Montréal. Le réveil d’une ville…

Pour la seconde journée consécutive, Montréal a eu droit (enfin) à des températures de saison donnant véritablement le coup d’envoi du printemps dans la métropole québécoise. 

par Alexandre Gagné

C’est sous un ciel parfaitement bleu et une température de 13°C que les Montréalais ont envahi les rues et les principales places publiques de la ville.

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Photo Instagram: mav_evox

Dès le début de la journée, les premières terrasses ont été ouvertes pour le plus grand bonheur des Montréalais, comme ici sur la rue Crescent où se pressaient également de nombreux touristes – des Français pour une bonne part – de passage.

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Photo Instagram: shpopulus

Les sportifs ont aussi profité du soleil pour prendre d’assaut les pistes cyclables et les parcs de la ville, comme le Mont-Royal, encore engourdis par l’hiver. Même si la végétation est encore bien discrète, les chauds rayons ont permis le plein d’énergie et de vitamine D.

Ce retour du beau temps a aussi été l’occasion de relancer les dimanches «tam tam» au pied de la montagne autour du monument-hommage à Sir George-Étienne Cartier. Jeunes et moins jeunes s’y étaient donnés rendez-vous pour profiter du bon temps.

 

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Via Instagram – Cliquez pour visionner

Une ville en chantier

Plus au sud de la ville, les nombreuses grues dans le paysage nous disent que la ville se développe. Dans l’ancien quartier ouvrier de Griffintown, les immeubles de condominiums continuent de pousser comme de véritables champignons. Situés en bordure du canal Lachine, les immeubles offrent une vue imprenable sur le centre-ville et le canal.

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Photo: A. Gagné | 22 avril 2018

Le canal Lachine, administré par le gouvernement fédéral, est actuellement fermé à la navigation. Le niveau d’eau est à son plus bas et la vue qu’il offre ces jours-ci n’est pas la plus belle. Les berges sont jonchés de débris et sous la passerelle du marché Atwater, de nombreux paniers d’épicerie s’empilent au fond de l’eau.

Au cours des prochaines semaines, le niveau d’eau sera rehaussé ce qui permettra de cacher ces horreurs, mais surtout la reprise de la navigation de plaisance à compter du 18 mai. Ce bas niveau d’eau n’a cependant pas empêché, ce dimanche, un groupe de sportifs de mettre canots et kayaks à l’eau pour un petit entraînement.

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Photo: A. Gagné

Les traces de l’hiver ont presque déjà été toutes effacées du centre-ville. En bordure du canal Lachine, il restait bien, ce midi, un dernier vestige du long hiver près d’une future place publique dite « éphémère ».  Éphémère pour cette année, car derrière cette première expérience se cache un projet plus ambitieux à l’horizon de 2020.

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Photo: A. Gagné

Aujourd’hui, il y avait beaucoup d’action sur le site où deux anciens wagons du métro de Montréal, des MR-63, ont été transportés pour servir de lieu de rencontre dédié « à la découverte des talents de Montréal ».

Derrière ce coup, un organisme à but non lucratif appelé justement MR63 qui souhaite créer un point d’intérêt iconique en réutilisant d’anciens wagons du métro de Montréal.

Le site s’appellera d’ailleurs «MR63». Il devrait ouvrir le 16 mai. Un wagon servira de galerie d’art pour faire découvrir des artistes montréalais. On y retrouvera aussi un petit bistro où les bières de micro-brasseries seront à l’honneur ainsi qu’un café.

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Photo: A. Gagné

Situé à proximité de la rue Peel, l’endroit devrait être un incontournable de l’été pour les Montréalais et résidents du secteur.

Ce dimanche 22 avril, Montréal a repris vie et l’approche de la belle saison redonnera à coup sûr à la ville son caractère animé et effervescent qui fait la fierté de la métropole.

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Photo: A. Gagné

Reportage en Australie…l’hiver !

Dans quelques heures je poserai les pieds pour la seconde fois en Australie. Cette fois, le séjour se déroulera en « plein hiver » dans l’hémisphère sud. Méconnaissance des gens du nord ou a priori, voyager en Australie durant cette période de l’année pourrait réserver (encore) bien d’agréables surprises… Prépapier.

par Alexandre Gagné
La dernière fois, c’était à la fin décembre 2015. L’Australie avait chaud. Très chaud même en cette période estivale. Chaleur accablante et incendie de forêt, le pays des kangourous n’a pas échappé aux effets d’El Nino qui sévissait dans le Pacifique.
Ayant alors séjourné dans la région de Melbourne et près des incendies de forêt, il n’a fallu que d’un coup de fil pour me retrouver sur RDI au petit matin du 26 décembre…
Via RDI
Mon voyage m’avait aussi conduit à Adélaïde, Cairns et Sydney. Trois endroits magnifiques avec, chacun, un charme qui leur est propre.
Air Canada via CNW

Cette fois, mon séjour me conduira plus au nord alors que le pays est en pleine saison sèche. Car si l’hémisphère sud est théoriquement en hiver, ce ne sont que les plus hauts sommets australiens, entre Melbourne et Sydney, qui connaissent réellement des conditions hivernales avec neige en prime.

D’abord, ce sera la visite de Brisbane, sur la côte est, entre la Gold Coast et la Sunshine Coast. Maintenant qu’Air Canada y offre un vol direct depuis juin 2016, cela en fait une destination de choix pour les Canadiens en quête de nouveaux horizons ensoleillés. Je visiterai les différents attraits de la ville, le parc animalier  « Lone Pine Koala Sanctuary » et le mont Coot-Tha. Il y aura aussi une sortie de long de la Gold Coast jusqu’à Byron Bay et une autre sur la Sunshine Coast jusqu’à Noosa. Plusieurs arrêts et balades sont au menu dans la « Rain Forrest » et dans les escarpements du paysage.

Liste des villes visitées
Ensuite, ce sera direction Darwin en bordure de la mer du Timor. De là, deux parcs nationaux sont au programme en plus de la visite de cette petite ville.
La troisième étape m’amènera dans le centre australien à Alice Springs. Visite d’Uluru (Ayers Rock) et de King’s Canyon sont les deux attraits sur ma liste des lieux à visiter.
via Australie.com
Enfin, le séjour prendra fin à Sydney, métropole australienne par excellence, avant le retour au pays toujours sur les ailes d’Air Canada.
Durant ce voyage, je souhaite vous publier quelques billets depuis l’Australie pour vous faire découvrir ce pays du bout du monde, ses habitants et ses charmes. Si tout va bien côté accès internet, je vous mettrai en ligne — régulièrement j’espère — photos et commentaires du moment.
C’est donc un rendez-vous ici sur ce blogue !
P.S.: Ce séjour n’est pas (encore) commandité par Air Canada ou le Tourisme australien 😜

[Grand format] – Portugal. À la découverte de Lisbonne

Lisbonne, Portugal

Avec son demi-million d’habitants, Lisbonne au Portugal est devenue une destination touristique prisée où il fait bon vivre. Avec le retour des beaux jours ce mois-ci, la ville au climat méditerranéen reprend graduellement vie. Une belle occasion de partir à sa découverte, mais auparavant une tranche d’histoire s’impose. Récit.

par Alexandre Gagné à Lisbonne

L’histoire du Portugal est très ancienne. Depuis très loin dans la préhistoire, la péninsule ibérique qui comprend aussi l’Espagne, a été occupée par différents groupes de population indo-européenne et notamment les Celtes et les Lusitaniens.h

Puis, au 3e siècle avant notre ère commune, soit entre -218 et -206, les Romains chassent du territoire qu’ils appellent l’Hispanie, les Carthaginois qui occupaient cette région méditerranéenne. À ce moment, Lisbonne s’appelle Olissipo en grec ancien, mais la ville est rapidement rebaptisée Felicitas

Julia quand elle intègre (de force) l’empire romain en devenant un pôle important de la province de Lusitanie (voir encadré ci-contre).

Comme la ville est souvent menacée par des attaques, une muraille sera construite pour protéger la population. Les Romains vont contribuer à son développement en faisant ériger de nombreux édifices, comme un grand théâtre, des thermes, plusieurs temples et une grande nécropole sous l’actuelle place de Figueira, dans le centre de la ville.

Le commerce prend alors son envol et sera florissant pendant plusieurs siècles, mais au début des années 400 de notre ère, les barbares commencent leurs incursions. Lisbonne sera attaquée par différents groupes avant de passer sous contrôles des Suèves puis des Wisigoths jusqu’en 714 quand la ville est prise d’assaut par les Maures en provenance du nord de l’Afrique.

La Reconquista

En 858, il y aura bien une attaque des vikings où, pendant 13 jours, la ville est pillée, mais l’influence musulmane se fera sentir dans toute la péninsule jusqu’à la Reconquista de 1147 où les chrétiens reprendront finalement possession de la ville après d’effroyables affrontements le 1er novembre de cette année-là.

Cette Reconquista est un élément important dans l’histoire de Lisbonne. Elle a été menée par Afonso Henriques, jeune duc du Portugal établi à Porto qui s’était autoproclamé roi en 1139 avant de lancer l’offensive contre les Maures.

Puis, après des années de reconstruction et de réorganisation, le Portugal commence à émerger. Le rétablissement des liens commerciaux avec les autres ports importants de la Méditerranée permet de relancer l’économie sans compter que les progrès de la navigation font de l’endroit un pôle important du secteur maritime si bien qu’en 1255, Lisbonne devient la capitale du nouveau royaume.

Mais la vie n’est pas facile. Lisbonne sera à nouveau attaquée en 1373 par les Castillans. La ville connaîtra de nombreux séismes dévastateurs, des famines et perdra la moitié de sa population lors de la Peste noire de 1348.

Remise partiellement de cette terrible épidémie, de nouveaux accords commerciaux avec Venise et Gênes stimulent la croissance économique. Dans le même temps, de nouveaux nobles érigent des palais dans le quartier de Santos. Les premiers immeubles à logements de cinq étages sortent de terre.

Les grandes découvertes

À partir des années 1400, les progrès en astronomie et en cartographie rendent possibles l’exploration du monde et le Portugal y prend part activement. On découvre successivement les Açores, Madère et le golfe de Guinée sous l’impulsion d’Henri le navigateur, ce mécène qui n’a jamais pris la mer.

En août 1487, sous les ordres du roi Jean II, le navigateur Bartolomeu Dias lance une expédition pour trouver une nouvelle voie d’accès vers les Indes, afin d’éviter les lourdes taxes imposées par les populations musulmanes sur la route terrestre des épices.

Non sans peine, Dias réussi à passer le Cap de Bonne-Espérance, en Afrique du Sud, mais une rébellion de son équipage le force à rentrer d’urgence à Lisbonne. 10 ans plus tard, Dias va tenter à nouveau de rejoindre les Indes, mais cette fois l’expédition est dirigée par Vasco de Gama. Le 8 juillet 1497, 200 hommes sur quatre navires quittent le port, près de la tour de Belem. De Gama arrivera aux Indes en mai 1498.

Entre-temps, en octobre 1492, Christophe Colomb arrive sur la Ñina dans les Caraïbes avant de rentrer en Europe, mais pris dans une tempête, l’équipage perd le cap et le 4 mars 1493, Colomb débarque à Lisbonne. La population se précipite sur place pour voir les Indiens qu’il a ramené. Colomb connait bien la ville pour l’avoir fréquenté plus jeune puisque son frère, Bartolomeo, y est installé comme cartographe.

En mars 1500, c’est autour de Pedro Álvares Cabral de se lancer à l’aventure dans l’Atlantique. Mettant le cap à l’ouest, la flotte va découvrir le Brésil le 22 avril.

Lisbonne sous domination espagnole

Avec ces découvertes et les nouveaux liens économiques qui s’établissent, Lisbonne devient une des villes les plus riches du monde devenant même le centre des relations entre l’Occident et l’Extrême-Orient. Mais dans la seconde moitié du siècle, la situation se dégrade. L’épidémie de peste de 1569 va décimer le tiers de la population sans compter les ravages que va faire l’Inquisition.

Affaiblie socialement et ayant subi des revers lors de conflits maritimes, le Portugal se voit réunit sous la couronne espagnole en 1598 avec l’accord de la noblesse portugaise. Lisbonne décline. La population chute.

Il faut attendre à 1640, pour assister à une nouvelle révolte. Un groupe de conspirateur, appuyé par le Cardinal Richelieu en France, vont reprendre possession du palais du gouverneur et proclamé roi Jean IV (Dom João), dit Jean le Restaurateur.

Les années de la Restauration ne seront pas roses. L’influence de l’Église sera forte. Un climat rigide et conservateur plane sur la ville qui va, malgré tout, grandement profiter des découvertes aurifères au Brésil. Mais une nouvelle fois, le développement de la ville sera interrompu par le grand tremblement de terre de 1755.

Crises politiques à répétition

Ce séisme sera cependant l’occasion d’une grande relance. L’Église perdra du terrain et la ville sera reconstruite selon de nouveaux plans. Le 19e siècle permettra à Lisbonne de se moderniser avant une nouvelle succession de turbulences politiques dans les années 1900.

Mise en place de la République, dictature de Franco, fin de la monarchie, révolte de la ville, dictature militaire puis régime autoritaire de Salazar. Il faut attendre au 25 avril 1974 et la révolution des Oeillets pour qu’un coup d’État militaire renverse la dictature en place depuis 1933 et restaure la démocratie dans le pays sous l’égide du Parti socialiste de Mário Soares.

Lisbonne reste aujourd’hui une ville dynamique. Malgré un lourd héritage, la population regarde vers l’avenir et laisse au fado, les notes de sa mélancolie.

Panama: une destination vacances à découvrir

Lever de soleil – Photo: A. Gagné

Les Canadiens et les Français sont de plus en plus nombreux à découvrir le Panama, une destination vacances qui continue de gagner en popularité notamment depuis l’ouverture d’un petit aéroport dans le centre du pays, près d’un important complexe hôtelier. Récit d’un séjour au Royal Decameron de Río Hato.

Chronique voyage par Alexandre Gagné
(L’auteur du texte a assumé totalement la facture de ce voyage)

Après avoir fréquenté à quelques reprises les plages de Cuba, il était temps d’explorer une autre destination soleil à l’occasion de courtes vacances en décembre dernier pour marquer le passage à la nouvelle année.

Sur l’avis de ma conseillère de la Maison de VoyagesSharon Boissonneaultet compte-tenu d’un bon rapport qualité-prix pour cette période de l’année, j’ai finalement opté pour forfait tout inclus à l’hôtel Royal Decameron. Le complexe de quelque 900 chambres est situé devant la magnifique Playa Blanca dans le sous-district de Rio Hato de la province panaméenne de Coclé dans le centre du pays.

Le tunnel autoroutier sous la piste de l’aéroport
Photo: A. Gagné

En 2011, le gouvernement panaméen lançait un projet de reconversion du site de l’ancien aéroport militaire de Rio Hato en aéroport civil. Après deux ans de travaux et plus de 53 millions de dollars américains plus tard, l’aéroport Scarlett Martinez (RIH) ouvrait finalement ses portes en novembre 2013.

Actuellement, seules les compagnies aériennes canadiennes, Air Transat et Sunwing Airlines, utilisent les pistes de Rio Hato. Les avions européens, plus imposants, doivent continuer d’atterrir à Panama City car le tunnel autoroutier qui passe sous la piste n’est pas conçu pour recevoir le poids des avions gros porteurs.

C’est donc à bord d’un vol d’Air Transat que je me suis embarqué le 26 décembre dernier pour un séjour d’une semaine vers cette destination soleil.

Via FlightAware

Le vol à destination du Panama, d’environ 5h30, s’est bien déroulé à bord d’Air Transat en classe économique. Le personnel de bord, toujours courtois, a été efficace. L’appareil n’offrait toutefois que très peu de place pour les jambes et puisqu’il s’agit d’un simple vol intercontinental, aucun repas n’était compris dans le prix du billet. Le repas chaud offert à bord demeure aux frais des passagers.

Peu de turbulences à l’aller, mais l’appareil a dû effectuer quelques tours dans le ciel de Rio Hato à l’arrivée, le temps de laisser passer un petit orage tropical.

Prise en charge immédiate

La descente de l’avion s’effectue directement sur la piste. Au sortir de l’appareil, la chaleur tropicale nous enveloppe immédiatement. Les passagers sont dirigés par le bâtiment aéroportuaire où les douaniers panaméens nous attendent. À l’entrée dans le pays, les vacanciers doivent passer leurs bagages aux rayons X avant d’être pris en charge par Vacances Air Transat. Le système à l’accueil est bien rodé. Après la sécurité, des préposés de l’hôtel posent le bracelet identificateur aux voyageurs puis leur remettent une enveloppe contenant des documents d’information ainsi que la clé de leur

Vue du grand escalier menant au lobby
Photo: A. Gagné

chambre. Voilà le fameux «check-in» est complété en quelques secondes.

Le transport vers l’hôtel se fait en autocar et prend une dizaine de minutes. Même si l’hôtel est situé près de l’aéroport, le trafic aérien est très limité et ne vient pas perturber la quiétude recherchée en vacances.

Une fois arrivée au Royal Decameron, le cocktail d’arrivée est offert, puis le vacancier a le choix de faire porter ou non ses valises à sa chambre en voiturette. Il faut dire que le complexe est constitué de plusieurs immeubles répartis sur un vaste domaine dont la topographie est en pente. Pour certains, ce service de valet sera grandement apprécié. Pour les personnes à mobilité réduite ou celles aux pas lourds, il faut savoir que le complexe comporte de nombreux escaliers et petits sentiers à pente accentuée qui peuvent rendre les déplacements hasardeux.

À la découverte des lieux

Le complexe comporte de nombreux petits immeubles de 2 étage. J’avais opté pour une chambre au 2e étage avec vue sur l’océan. La vue n’était pas des plus optimales. Les arbres cachaient le paysage.  Néanmoins, l’emplacement de la chambre à quelques pas de la plage et au centre du complexe permettait un rayonnement très facile durant tout le séjour.

La chambre était très propre de même que la salle de bain dotée d’une grande douche en céramique. Chaque jour, une bouteille d’eau était offerte puisqu’on ne recommandait pas de boire l’eau du robinet. L’air climatisé était bienvenue dans la chambre compte-tenu des températures autour de 30 degrés durant toute la semaine.

Le complexe offre une série de sentiers où il est agréable de se promener à tout moment. L’endroit compte trois buffets ainsi que 8 restaurants en soirée pour servir les vacanciers sans compter la dizaine de bars répartis sur tout le domaine.

La nourriture offerte était très variée et j’ai toujours trouvé de quoi me rassasier à chaque repas. Pour moi, la nourriture était très bonne dans les buffets en dépit des critiques habituelles pour ce genre de service de restauration. Le restaurant de grillades était particulièrement excellent avec des viandes très tendres et savoureuses.
Quelques photos du complexe


Plage et Soleil 


La plage offre un sable un peu plus granuleux que celui que l’on retrouve sur la façade atlantique et dans la mer des Caraïbes. La plage est propre et propose de nombreux palapas pour un peu d’ombre. Il y a bien quelques palmiers sur la plage, mais ils sont peu nombreux et peu développés pour offrir suffisamment d’ombre durant toute la journée. 

Comme le Panama se retrouve presqu’à l’équateur, les rayons solaires sont presque à la verticale et le soleil frappe fort. La crème solaire doit faire partie de votre routine…

Quant à l’eau du Pacifique, elle était très chaude lors de mon passage fin décembre. J’ai pu me baigner à tous les jours sans difficulté. Pas de méduses ou de raie pour perturber la baignade comme cela a été soulevé par certaines personnes quand j’ai évoqué mon voyage au Panama. 

Plusieurs piscines et même des glissades d’eau sont accessibles sur le site dont une partie de l’animation est confiée au Club français Lookéa.

Comme dans tout établissement du genre, des excursions sont proposés aux vacanciers. Dans mon cas, j’ai effectué une sortie d’une journée à Panama City pour visiter la vieille ville ainsi que les installations du canal à Miraflores. Une excursion fort intéressante animée par un guide panaméen francophone ayant d’ailleurs vécu au Québec quelques années. Je recommande!

Conclusion


Seul bémol durant les vacances: le site du Royal Decameron est superbe et bien entretenu par une armée de travailleurs. Par contre, pour le ramassage quotidien des feuilles, la taille des haies ou le déplacement du matériel, les employés utilisent de l’équipement à moteur à essence. Le bruit des tondeuses à gazon ou des tailles haies est parfois désagréable et vient nuire à la quiétude. C’est peut-être le seul élément négatif.

Bref, le séjour a été des plus agréable. Je n’hésiterais pas retourner sur place et même à vous recommander l’endroit pour vos prochaines vacances. Globalement, je donne une note de 8,8 / 10 à l’établissement.


Pour mieux apprécier l’Amérique du Sud…

Simon Chouinard-L. et Thomas Gélinas | Photo Instagram

L’Amérique du Sud demeure un continent méconnu pour nombre de nord-américains. C’est particulièrement le cas au Québec où l’actualité de cette région du monde trouve peu d’échos dans nos médias. Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, la situation est en train de changer.

Une entrevue par Alexandre Gagné

C’est exactement ce que deux jeunes Montréalais, Thomas Gélinas et Simon Chouinard-Laliberté, se sont donnés comme ambition au mois de mai dernier: découvrir ce continent et le faire apprécier à leurs abonnés.

Pour ce faire, ils ont créé le compte Instagram «les100jours» car c’est exactement le nombre de jours qu’ils ont décidé de séjourner en Amérique du Sud. Leur expédition à petit budget, de type sac à dos, a débuté le 24 mai au Pérou et elle se poursuit toujours.

Jusqu’à maintenant leur voyage est suivi par plus de 250 personnes sur le réseau social, dont une majorité de proches et d’amis. Pour le plus grand bonheur de ces derniers, plus d’une centaine de photos ont été publiées par les deux aventuriers qui sortent des sentiers battus pour nous faire découvrir à leur manière cette partie du globe.

Joints par courriel, les deux jeunes hommes ont accepté de répondre à quelques questions.

Quel est le plus beau pays pour vous jusqu’à présent ?

C’est vraiment difficile à dire parce que tous les pays que l’on a visités avaient quelque chose de grandiose! Au Pérou, les montagnes, en Bolivie, le Lac Titicaca et le Salar de Uyuni, au Chili, la Vallée de la lune, en Argentine, le nord (Salta et Juyjuy) et il y aura bientôt les chutes d’Iguazu, puis le Brésil…l’Isla Grande et Rio de Janeiro. Ça risque d’être de la bombe. Puis, on n’a pas pu faire les pays en entier. Il reste donc des endroits à découvrir comme la Patagonie chilienne et argentine. Tout de même, pour répondre à la question, on dirait le Pérou pour les montagnes dans lesquelles nous avons fait des treks, c’était tellement beau. Chaque matin, ça prenait quelques minutes pour réaliser à quel point ce qui nous entourait était magnifique. 

Source: Instagram

L’endroit qui a déçu ?

On ne peut pas dire qu’on a été déçus par un endroit en particulier, on apprend à vivre avec chaque nouveau décor, avec chaque nouvelle ambiance/vibe. On apprend à trouver le beau dans ce qu’il y a de laid. En général, l’Amérique du Sud ce n’est pas «cute»comme l’Europe, c’est plus «roots», c’est plus «rough» et c’est ce qui rend le voyage intéressant. On est confronté à nos idées préconçues sur ce qui est beau et laid, bon et mauvais, normal et anormal, etc. Il y a bien évidemment des endroits qui sont plus beaux en photo que dans la réalité comme Copacabana, en Bolivie. C’est une petite ville avec une ambiance particulière qui est belle vue de haut, mais dans les rues ce l’est moins. En y pensant bien, une déception nous viens en tête, c’est l’attitude des boliviens. On ne veut pas faire de généralisation parce que nous y avons rencontré des gens extraordinaires, mais ils sont parfois peu sympathiques et quasiment désagréables. On avait souvent l’impression qu’on était juste des gros signes de piastres…

Des craintes de sécurité en Amérique du Sud ?

C’est peut-être parce qu’on est chanceux jusqu’à maintenant, mais il ne nous est rien arrivé. Et on n’est pas restés cachés une fois la nuit tombée. On fait toujours attention à nos affaires, on se mêle de ce qui nous regarde et tout se passe bien. Dans les grandes villes comme Buenos Aires et Santiago, on prenait le métro et le bus tard le soir et jamais on ne s’est sentis en danger.

L’endroit où il ferait bon vivre ?

TILCARA! C’est un petit village argentin entouré de montagnes colorées. Les gens y sont ultrarelaxes et sympathiques, la nourriture y est incroyable et la région qui entoure le village est riche en activités. Évidemment, les citadins en nous s’ennuieraient des grandes rues, du bruit et du rythme de la ville. On ajouterait donc Buenos Aires à notre réponse. C’est beau, c’est grand, les services de bus et de métro sont efficaces, il y a un système de type bixi gratuit, il y a plein de musées, il y a de la bonne bouffe, les pistes cyclables sont nombreuses, c’est au bord de l’eau…c’est vraiment une ville dans laquelle on pourrait vivre.

Le voyage de nos deux Montréalais se poursuit encore pour quelques jours. Il n’est donc pas trop tard pour les suivre sur Instagram ou retourner en arrière sur leur fil de photos pour découvrir les endroits visités. Avec les Jeux olympiques au Brésil, espérons que la prochaine année sera pour vous l’occasion d’une redécouverte de l’Amérique du Sud où l’économie connaît une bonne croissance en dépit de problèmes régionaux et de la corruption encore endémique dans certains états.

Nouveaux restos sur Mont-Royal

Cacao 70 | Photo: A. Gagné

Il y a de l’activité ces jours-ci sur l’avenue du Mont-Royal alors qu’au moins deux nouveaux restaurants ont ouvert leurs portes tout récemment.

Critique d’Alexandre Gagné

C’est par hasard que je suis tombé sur la nouvelle succursale de Cacao 70 sur Mont-Royal la semaine dernière. Je connaissais l’établissement de la rue Sainte-Catherine, mais c’est avec plaisir que je me suis laissé tenté en voyant le commerce où s’activait une petite armée pour aménager la nouvelle terrasse.

Il était l’heure du déjeuner…ou du lunch, c’est selon, et les bonnes odeurs qui émanaient du resto m’ont convaincu de m’attabler. L’endroit est très lumineux avec de belle banquettes. L’aménagement est superbe et l’ambiance agréable.

Le menu est très varié selon qu’on soit type sucré ou salé. Comme je n’avais que très peu mangé au petit déjeuner, j’ai donc opté pour le «déjeuner des paresseux», c’est le nom du plat. Un traditionnel deux oeufs-bacon!

Le déjeuner des paresseux | Photo: A. Gagné

Le plat vient avec une petite entrée de fruits et de chocolat. Une mini-fondue pour débuter, pourquoi pas. Je n’ai pas de photos à vous présenter. J’ai omis de sauvegarder la photo partagée sur le moment à mes abonnés Snapchat. Seulement ce petit délice vaut bien un arrêt au Cacao 70.

Quant au plat principal, servi dans un petit poêlon de fonte pour conserver le repas chaud, il était excellent. La quantité de pommes de terre est peut être audacieuse, mais il s’agit des meilleurs «patates» que j’ai mangées dans un resto pour le petit déjeuner. Même la saucisse, dont je ne raffole généralement pas, était bonne, pas trop grasse et savoureuse. C’est tout dire!

Bref, l’expérience du Cacao 70 a été somme toute très appréciée tout comme le service.

Seule note discordante, le café au lait servi en début de repas était déjà tiède à son arrivée. Inutile de dire qu’au milieu du repas et en toute fin…il était bien froid.

L’établissement fera certainement bonne concurrence au très populaire L’Avenue situé tout juste en face.

Je donne donc 9/10 à Cacao 70 pour cette expérience qui sera à répéter au cours de l’été.

Photo: A. Gagné

Pour les amateurs de bouffe mexicaine…
Un tout nouveau resto de nourriture mexicaine a ouvert ses portes en fin de semaine sur l’avenue du Mont-Royal, tout juste à côté du Cacao 70. Il s’agit de «M. Burrito» qui propose, comme son nom l’indique de la nourriture d’inspiration mexicaine.

L’établissement décoré modestement a ouvert ses portes samedi dernier. Je n’ai pas encore eu l’opportunité de le visiter.

Un resto de quartier à essayer par un soir d’été…

Varadero: se renouveler pour survivre

Revenant tout juste d’un séjour d’une semaine dans un établissement hôtelier de Varadero, sur la péninsule d’Hicacos à Cuba, je profite de cette première chronique «Voyage» pour faire le point sur cette station balnéaire très fréquentée par de nombreux Canadiens, Européens et Russes. 

Aucune attente pour la sécurité à YUL
Photo: A. Gagné

CHRONIQUE VOYAGE
par Alexandre Gagné

Le départ sur un vol d’Air Transat le 3 avril dernier s’est effectué sans anicroche. Ayant pris «Option Plus», l’enregistrement est accéléré à l’aéroport Montréal-Trudeau, bien que cette fois-ci, quelques minutes d’attente supplémentaires ont été nécessaires car les deux préposés au comptoir du transporteur aérien devaient quitter pour leur pause-repas. Une fois cette étape franchie, direction la sécurité. L’Option Plus d’Air Transat permettant d’emprunter la voie V.I.P, j’arrive rapidement à l’inspection des bagages à main. Étonnamment, ce n’est pas la foule ce vendredi soir à l’aéroport. Après quelques heures d’attente, c’est l’embarquement prioritaire pour les adhérents à l’Option Plus, sorte de classe intermédiaire entre la «Club» et «l’économique». Point négatif: l’usage des transbordeurs pour se rendre à l’appareil. J’ose croire que la situation en temporaire en raison des travaux toujours en cours à Montréal-Trudeau.

Décollage de YUL en direction de VRA. Peu de temps après, on me sert ma traditionnelle bouteille de mousseux. Ceux en classe «Club», auront droit à un meilleur pétillant ! Puis, vient la pause-repas. Je profite du 15$ de crédit qu’on m’accorde pour commander quelques trucs à grignoter, mais rapidement la vente de produits alimentaires est interrompue. La consigne des ceintures s’allume. Nous venons d’entrer dans la zone de turbulences associées à la dépression qui a apporté de la pluie et de la neige samedi sur le Québec. Heureusement, les secousses à bord sont supportables. Nous franchissons le «gros nuage» sans encombre. Le calme revient et le vol se poursuivra en douceur.

Personnel courtois et efficace. Depuis quelques années, je voyage beaucoup sur Air Transat et j’ai toujours été satisfait. La compagnie se classe d’ailleurs parmi les plus fiables au Canada et dans le monde. Je n’hésite donc pas à la recommander aux touristes étrangers.

PORTRAIT D’UN COURT SÉJOUR

Pour mon séjour d’une semaine, je loge à l’Hôtel Melià Peninsula, situé à l’extrémité de la péninsule de Hicacos, du nom d’une espèce de cactus qu’on retrouve à cet endroit. Pourquoi cet hôtel ? Parce qu’une amie s’y marie et je profite donc de l’événement d’une journée pour profiter de la plage…et surtout du chaud Soleil qui a fait tellement défaut ces derniers mois au Québec.

Ce n’est pas mon premier séjour à Varadero. J’y suis déjà aller à deux reprises dans le passé dans deux autres établissements tout inclus.

Le Melia Péninsula est un établissement qui s’affiche 5 étoiles. L’endroit est magnifique. Le site est exceptionnellement grand et compte de nombreux petits immeubles de deux étages où sont situés les chambres. Le site est très propre. De nombreux trottoirs bétonnés permettent de se déplacer sans

difficulté. Par contre, l’état des bâtiments laisse un peu à désirer. Le cadre de ma porte de chambre n’était pas bien fixé. Le petit réfrigérateur de la chambre ne fonctionnait pas à mon arrivée et il a fallu appeler le service à la clientèle pour faire remplacer la pile dans le coffre de sûreté de la chambre.

Quant à la nourriture, je n’ai pas vu de différences avec les autres hôtels que j’ai fréquentés à Cuba dans le passé qui étaient des 3 1/2 et 4 étoiles.  À chaque reprise, les gens pestent contre les fruits qui ne sont pas mûrs. Il faut le dire, les ananas de Cuba en mars ou en avril ne sont pas bons. Ce n’est pas la saison et le produit servi est blanc, carrément pas prêt à la consommation. Pour le reste, la grande variété de produits permet de se composer une assiette selon ses préférences culinaires.

Durant toute la semaine, j’ai bien mangé et toujours réussi à combler ma faim avec des produits de viande et de légume de bonne qualité. Les gens qui critiquent la bouffe cubaine ne savent visiblement pas cuisiner ou n’arrivent tout simplement pas à agencer les produits présentés pour se faire une bonne assiette. Certes, durant la haute saison comme c’est le cas actuellement, la présence de nombreux touristes accentue la pression sur les services alimentaires des hôtels et en contexte d’embargo, se procurer des produits exceptionnels est souvent, voire toujours difficile pour les établissements hôteliers.

J’allais à Cuba cette année pour assister au mariage d’une amie. L’événement s’est déroulé sur la plage dans un petit coin spécialement aménagé pour l’occasion. La petite cérémonie menée par une notaire cubaine s’est déroulée en français. L’organisation a été impeccable et les nouveaux mariés sont pleinement satisfaits du service obtenu.

Enfin, tout au long de la semaine, des spectacles de grande qualité ont été offerts en soirée sur le site du complexe hôtelier. En journée, plusieurs activités d’animation sont proposées à la plage comme à la piscine. Malheureusement, durant la semaine de mon séjour, les forts vents qui soufflaient sur la péninsule ont souvent empêché en après-midi la sortie des catamarans et des autres types d’embarcations. Avec un mercure oscillant autour des 30° toute la semaine, le vent était malgré tout le bienvenue.

Sur le site du complexe, quelques petits comptoirs ou kiosques offrent des objets de l’artisanat traditionnel cubain, mais attention. Assurez-vous d’avoir le montant exact en pesos cubain convertible (C.U.C.) sinon les vendeurs rechignent à vous redonner la monnaie de vos billets. Presque toujours, ils prétextent ne pas avoir de monnaie pour espérer que vous allez prendre l’objet malgré tout en y laissant un «généreux» pourboire. 

L’AVENIR DE VARADERO ?

C’est bien là, le drame de Cuba. La population vit avec presque rien dans ce régime communiste. Rien, c’est environ 900 pesos cubains par mois, soit environ 42 dollars canadiens. Qu’on soit médecin, chauffeur de bus ou femme de chambre, c’est 900 pesos. Une somme nettement insuffisante pour combler les besoins essentiels, comme la nourriture, le logement et les vêtements. C’est pourquoi, sur l’île de la «révoluciÓn», la chasse aux pesos convertibles est constante.  De nombreux Cubains occupent souvent deux emplois et vivent regroupés en famille élargie pour subvenir à leurs besoins. Un fait d’ailleurs rappelé par notre accompagnateur cubain lors du transport par autocar entre l’aéroport et l’hôtel.

Anecdote malheureuse. Des amis du voyage en sortie dans le coeur du village de Varadero ont décidé d’aller faire trempette avant de rentrer. Ils ont déposé leurs chaussures en bord de plage et on sauté à l’eau. Il n’a suffit que d’un court instant de distraction pour que les quatre compagnons se fassent voler leurs chaussures. En dépit d’une déclaration à la police, le voleur courre toujours… C’est tout dire du besoin en produits sur l’île.

Le secteur du tourisme représente donc un manne pour les Cubains. Au contact des touristes, ils peuvent se procurer ces fameux C.U.C. pour arrondir leur fin de mois. Tout service est sujet à pourboire. Mieux vaut en avoir quelques-uns toujours en réserve. C’est malheureusement souvent le jeu de la carotte et du bâton. À un bon pourboire vient un bon service.

Le représentant de Vacances Transat à l’hôtel confirme toutefois que les artistes des spectacles présentés dans les différents complexes touristiques gagnent un peu plus cher. Un peu plus ? Quelques dollars par mois en supplément pour les nombreuses heures d’entraînement qui font en sorte de faire rayonner la culture cubaine.

Avec l’assouplissement de l’embargo à Cuba annoncé le 17 décembre dernier, à quoi faut-il s’attendre?
«À une hausse des tarifs dès l’an prochain», confirme Philippe G., le représentant de Vacances Transat au Melià Peninsula. La population fonde beaucoup d’espoir dans cette annonce. On espère évidemment de meilleurs salaires. «On verra l’arrivée des grandes chaînes sur l’île comme McDonald», de dire le représentant.

DES SCÉNARIOS
Quels sont les scénarios possibles pour le secteur touristique ? En voici quatre sans prétention…

1- Levée de l’embargo. Les prix montent dans les hôtels, mais les touristes sont toujours au rendez-vous parce que les plages sont belles et la proximité du pays de l’Amérique du Nord rend la destination intéressante. Les hôtels profitent de l’occasion pour améliorer leurs installations et leur offre. Les travailleurs voient leurs conditions légèrement améliorées par une hausse de salaire. À long terme, les changements dans la qualité de vie sont minimes.

2- Levée de l’embargo. Les prix montent dans les hôtels, mais les touristes se font moins nombreux en raison de la hausse marquée des coûts. Les hôtels se vident et n’arrivent pas à combler leurs chambres. Les complexes tombent en désuétude et se ferment tour à tour. Les travailleurs sont licenciés. La population n’améliore pas son sort et la grogne prend de l’ampleur. C’est en quelque sorte le scénario du pire.

3- Levée de l’embargo. Les prix montent dans les hôtels, mais les touristes trouvent que c’est trop. Les établissement se vident. La politique cubaine doit s’assouplir et permettre des privatisations. Quelques complexes sont rachetés par des multinationales américaines. On réinvente les concepts. On rénove les complexes. On y installe des jeux d’eau, améliore nettement la qualité de la nourriture et des activités offertes. Les employés se pressent pour obtenir un emploi qui sera rémunéré à un salaire à l’identique aux États-Unis. Les travailleurs chanceux deviennent une nouvelle élite à Cuba et consomment davantage. Pour consommer, ils auront besoin de nouveaux produits et services. Comme Cuba dispose d’une main-d’oeuvre très qualifiée, c’est l’occasion de mettre à profit ces gens et de leur offrir à leur tour de bons emplois dans des entreprises privées qui viennent s’installer dans l’île. C’est le scénario optimiste qui permettrait avec une gestion rigoureuse de faire passer le pays lentement mais sûrement à une économie de marché, avec bien sûr tous les effets que cela comportent.

4- Les États-Unis refusent de rayer Cuba de la liste des pays soutenant le terrorisme. Cuba proteste. La ligne dure envers Washington reprend. La situation stagne et aucun changement ne survient dans l’île.

Bref, Cuba est assurément à un tournant. L’avenir de l’île, où la population est jeune, éduquée et la plus en santé des Caraïbes, repose entre les mains de ses dirigeants. Sauront-ils lâcher du leste pour faire entrer le pays dans une ère nouvelle ? La question est sur toutes les lèvres à Varadero.

RETOUR À MONTRÉAL
Après une semaine de détente et de plaisir, c’est le temps de rentrer. Après une longue attente à l’aéroport, nous avons finalement pu embarquer dans l’avion avec un peu de retard. Fait à noter, à l’aéroport de Varadero, les panneaux indicateurs des vols ne sont pas mis à jour lorsqu’il y a des retards… Très agaçant quand ton vol est indiqué «on time», qu’il est passé l’heure mentionné et que ton avion n’a toujours pas décollé !

Autre évocation. Ne compter pas sur les Cubains pour respecter votre «Option Plus» au retour. À l’aéroport, c’est le chaos. Les gens se précipitent devant la porte d’embarquement. Ils font la file certes, mais c’est la loi du plus fort… Finalement, ayant fait mon petit «Claude Dubois», je me suis placé près du comptoir et j’ai ainsi pu me glisser entre les premiers passagers.

Le vol du retour a également été marqué par un épisode de turbulences qui a affecté la distribution de l’offre alimentaire à bord. Enfin, l’atterrissage n’a pas été facile. Face aux grands vents, l’appareil a beaucoup tangué et le pilote a du jouer des moteurs pour réussir à poser son grand oiseau plus loin que d’habitude sur la piste avant d’abuser – à juste raison – des freins et aérofreins pour stopper l’appareil dans son grand élan, le tout finalement à la joie des passagers. Grand ouf !

BULLETIN DE VOYAGE
À Air Transat, je donne un 9/10. Le service à l’embarquement à l’aéroport de Varadero est à revoir.

Au représentant de Vacances Transat, Philippe G., je donne un 10/10. Sympa et efficace, il mérite amplement cette note.

Au Melià Peninsula, je donne un 7,5 /10. Pour un hôtel se disant 5 étoiles, je me serai attendu à plus.

Au peuple cubain, je donne un 11/10. Vivre dans de telles conditions en 2015 et en quasi soumission est un exploit. Demeurer fier malgré tout, proposer des spectacles montrant l’aspect heureux de leur culture et soucieux de la propreté des lieux qu’on visite vaut bien cette note de plus en pourboire…