonnant donc que ces pays, qui misent sur une reprise de la consommation pour s’éloigner d’une autre récession mondiale, soient toujours opposés à tout effort contraignant en matière environnemental.

La fin du pétrole, c’est pour quand ?

Montréal, 7 décembre 2011 (LesNews) — La fin du pétrole, c’est pour quand ? La question était sur les lèvres de plusieurs participants, cette semaine, au 20e Congrès pétrolier mondial qui se déroulait à Doha au Qatar. La fin du pétrole n’est pas pour demain. Entendre: pas à court ni moyen terme.

par Alexandre Gagné

          En fait, pour dire vrai, les réserves prouvées de pétrole ne diminuent pas. Selon la British Petroleum Statistical Review, elles augmentent même depuis quelques années. En 1990, elle étaient de 1,003 milliards avant d’augmenter légèrement pour atteindre 1,104 milliards en l’an 2000. Cependant, 10 ans plus tard, à la fin de 2010, elles avaient bondi pour dépasser 1,383 milliards de barils. Et le phénomène devrait se poursuivre, d’après les producteurs eux-mêmes.

          Si l’on considère qu’il s’est brûlé quelque 32 milliards de barils l’an dernier, le calcul devient vite facile. En 2053, dans 40 ans, il n’y aura plus de pétrole.

          C’est pourquoi les compagnies pétrolières s’activent pour pallier l’épuisement des gisements avant une explosion des coûts de production et d’exploration anticipées dans les prochaines années. L’enjeu est de taille. Comment fournir à la demande mondiale croissante, essentiellement concentrée dans les pays émergents, afin de maintenir un prix acceptable ?

Pétrole
Infographie: A. Gagné

          Seule solution: trouver de nouveaux gisements. L’attention se porte d’emblée sur les sables bitumineux de l’Ouest canadien, sur l’Afrique de l’Est, le Golfe de Guinée, les profondeurs du Golfe du Mexique, le sous-sol océanique en face du Brésil et l’Arctique. Mais déjà, parler d’une exploitation dans ses régions donne des maux de tête aux pétrolières, car les coûts d’exploration, puis d’exploitation seront énormes.

           Le temps presse, l’Agence internationale de l’énergie estime que la demande mondiale devrait dépasser les 99 millions de barils par jour en 2035. Pour l’heure, plusieurs régions demeurent encore inexplorées, même en Arabie saoudite, et les techniques actuelles ne permettent que l’extraction de 35% du pétrole dans un gisement, selon un expert présent au congrès de Doha. L’amélioration des techniques à court terme pourrait donc peut-être permettre de prolonger la vie des puits déjà en service et sauver, un temps, certaines régions d’une planète déjà fragilisée par notre appétit vorace en or noir.

Une autre sœur pour la Terre en zone habitable ?

607694main_Kepler22bArtwork_full
Infographie: NASA

Montréal, 5 décembre 2011 (LesNews) – Y’a-t-il une forme de vie ailleurs dans l’Univers? La question est à nouveau relancée depuis l’annonce, ce lundi, de la découverte d’une nouvelle planète potentiellement habitable dans un autre système solaire.

par Alexandre Gagné

Pour le moment, cette planète a été baptisée Kepler-22b. Elle a été découverte par des astronomes de l’agence spatiale américaine grâce au puissant télescope installé sur la sonde Kepler lancée par la NASA en mars 2009. À au moins trois reprises, les astronomes ont vu passer l’exoplanète devant son étoile, ce qui a permis de confirmer la période de révolution de la planète. D’après les experts, une année sur Kepler-22b dure 290 jours.

Si les astronomes sont convaincus que la vie est possible sur cette exoplanète c’est parce qu’elle se trouve dans la « zone habitable » proche d’une étoile qui dégage une chaleur comparable à celle de notre soleil. Dans ces conditions, il serait possible de retrouver de l’eau à l’état liquide, un environnement propice à l’apparition de la vie et à son évolution.

607773main_Kepler22bDiagram_raw_full
Infographie: NASA

Mais à ce stade-ci, les chercheurs ne peuvent dire avec certitude de quoi est constituée la planète, qui est 2,4 fois plus grosse que la Terre. Est-elle faite de roches, de gaz ou liquide ? Impossible de le déterminer, mais d’après les observations, si Kepler-22b dispose d’une surface, sa température près du sol serait d’environ 22 degrés Celsius.

Si la nouvelle fait rêver, inutile de croire qu’on pourra s’y rendre un jour. La planète se trouve à une distance d’environ 600 années-lumière (1 année-lumière = 9 460 milliards de km) et, au surplus, dans un autre système solaire. La seule sonde à avoir visité les confins de notre système solaire à ce jour est Voyager  1 qui a franchi la limite d’influence des vents solaires et qui se trouve actuellement dans le monde interstellaire.

Pas une première

C’est la troisième fois qu’une planète potentiellement habitable est découverte par des astronomes. En mai dernier, le Centre national de la recherche scientifique en France avait annoncé la découverte de Gliese 581 (20 années-lumière), puis, en août, des chercheurs suisses ont annoncé avoir trouvé une autre planète similaire, appelée HD 85512b (36 années-lumières).

Depuis 1995, pas moins de 700 exoplanètes ont été trouvées dans l’Univers. Jusqu’à ce jour, seulement trois présentent les conditions où la vie pourrait se développer.