Montréal. Le réveil d’une ville…

Pour la seconde journée consécutive, Montréal a eu droit (enfin) à des températures de saison donnant véritablement le coup d’envoi du printemps dans la métropole québécoise. 

par Alexandre Gagné

C’est sous un ciel parfaitement bleu et une température de 13°C que les Montréalais ont envahi les rues et les principales places publiques de la ville.

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Photo Instagram: mav_evox

Dès le début de la journée, les premières terrasses ont été ouvertes pour le plus grand bonheur des Montréalais, comme ici sur la rue Crescent où se pressaient également de nombreux touristes – des Français pour une bonne part – de passage.

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Photo Instagram: shpopulus

Les sportifs ont aussi profité du soleil pour prendre d’assaut les pistes cyclables et les parcs de la ville, comme le Mont-Royal, encore engourdis par l’hiver. Même si la végétation est encore bien discrète, les chauds rayons ont permis le plein d’énergie et de vitamine D.

Ce retour du beau temps a aussi été l’occasion de relancer les dimanches «tam tam» au pied de la montagne autour du monument-hommage à Sir George-Étienne Cartier. Jeunes et moins jeunes s’y étaient donnés rendez-vous pour profiter du bon temps.

 

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Via Instagram – Cliquez pour visionner

Une ville en chantier

Plus au sud de la ville, les nombreuses grues dans le paysage nous disent que la ville se développe. Dans l’ancien quartier ouvrier de Griffintown, les immeubles de condominiums continuent de pousser comme de véritables champignons. Situés en bordure du canal Lachine, les immeubles offrent une vue imprenable sur le centre-ville et le canal.

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Photo: A. Gagné | 22 avril 2018

Le canal Lachine, administré par le gouvernement fédéral, est actuellement fermé à la navigation. Le niveau d’eau est à son plus bas et la vue qu’il offre ces jours-ci n’est pas la plus belle. Les berges sont jonchés de débris et sous la passerelle du marché Atwater, de nombreux paniers d’épicerie s’empilent au fond de l’eau.

Au cours des prochaines semaines, le niveau d’eau sera rehaussé ce qui permettra de cacher ces horreurs, mais surtout la reprise de la navigation de plaisance à compter du 18 mai. Ce bas niveau d’eau n’a cependant pas empêché, ce dimanche, un groupe de sportifs de mettre canots et kayaks à l’eau pour un petit entraînement.

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Photo: A. Gagné

Les traces de l’hiver ont presque déjà été toutes effacées du centre-ville. En bordure du canal Lachine, il restait bien, ce midi, un dernier vestige du long hiver près d’une future place publique dite « éphémère ».  Éphémère pour cette année, car derrière cette première expérience se cache un projet plus ambitieux à l’horizon de 2020.

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Photo: A. Gagné

Aujourd’hui, il y avait beaucoup d’action sur le site où deux anciens wagons du métro de Montréal, des MR-63, ont été transportés pour servir de lieu de rencontre dédié « à la découverte des talents de Montréal ».

Derrière ce coup, un organisme à but non lucratif appelé justement MR63 qui souhaite créer un point d’intérêt iconique en réutilisant d’anciens wagons du métro de Montréal.

Le site s’appellera d’ailleurs «MR63». Il devrait ouvrir le 16 mai. Un wagon servira de galerie d’art pour faire découvrir des artistes montréalais. On y retrouvera aussi un petit bistro où les bières de micro-brasseries seront à l’honneur ainsi qu’un café.

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Photo: A. Gagné

Situé à proximité de la rue Peel, l’endroit devrait être un incontournable de l’été pour les Montréalais et résidents du secteur.

Ce dimanche 22 avril, Montréal a repris vie et l’approche de la belle saison redonnera à coup sûr à la ville son caractère animé et effervescent qui fait la fierté de la métropole.

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Photo: A. Gagné

Rimouski. «Le clan Beaulieu» depuis 1905

La disparition du commerçant rimouskois Jean Beaulieu, décédé ce lundi 16 avril à l’âge de 80 ans, laissera un vide dans le paysage économique local. L’homme d’affaires bien connu était le troisième d’une lignée de Beaulieu très active dans le milieu commercial de Rimouski depuis le début du siècle dernier. L’histoire de cette famille est cependant beaucoup plus ancienne et, de tout temps, a été associée au commerce. Retour sur la petite histoire du «clan Beaulieu» rimouskois. 

par Alexandre Gagné

Si Télé-Métropole (TVA) a eu son «Clan Beaulieu» de 1978 à 1982, Rimouski possède le sien depuis bien plus longtemps. Mais les Beaulieu de Rimouski sont discrets et cachent un peu leurs véritables origines. Ce sont en réalité des «Hudon dit Beaulieu» ! Appel à l’histoire et à la généalogie.

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Climat. Le Québec à la recherche de son printemps

L’annonce d’une nouvelle dépression météorologique majeure sur le Québec pour les prochains jours et cela en plein mois d’avril suscite une certaine exaspération dans la province alors que les beaux jours du printemps devraient normalement être au rendez-vous. C’est la 5e année consécutive que les Québécois ont la triste impression de passer directement de l’hiver à l’été, et la situation pourrait perdurer jusqu’en 2024-2025. Explications.

Par Alexandre Gagné

Neige, verglas, grésil, pluie…voilà le cocktail météorologique qui attend la vallée du Saint-Laurent entre les 13 et 17 avril. L’instabilité du climat et les nombreuses variables en cause rendent difficile l’établissement de prévisions exactes. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne fera pas beau (encore) au cours de la fin de semaine.

Les quantités de pluie dans le long du St-Laurent pourraient aller de 50 à 100 mm, suffisamment pour faire gonfler les cours d’eau et le fleuve lui-même qui est déjà à un niveau élevé.

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On le sait, la météo anime les conversations au Québec. C’est un trait culturel associé à la rigueur historique du climat. Depuis quelques années, l’impression générale est qu’il n’y a plus de ces printemps où mars apportait douceur et avril, chaleur et joie de vivre.

Cette impression est malheureusement supportée par les observations et relevés météorologiques.

LES CONSTATS

Jusqu’à présent, le printemps 2018 (mars et début avril) offre des températures nettement sous les normales pour cette saison.

« En termes de température, on est en dessous des normales de manière significative. En date de mardi, dans le sud du Québec, on est entre 4 et 6 degrés en dessous des normales. Vers Québec, on est à 10 degrés en dessous des normales », confirme un expert d’Environnement Canada interrogé par La Presse.

Mars 2017 avait été également froid au Québec, avec des températures à 1°C sous la normale. Mars 2016, 2015 et 2014 avaient tous été froids. « Ces débuts de printemps froids constitueront-ils la nouvelle normale? », se demande le ministère de l’Environnement dans ses Faits saillants météorologiques.

La situation n’est pas plus rose pour les mois d’avril passés. Le mois d’avril 2017 était le 7e mois d’avril consécutif et le 4e du duo mars-avril consécutif sous les normales. Le ministère de l’Environnement estime à ce moment que « cette séquence de printemps frais est d’autant plus particulière que cette anomalie négative n’était que la troisième des douze derniers mois ».

Mai 2017 n’a pas été très beau non plus dans le sud de la province. La pluie a été très abondante. En 2016, même constat: températures sous les normales et présence de neige tardive.

Bref, les chiffres parlent d’eux-mêmes, les printemps ont pratiquement disparu du Québec. Mais pourquoi ?

LES HYPOTHÈSES

Une séquence de quelques années est certes insuffisante pour dégager une tendance nette en climatologie. Il faut généralement une dizaine d’années, voire 30 ans pour poser un diagnostique certain. Néanmoins, quelques phénomènes méritent notre attention et pourraient expliquer ce qui se passe actuellement au-dessus de nos têtes.

1- Les courants de l’océan Atlantique

Dans deux études parues cette semaine dans la revue scientifique Nature, des experts du climat confirment que la circulation des courants océaniques dans l’Atlantique est à son plus faible niveau depuis 1600 ans. Ils pointent comme responsable la fonte des glaciers dans l’Arctique. La circulation thermohaline consiste en une remontée des eaux chaudes des zones tropicales de l’Atlantique vers le Nord grâce au Gulf Stream avant de repartir vers le sud, après avoir été refroidis.

Comme les dépressions météorologiques sont notamment alimentées par la température de l’eau, « si le système continue de faiblir, cela pourrait perturber les conditions météorologiques depuis les États-Unis », indique une des études. Mais la dynamique océan-atmosphère est complexe.

2- L’Oscillation nord-atlantique (NAO)

L’autre indicateur surveillé de près par les spécialistes du climat est l’oscillation nord-atlantique (NAO). C’est en quelque sorte le El Nino / El Nina que l’on retrouve dans le Pacifique, mais à la différence ici que le phénomène est continu et non épisodique.

Le NAO mesure mensuellement la différence de pression atmosphérique en deux points: aux Açores et en Islande. Un indice, positif ou négatif, est ensuite produit. Il en résulte ainsi des influences. Dans la phase positive, sur le nord et l’est du Canada, les hivers sont plutôt froids et secs. Le long de la côte Est des États-Unis, ils sont plutôt doux et humides. Dans la phase négative, la côte Est du continent nord-américain subit plus d’épisodes froids et de chutes de neige, ce qui serait actuellement le cas.

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Source: NOAA

3- L’état du Soleil

Le Soleil est observé depuis l’époque de Galilée et les scientifiques ont une assez bonne connaissance depuis son observation continue remontant à 1755. L’activité du Soleil, qui se mesure notamment par le nombre de taches sombres à sa surface, suit un cycle de 11 ans.  Ainsi, quand le Soleil a de nombreuses tâches noires visibles à sa surface on dira qu’il est en forte activité et quand les taches se font rare qu’il est en faible activité. La corrélation activité du Soleil et climat ne fait cependant pas l’unanimité dans les milieux scientifiques car l’absence d’instruments adaptés rend difficile les observations à ce chapitre.

Toutefois, une étude publiée en 2011 semble confirmer « un effet local » de l’activité solaire sur le climat de certaines régions.

Historiquement, des corrélations ont été faites à au moins deux reprises entre une faible activité solaire et des conditions climatiques difficiles. Ce fut le cas entre 1645 et 1715, pour la période appelée «minimum de Maunder», du nom du scientifique qui a étudié le phénomène. Durant cette période, les températures ont chuté en Amérique du Nord. Ajouter à cela les effets des courants marins et le territoire s’est retrouvé avec de graves problèmes dans l’agriculture.

La situation a été observée une seconde fois de 1790 à 1830, dans ce qu’on appelle le «minimum de Dalton». Encore une fois, les conditions climatiques ont été difficiles au Québec au point de provoquer des disettes certaines années.

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Actuellement, l’activité du Soleil est dans un nouveau creux depuis quelques années. Le 24e cycle solaire actuel a débuté en 2008 et devrait prendre fin l’année prochaine avec son creux maximal. Selon l’interprétation des données qu’en fait le physicien américain à la retraite, James A. Marusek, nous sommes actuellement en transition vers le cycle 25. Il faudra, selon lui, ensuite quelques années avant que le Soleil ne retrouve un niveau élevé d’activité, probablement autour de 2024-2025.

De 2016 à 2024, Marusek parle d’un «grand minimum» comparable à celui de «Maunder»  où il y aura « une augmentation de la couverture nuageuse océanique et une baisse progressive des températures globales ». Pire, il évoque « de très violentes tempêtes d’hiver » et « des hivers extrêmes qui peuvent raccourcir la saison de croissance des récoltes provoquant pénurie et famines ».

Déjà en 2009, le spécialiste avait publié une série d’articles traitant justement de la menace d’un grand minimum solaire et de la nécessité d’avoir un plan d’urgence pour s’y préparer.

Conclusion

Bref, ces données semblent confirmer le sentiment général que le printemps n’existe plus au Québec, sans compter des étés où la chaleur n’est pas constante. Que faire ? Fort peu pour changer la situation, excepté pour accepter les aléas du climat.

Mais le pire pourrait être à venir à compter du cycle 26, vers 2030. Contrairement à Marusek, une étude britannique pense plutôt que c’est durant ce cycle que l’hémisphère Nord pourrait connaître une sorte de « petit âge glaciaire ».

Il ne reste donc plus beaucoup de temps pour s’y préparer collectivement.

Apple bonifie son offre en éducation

Le géant américain du numérique, Apple, annonce plusieurs nouveautés dédiées au milieu de l’enseignement, dont la sortie d’un nouvel iPad compatible avec le Apple Pencil. Les détails.

par Alexandre Gagné

C’est à Chicago que l’entreprise de la Silicon Valley a choisi cette fois de faire sa présentation qui, pour une rare fois, n’était pas retransmise en direct sur le Web.

D’entrée de jeu, le grand patron de l’entreprise, Tim Cook, a souligné que la présence d’Apple dans le milieu n’est pas vraiment récente.

L’entreprise indique que plus de 200 000 applications sur le Apple Store sont dédiées à l’éducation ou ont un fort potentiel d’utilisation dans un cadre pédagogique.

Un nouvel appareil

Rapidement, l’entreprise a confirmé la rumeur qui circulait depuis quelques jours. Apple annonce le lancement d’un nouvel iPad de format 9,7 pouces qui sera compatible avec le fameux « Apple Pencil » qui était jusqu’ici réservé aux propriétaires d’un iPad Pro.

Le nouvel appareil permettra plus de flexibilité pour les élèves qui souhaitent prendre des notes à la main, annoter des documents ou images et laisser aller leur créativité. Pour les enseignants, le nouvel appareil permettra d’offrir une rétroaction plus facilement à l’aide du « Apple Pencil », de corriger des productions écrites ou d’autres types de travaux.

Le nouvel iPad offre essentiellement les mêmes caractéristiques techniques que le iPad Pro. Il est déjà disponible en commande sur le site d’Apple Canada. Son prix de base a été fixé à 429$ pour le 32 Go d’espace et à 549$ pour le 128 Go. Évidemment, le « Apple Pencil » de même que le clavier Bluetooth sont vendus séparément.

Si le prix du stylet d’Apple, autour d’une centaine de dollars, peut paraitre élevé, sachez qu’Apple a conclu une entente avec un autre fournisseur pour offrir un autre produit, moins cher, mais tout aussi efficace.

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Via Twitter

Créer des livres sur iPad !

L’évolution du iPad entraîne aussi une série de mises à jour. Par exemple, les applications Pages, Keynote et Numbers vont désormais supporter le « Pencil ».  Cet ajout apportera de nouvelles possibilités dans l’utilisation du traitement de texte Pages.

Apple fait aussi évoluer son outil de création de livres numériques. Jusqu’à présent, iBooks Author nécessitait un ordinateur Mac ou Macbook. Aujourd’hui, Apple annonce que son traitement de textes Pages va permettra la création de livres numériques pour iBooks en gardant actif les éléments (audio et vidéo) d’interactivité comme dans iBooks Author.

Cette annonce permettra aux enseignants de créer et de faire créer aux élèves des livres ou magazines avec du contenu augmenté et bonifié. Les traditionnelles brochures de voyage pourront désormais se faire en cours de géographie avec du matériel dynamique. Au surplus, la création de ces livres peut se faire en collaboration par le biais de la synchronisation iCloud.

La réalité augmentée sous la main

Autre annonce importante d’Apple avec la sortie de ce nouvel iPad, c’est l’arrivée de la réalité augmentée comme fonction désormais incontournable dans les classes.

Ce qui est fascinant, c’est désormais la possibilité d’avoir des éléments en trois dimensions facilement accessibles. Par exemple, dans un cours de biologie, il sera possible de disséquer une grenouille sans aucune éclaboussure !

Bonne nouvelle aussi pour les enseignants et étudiants. Apple a décidé de bonifier son offre de stockage iCloud qui passera de 5 Go à 200 Go. Les modalités restent à confirmer, mais on croit que cela passera par les écoles et leur système appelé MDM (mobile device management).

Pour les enseignants

Le enseignants ne sont pas oubliés dans le processus. Il y déjà 2-3 ans, Apple a lancé l’application En Classe (Classroom en anglais) qui permet de superviser le travail des élèves dans une classe en temps réel.

Aujourd’hui, Apple annonce que l’application En Classe sera disponible et accessible sur un ordinateur Macbook dès le mois de juin en même temps que le lancement d’une nouvelle application appelée « Schoolwork», dont le lien (en anglais) fourni quelques éléments de démonstration.

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Cette nouvelle application, Schoolwork, veut centraliser le travail de l’enseignant. Un peu à l’image de son rival Google Classroom.

Avec Schoolwork, il sera possible d’attribuer des devoirs, de suivre les progrès des élèves, d’interagir avec d’autres applications spécifiques, le «ClassKit» dit Apple.

Par exemple, l’enseignant pourrait créer un quiz sur Kahoot, envoyer le lien aux élèves via Schoolwork et compiler les résultats pour éventuellement utiliser la note dans un bulletin scolaire.

Le produit est nouveau. Apple offrira sans doute des formations et des démonstrations dans les écoles où ses produits sont déjà déployés à grande échelle.

Apple se préoccupe également de la formation continue en proposant un programme d’apprentissage professionnel en ligne pour les enseignants qui veulent améliorer leurs compétences avec les outils de l’entreprise.

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Source: Apple.com

Par ailleurs, autant pour les élèves que pour les enseignants, Apple lancement officiellement dans les prochains mois un outil de formation appelé «Everyone can create». Il s’agit d’un programme d’accompagnement en ligne sur les outils d’Apple pour créer du matériel multimédia. On peut en apprendre plus ici.

Conclusion

Avec ces annonces, Apple entend donc bien demeurer présente dans le réseau de l’éducation qui lui assure une part des ventes de iPad. Au surplus, Apple investit malgré tout beaucoup de dollars dans le développement d’outils pour les élèves et les enseignants en plus d’offrir un accompagnement personnalisé dans la maitrise de ses applications.

L’arrivée d’une tablette moins dispendieuse et la possibilité d’intégrer le Apple Pencil, voire un clavier Bluetooth, reste donc une alternative de choix au traditionnel ordinateur.

L’introduction d’un outil numérique en classe demeure un défi de tout instant et l’utilisation d’une tablette ou d’un ordinateur doit avant tout répondre à une intention pédagogique ciblée afin d’évaluer la maitrise des compétences des élèves. Le risque d’utiliser cet outil en mode substitution est élevé, mais le potentiel d’une tablette ouvre assurément sur de nouveaux horizons vers la redéfinition de l’apprentissage.

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Le modèle SAMR de l’utilisation des technologies en éducation
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Exemple d’activités selon le modèle SAMR

Les nouvelles d’il y a 100 ans!

Faire revivre le passé. Faire revivre l’actualité d’il y a 100 ans. Voilà le défi (petit ou gros, c’est selon) que je me suis donné en décembre dernier. Après un lancement en janvier, puis une pause, c’est le retour de ces capsules historiques. Mise en bouche.

par Alexandre Gagné

Il y a peu d’émissions d’histoire au Québec à la radio ou la télévision. Il y a de nombreux sites qui consacrent des pages à notre histoire, mais comment faire différent ? C’est sur cette base que j’ai eu l’idée de lancer cette série «C’était il y a 100 ans». À partir des journaux de 1918, l’idée m’est venue de faire revivre cette époque à la manière d’un bulletin radio de nouvelles.

Entachées d’anachronisme car la radio n’existait pas en 1918, ces capsules veulent plonger l’auditeur dans ce passé pas si lointain.

En ce 17 mars, jour de relâche de la presse de 1918, je vous présente en balado ce nouveau concept:

https://anchor.fm/alexandregagne/embed/episodes/17-mars—Prsentation-des-capsules-Les-nouvelles-de-1918-e16vg5/a-a2oacn

Vous pouvez suivre quotidiennement «Les nouvelles de 1918» en vous abonnant à ma page Facebook ou encore directement ici sur ce blogue.

Encore mieux, vous pouvez télécharger l’application Anchor.FM et vous abonner mon «podcast». Si vous êtes déjà un utilisateur de l’application Balados de Apple, sachez que mes capsules sont aussi disponibles sur iTunes !

Merci de vos commentaires et suggestions. N’hésitez pas à partager l’existence de ces balados sur vos propres réseaux.

Bonne écoute !

Les nouvelles du 13 mars 1918

C’était il y a 100 ans. Voici vos nouvelles du 13 mars 1918.

En manchettes aujourd’hui:

  • Les gouvernements ont payé les soins d’un malade, mais l’homme était mort !
  • Ça chauffe dans la campagne électorale à la mairie de Montréal.
  • Et enquête publique sur un capitaine de police trop près des maisons de débauche.

Pour tous les détails…

https://anchor.fm/alexandregagne/embed/episodes/Les-nouvelles-du-13-mars-1918-e16atn/a-a2mj1b

Bonne écoute !

Rappel: Le bulletin de nouvelles du jour est réalisé à partir des journaux La Patrie, La Presse, Le Devoir et Le Canada publiés en 1918.

Les Uniformes Sauvé en faillite

Les Uniformes Sauvé, un des plus importants fournisseurs d’uniformes scolaires pour les élèves du Québec, est en faillite, a appris Point Info

par Alexandre Gagné

L’entreprise qui regroupe aussi les Vêtements Piacente s’était placée sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers il y a un mois. Dans un communiqué publié aujourd’hui, le président de l’entreprise, François Bovet, précise qu’il n’a pas déposé de proposition d’entente aux créanciers comme le prévoit la loi.

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Photo via Archives La Presse

Il affirme depuis 30 jours avoir « exploré toutes les possibilités afin de permettre aux entreprises de poursuivre leurs opérations, mais sans succès ».

Ainsi, ajoute-t-il, les entreprises qu’il dirige seront officiellement en faillite dès lundi matin. Cette annonce va forcer plusieurs établissements scolaires à ce trouver un nouveau fournisseur rapidement avant la fin de l’année scolaire.

M. Bovet invite d’ailleurs les écoles touchées à aviser les parents de la fermeture immédiate de ses commerces de même que de son site internet qui a été tout simplement débranché.

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Le site Web de l’entreprise est désormais fermé

François Bovet, à la tête des Uniformes Sauvé, est l’arrière-petit-fils du fondateur de la célèbre enseigne québécoise Bovet, qui a fermé ses portes en 2016. L’été dernier, dans une entrevue au quotidien La Presse, M. Bovet avait précisé que ses entreprises fournissaient une centaine d’établissements scolaires, tant publics que privés, représentant quelque 50 000 élèves, partout au Québec.