Météo. Coup de froid sur le Québec

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Le froid sur l’Amérique du Nord

Le Québec, tout comme une grande partie de l’Amérique du Nord, s’apprête à connaître une importante vague de froid pour finir l’année 2017. Le point.

Par Alexandre Gagné

Les avertissements météorologiques sont lancés. Il fera froid. Très froid même au cours de la prochaine semaine. Une masse d’air arctique a fait son entrée sur le nord-ouest de la province et continuera d’envahir le reste du Québec dans les prochains jours.

Les températures oscilleront entre -22°C le jour et -31°C la nuit dans la région de Rouyn-Noranda. À Montréal, on attend entre -19°C le jour et -27°C la nuit dans les prochains jours.

Avec les vents vifs attendus, Environnement Canada a émis des avertissements de froid extrême pour plusieurs régions. Le refroidissement éolien sera important.

Cette vague de froid hâtive risque bien de passer à l’histoire, à tout le moins dans la région de Montréal. Hydro-Québec devrait connaître des pics de consommation d’électricité au cours des prochains jours.

L’hiver 2014-2015

Le dernier hiver considéré froid est celui de 2014-2015 où les températures ont été globalement de 1°C à 3°C sous les normales de saison dans la majorité des villes du Québec.

À Montréal, la nuit du 8 janvier 2015 avait été la plus froide avec -27,5°C enregistré au thermomètre. Toutefois, pendant le jour, les températures de l’hiver 2014-2015 n’ont pas atteint les seuils annoncés aujourd’hui en 2017.

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L’hiver 1993-1994

Il faut remonter à 1993 pour retrouver un mois de décembre aussi froid qu’aujourd’hui. Le 25 décembre, Montréal passe la journée de Noël sous une température agréable de -3,8°C. Mais dès la nuit du 26 au 27 décembre, le mercure plonge à -28°C, puis à -30,6°C la nuit suivante.

Dans les journaux, cette vague de froid polaire fait les manchettes pendant plusieurs jours.

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Janvier 1994 sera aussi très froid. Avec des pointes jusqu’à -31,8°C le 27 janvier. C’est la dernière fois que le mercure est descendu sous la barre du -30°C à Montréal.

L’hiver 1989-1990

Un peu plus loin, il faut retourner à l’hiver de 1989-1990 pour relever un hiver très froid et hâtif. Le tout avait débuté le 22 novembre 1989 à Montréal avec des nuits particulièrement froides.

Le mois suivant, on atteint -27,3°C dans la nuit du 27 décembre. Janvier et février 1990 seront aussi froids, mais de nombreux écarts de températures sont relevés pendant un hiver qui joue aux montagnes russes. On atteint 8,4°C le 28 janvier et 7,7°C le 22 février.

Ce n’est donc pas le premier épisode de froid dans l’histoire du Québec et assurément pas le dernier. La patience est de mise. Le printemps est dans moins de trois mois encore…

Inde. Drame familial au pays de Bouddah

Une affaire judiciaire suscite l’indignation au pays de Bouddah. Une mère de 30 ans vient d’être accusée du meurtre de sa fille pour camoufler son infidélité. 

par Alexandre Gagné

La nouvelle fait grand bruit ce jeudi dans la presse indienne. Une enfant âgée de six ans a été tuée par sa mère dans la ville de Ghazipur dans l’État surpeuplé de l’Uttar Pradesh.

L’histoire a débuté mercredi soir quand une famille a alerté la police pour signaler la disparition de sa petite prénommée Kajal. La police a aussitôt dépêché autour de la maison familiale une équipe de recherche et diffusé la photo de l’enfant via l’application WhatsApp.

Le corps ensanglanté de la fillette a cependant été rapidement découvert sur la terrasse d’un bâtiment voisin. Kajal avait été égorgée. La mère en pleurs était dans tous ses états. La femme a raconté à la police que sa fille était sortie à l’extérieur pour jouer, comme elle le faisait fréquemment. Voyant qu’elle ne rentrait pas, son mari et elle sont partis à sa recherche, mais en vain.

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Via The Times of India

La mère, Munni Devi, dit avoir demandé aux amis du quartier s’ils avaient vue sa fille. Selon la mère, les enfants auraient raconté avoir vu Kajal aller vers une sorte de «fantôme», une ombre avant de disparaître.

«Quand j’ai vu le corps de ma fille ce matin, je suis devenu convaincu que quelqu’un a fait de la magie noire sur elle et qu’elle a été victime d’un acte rituel de sacrifice», a-t-elle immédiatement dit aux enquêteurs.

Si l’histoire semblait crédible au départ aux yeux des policiers, ces derniers ont cependant mis en doute les affirmations de la mère quand celle-ci a eu de la difficulté à fournir certaines réponses avant de finir par avouer son crime. «L’affaire a été résolue en quelques heures. La mère et un autre homme ont été arrêtés», a indiqué la police indienne au quotidien The Times of India.

UN SECRET ÉVANTÉ

Selon les enquêteurs, la mère se trouvait sur la terrasse de sa maison en compagnie d’un autre homme, son amant âgé de 22 ans. La petite Kajal aurait alors surpris les deux amoureux, main dans la main, et aurait tenté d’appeler son père. Tentant de courir pour l’alerter, la mère rattrapa sa fille avant de la bâillonner et de lui trancher la gorge.

Cette affaire met en lumière l’absence d’égalité des genres dans la loi sur l’adultère en Inde. Ce crime qui existe depuis 1860 dans le Code criminel indien est demeuré inchangé et rend passible d’un emprisonnement de 5 ans un homme qui aurait eu des relations sexuelles avec la femme d’un autre.

Selon la loi indienne, la femme n’a aucun rôle à jouer dans l’application du règlement et ne peut être jugée coupable ni l’invoquer à son profit.

Dans le cas qui fait les manchettes, la jeune mère a visiblement voulu protéger son jeune amant des conséquences que les révélations de la petite Kajal auraient provoquées.

 

Vers une fin de règne à Londres ?

La reine Elizabeth II d’Angleterre, âgée de 91 ans, n’a pas participé activement, dimanche 12 novembre, à la cérémonie de commémoration du jour du Souvenir dans ce qui ressemble à la mise en place d’une fin de règne tout en douceur.

par Alexandre Gagné

En 65 ans de règne, jamais la reine Elizabeth n’avait manqué l’occasion de déposer elle-même la traditionnelle couronne de coquelicots au pied du monument aux morts érigé à quelques pas de Downing Street, dans le centre de Londres.

Ce dimanche, elle a pourtant renoncé à le faire et a confié la tâche à son fils, le prince Charles et héritier du trône qui fête d’ailleurs ses 69 ans ce mardi 14 novembre.

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Au cours de son règne, elle n’avait pas accompli ce devoir royal qu’à six reprises. Deux fois, pendant la grossesse de son fils Andrew ainsi que pour celle d’Edward et lors de quatre voyages officiels à l’étranger.

Cette fois, la reine a donc préféré regarder la cérémonie, en retrait, depuis le balcon du ministère des Affaires étrangères aux côtés de son époux, le prince Philip. L’homme de 96 ans a pris sa retraite au mois d’août dernier et a mis un terme à ses engagements publics.

LE FUTUR ROI SE PRÉPARE

Même s’il est peu populaire auprès des Britanniques, le prince Charles a déjà commencé à s’initier au travail de souverain.

D’abord, sa mère lui a désormais confié la tâche d’effectuer les longs voyages de représentation à l’étranger, comme en Océanie ou en Asie.

Ensuite, le prince a déjà accès, à l’initiative de sa mère, à la correspondance et aux documents reçus du gouvernement et placés, comme le veux la tradition, chaque jour dans une boîte rouge.

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La légendaire boîte rouge des documents officiels – Photo: Buckingham Palace

Les autorités britanniques se préparent depuis plusieurs années à la disparition soudaine de leur souveraine. Le plan au nom de code «London Bridge is down» est en place et des répétitions sont effectuées chaque année.

Avec le ralentissement de ses activités, la souveraine s’efface peu à peu de l’espace médiatique comme pour préparer ses sujets à l’inévitable, à l’image de son arrière-arrière-grand-mère, la reine Victoria, qui s’était retirée du monde, en Écosse, après la mort de son mari le prince Albert.

Montréal. Des solutions pour contrer la malpropreté

Comment faire de Montréal une ville propre ? Au lendemain d’un constat dressé sur l’état de la rue Masson, quel bilan faut-il dresser et quelles solutions mettre en place ? Début de réponse.

par Alexandre Gagné

La malpropreté constatée sur la rue Masson dans le quartier Rosemont n’est pas un phénomène nouveau. On pourrait presque dire qu’elle est aussi généralisée à plusieurs arrondissements de la métropole. Déjà en 2006, j’évoquais la question dans une tribune

Forum, 29 mars 2006, p. A18

du quotidien La Presse (voir ci-contre) au point où on peut se demander si Montréal a déjà été propre.

Quelles sont les sources du problème ?

Manque de civisme

Il y a le manque de civisme des citoyens et en particulier des fumeurs. Les mégots de cigarette sont un fléau dans la métropole où on ne retrouve pas de cendriers dans l’espace public. Le dépôt de déchets et débris en bordure des rues est aussi une attitude qui vient amplifier la malpropreté surtout les jours où aucune cueillette des ordures ménagères n’est à l’horaire.

++ Lire aussi: Ramassez-vous ! – François Cardinal dans LaPresse+

Solution: Une campagne de sensibilisation dans le quartier. Multiplier les journées du «Grand nettoyage» pour mobiliser la population locale (corvée citoyenne). Inciter les commerçants à entretenir le trottoir devant leur établissement. Augmenter le nombre d’employés municipaux pour nettoyer la rue balai à la main.

Les poubelles

Les poubelles urbaines sont petites. Quand la Ville a réduit le nombre de ramassage des ordures ménagères pour faire plus de place à la récupération et au compostage, les citoyens ont commencé à déposer leurs ordures dans des petits sacs qu’ils déposent ensuite dans les poubelles du coin de la rue. Conséquence: les poubelles débordent fréquemment.

Au surplus, dans plusieurs secteurs fréquentés, les poubelles ne sont pas vidées à un rythme régulier. Dans le Vieux-Montréal notamment, plusieurs travailleurs du secteur ont relevé l’an dernier des cas où les poubelles n’avaient pas été vidées pendant plusieurs jours sous l’oeil étonné des touristes.

Une solution serait d’installer des poubelles géantes à plusieurs endroits dans les quartiers, comme c’est le cas dans plusieurs pays européens. Ces bacs pourraient permettre aux citoyens d’y déposer les sacs en surplus ou oubliés.

Les arbres

Pour encourager à la propreté, il faut un environnement propice au beau. L’absence d’arbres et de végétation sur certaines artères, comme constaté sur la rue Masson, ne permet pas de créer un bel environnement où la population sera incitée à «faire attention» au milieu.

Solution: procéder à la plantation d’arbres dans tous les espaces prévus et au remplacer les arbres chétifs, malades et cassés. Sur la rue Masson, de trop nombreux espaces sont vides et deviennent des cendriers à ciel ouvert.

Chaussée et trottoirs

Dans Rosemont, l’arrondissement procède actuellement à la réfection de plusieurs petites rues. Les trottoirs et la chaussée sont refaits à neuf. Belle initiative. Malheureusement, c’est l’artère principale qui devrait être refait en premier. Or, cette artère relève de la ville centre, du maire Coderre. Voilà l’un des problèmes de Montréal. On retape trop souvent les petites veines alors que les artères, vitales pour la santé économique et sociale, sont abandonnées. Encore en 2017, la politique du «bout d’asphalte» prend trop de place.

Rêve: retaper la rue Masson pour en faire une vaste place publique sans voiture, hiver comme été. L’endroit pourrait accueillir davantage de terrasses et d’espace de repos. Un service de navette en véhicule électrique, comme cela existe en Europe, pourrait y circuler pour les déplacements locaux. Quant au stationnement, la construction d’un parking à étages permettrait aux locaux de s’y garer et aux visiteurs/consommateurs d’autres quartiers de venir sur Masson facilement.

Mobilier urbain

Enfin, le mobilier urbain doit être repensé. Bacs à fleurs, supports à vélo, poubelles, poteaux de luminaire doivent avoir un design qui ne permet pas l’accumulation de déchets et qui limite l’espace pour les graffiti.

L’an dernier, rue Masson, une initiative louable a consisté à utiliser le bois des frênes abattus atteint par l’agrile pour concevoir des bancs et bacs à fleurs. Or, ces installations ont été déposées sur le trottoir et il a fallu plusieurs semaines avant des fleurs ne soient plantées. Comme le bois n’avait pas été traité ou teint, les bancs ont noirci ne donnant pas un joli coup d’oeil.

Conclusion

Bref, les citoyens ont une grande part de responsabilité dans l’instauration d’un environnement propre. Par contre, l’administration municipale a le devoir de créer les conditions gagnantes. Or, actuellement, à la lumière d’une balade rue Masson, il appert que les conditions «minimales» ne sont pas au rendez-vous.

Dans le contexte actuel, sans une mobilisation de tous, la situation n’est pas appelée à s’améliorer…

Montréal. La rue Masson laissée-pour-compte ?

La rue Masson, dans le quartier Rosemont à Montréal, n’est pas à son meilleur. Le désengagement des pouvoirs publics et le manque de civisme des citoyens rendent le secteur commercial de moins en moins attrayant pour les résidents. L’entretien de la rue est déficient et la propreté n’est pas au rendez-vous. Enquête sur le terrain.

Une chronique urbaine par Alexandre Gagné

J’habite le secteur du Vieux-Rosemont depuis cinq ans. C’est un retour dans le quartier après y avoir habité la première fois lors de mon arrivée à Montréal en 1999. La rue Masson offre des services de proximité (boulangerie, fruiterie et boucherie) fort intéressants. L’ambiance général de la rue avec les petits cafés et les bars est bonne et les clients semblent toujours plus nombreux.

Mais voilà, depuis quelques années, l’état de la rue Masson au plan visuel se détériore sous nos yeux. Pour qu’une rue soit vivante, attractive et agréable à fréquenter, il faut un environnement de qualité. Or, celui-ci est de plus en plus laissé-pour-compte.

Pour en avoir le coeur net et mettre en lumière certains problèmes, je me suis rendu sur la rue Masson. Premier tronçon analysé ce 29 avril 2017, celui entre les boulevards Pie-IX et Saint-Michel. Comme vous allez le voir, la situation n’est pas des plus agréables pour les résidents du secteur.

Dans ce premier billet, voici la situation brute. Un prochain article fera le bilan et proposera des solutions à mettre en place.

D’abord, voici le parcours et des photos prises durant la balade.

La randonnée commence en ce début d’après-midi au coin Masson et Pie-IX. À cette endroit, la rue a été ouverte dès 1914. Masson, c’était Joseph, un riche négociant et, dit-on, le premier millionnaire canadien-français.

La rue Masson, c’est la ligne 47 du réseau d’autobus de la Société de transport de Montréal (STM). Dès le début de notre parcours, le trottoir à l’arrêt d’autobus est sale. Un carton semble y fossilisé et un débris de métal enserre le poteau.

Photo: A. Gagné

Dès le départ, on remarque que la bordure de trottoir est sérieusement endommagée, probablement un usure attribuable à l’équipement de déneigement. On remarque d’ailleurs la présence de gravier, abondamment utilisé cet hiver dans les rues de la métropole.

Photo: A. Gagné

Un peu plus loin, on constate que ces grilles utilisées au pied des arbres sont un véritable piège à débris. Les saletés et déchets s’y incrustent facilement et aucun nettoyage n’est effectué. C’est aussi, malheureusement, un endroit de prédilection pour les mégots de cigarette, une plaie sur la rue Masson.

Photo: A. Gagné

À proximité du restaurant Chez La Mère, une platebande, certes de propriété privée, manque d’amour.    Les déchets s’y accumulent depuis l’automne dernier.

Au coin de l’avenue Jeanne-d’Arc, ce balai à neige qui traîne au sol, nous dit que l’hiver a été difficile dans le quartier.

 

En ce samedi, j’ai été étonné de la présence de nombreux déchets au sol alors que le nettoyage de rue par le balai mécanique effectue sa tournée les mardis et jeudis. Mais la chaussée le long de la bordure de trottoir présentant souvent de nombreuses cavités, il devient quasi impossible de tout ramasser.

 

En ce samedi après-midi, il est toujours surprenant de voir des poubelles et bacs de récupération à la traîne sur le trottoir. Ici, il s’agit peut-être d’un oubli, mais dans l’espace urbain et sur une rue fréquentée, ce genre d’inattention n’a pas sa place. Ces objets doivent être ramassés après la collecte des déchets.

 

En début d’après-midi, des vents forts ont commencé à souffler sur la métropole. En peu de temps, cet arbre devant le 3988, rue Masson, n’a pas résister et s’est cassé. Selon deux résidents du secteur, l’arbre avait déjà été fragilisé par les chenillettes durant l’hiver et visiblement, il avait commencé à pourrir à sa base.
Malheureusement, il est fort à parier que cet arbre, comme plusieurs autres, ne sera pas remplacé de sitôt.
Un «problème» constaté est celui des saillies de trottoir. L’idée est bonne pour ralentir le trafic et créer un espace urbain agréable. Or, ces aménagements ne sont toutefois pas conçues pour être correctement nettoyée par la machinerie municipale, comme on peut le voir ici. Les balais mécaniques n’arrivent pas à tout ramasser…

 

On le verra dans ce reportage, les nombreux bacs à fleurs sur la rue Masson ne sont pas dans un bon état. Leur style est dépassé et plusieurs sont sérieusement abîmés. Ici, comme à d’autres endroits, les bacs accumulent déchets et mégots de cigarette. Au surplus, la végétation commence à s’immiscer dans la structure ce qui risque d’accentuer la détérioration de la structure.

Voici un autre bac non ramassé. Ces petits bacs légers sont souvent malmenés par les employés de la firme chargée de la collecte. Au surplus, ils sont fréquemment renversés par les bourrasques de vent. On remarquera dans la grille d’égout pluvial un bout de sac papier coincé qui pourrait y demeurer longtemps.

 

Au coin de la rue Charlemagne et Masson. la chaussée, comme à plusieurs autres arrêts d’autobus est abîmée. Mais ce qui choque le plus, ce sont ces nombreux mégots de cigarette au sol. Certes, dirait le maire Croteau, un manque de civisme, mais ici, comme à plusieurs endroits il faudra trouver des solutions à ce fléau.

Devant le Marché Ricci, du 3950 Masson, un arbre a été scié à un peu plus d’un mètre du sol. Pas très joli direz-vous. Ce qu’il y a de plus choquant, c’est que cette situation perdure depuis au moins juillet 2016, si l’on se fie aux photos disponibles via Google Street view.

  
À quelques mètres de la, un sac de ciment est abandonné et s’écoule lentement. Question. Pourquoi n’a-t-il pas été ramassé par le balai mécanique jeudi ?

 

Un peu avant l’avenue d’Orléans, cette autre grille aurait besoin d’un bon nettoyage. On y trouve de tout…sauf un ami.

Tout juste à côté, ce bac à fleur a été visiblement malmené par les employés municipaux. Il a été déplacé par la machinerie. Il est placé tout croche par rapport au trottoir et à la rue. Voici le «scandale urbain» du laisser-aller. Ce bac est croche depuis près de 10 ans sans aucune intervention pour remettre ça beau. Grâce à Google Street view, on remarque qu’en septembre 2007, il était bien parallèle à la rue, mais dès 2009 il est déplacé sur les photos suivantes. Belle incurie.

 
Cette mode affreuse de placer des briques sur le trottoir a fait en sorte de créer des cavités parfois dangereuses pour les marcheurs. Ici, le trottoir est bombé et la grille légèrement soulevée représente un danger d’accident pour un pied imprudent ou maladroit.

 

Quelques mètres plus loin, autre indice que la récupération est passée la veille. Il est très fréquent que les employés de la collecte abandonnent des morceaux en cours de route. C’est un problème à Montréal depuis quelques années avec la réduction de nombre de collecte de déchets de 2 à une par semaine. Il y a une augmentation de la présence des déchets dans les rues et les poubelles urbaines débordent plus que jamais. J’y reviendrai.

 

Ici au coin de l’avenue Bourbonnière, cet autre bac à fleurs est aussi, affreusement, croche et cela depuis bien avant 2009. Visiblement, le souci du détail n’est pas un critère à la Ville de Montréal.

 

Tout juste traversée de l’autre côté de l’avenue, on remarque encore un trottoir présentant des cavités dangereuses sans compter l’étrange bouche d’égout en plein milieu du trottoir, ce qui est fréquent sur cette portion de la rue Masson. Un danger pour les marcheurs…

Voici un exemple, au coin de la 18e avenue, lié au problème des déchets. Cette poubelle, comme plusieurs sur la rue Masson, dans le quartier, voire à Montréal, se remplie en peu de temps. De nombreux citoyens utilisent les poubelles publiques comme solution de rechange à l’absence de collecte des déchets. De nombreux cas du même genre ont été soulevés par @RueMasson.com et d’autres blogueurs via Twitter.

 

Devant le restaurant portugais la Casa Vinho se dressait un bel arbre il y a quelques années, mais à l’automne 2014 l’arbre a disparu pour faire place à un tronc…puis, l’automne dernier à un simple carré de terre. Imaginez. Il a fallu deux ans à la Ville pour enlever le tronc. Devinez combien d’années il faudra pour retrouver un bel arbre ?

 

Un peu avant la 17e avenue, on retrouve un autre bac à fleurs. Ses coins sont rongés par le sel et le sol est profondément encrassé. Pas très joli.

 

Au surplus, le piéton qui franchi la 17e avenue doit éviter ce cône orange placé sur une bouche d’égout qui s’est renfoncée dans le sol créant un nid-de-poule. La 17e avenue est l’une des avenues dont la chaussée est l’une des plus abîmée du quartier.

 

Un peu plus loin sur Masson, le marcheur doit encore être prudent. Le trottoir n’est pas égal et les bosses constituent des obstacles qu’il doit fréquemment contourner. Pas très intéressant pour les personnes âgées, en fauteuil roulant et les parents avec des poussettes.

Ce que j’évoquais plus tôt se confirme encore ici. Cette saillie de trottoir empêche le nettoyage de s’effectuer correctement favorisant l’accumulation de débris organiques et souvent, de déchets.

Autre coin de rue et autre affreux bac à fleurs déplacé de son socle originel. Encore une fois, la symétrie urbaine est affectée pour notre plus grand malheur. Certes, il y a pire dans la vie, mais on peut rêver de beau pour notre ville.

 

La rue Masson relève de la Ville centre, de l’administration centrale et non de l’arrondissement. La rue est à refaire. La chaussée devient de plus en plus cabossée et les trottoirs sont mal en point. Ici, on a même laissé le gravier pour remplir la cavité. C’est tout dire de l’état des lieux…

 

La crise de l’agrile du frêne fait mal au paysage de Montréal. L’abattage massif de milliers de frêne défigure nos rues. Ici, cet autre espace laissé vacant alors que l’automne trônait encore un bel arbre. La Ville devrait accélérer la plantation des arbres rue Masson pour redonner des couleurs au quartier qui en a bien besoin.

Au coin de la 15e avenue, un morceau d’asphalte a été tassé sur le trottoir contre l’immeuble. Il est là depuis au moins deux semaines. Je l’observe depuis. Combien de temps faudra-t-il pour le retirer. Un tel morceau qui pourrait servir de projectile. On verra bientôt d’où il provient…
Devant l’entre de la machine à sous, le bar U-Turn, la chaussée est très endommagée par le passage des autobus de la STM. Aujourd’hui, le robot réparateur de nid-de-poule, a bien colmaté quelques cavités, mais d’ici quelques semaines, la nature aura repris ses droits.

 

Devant l’ancienne polyclinique médiale, un autre espace sans arbre. Pourtant en juin 2014, il y avait bien un petit arbre, mais un an plus tard, en mai 2015, ce n’était plus qu’un tronc d’environ un mètre avant que la Ville ne décide de le couper l’été dernier.

Voilà d’où provient le morceau d’asphalte rencontré plus tôt. Ici, la réparation du trottoir à l’aide de bitume n’a pas tenue le coup. Ces morceaux trônent à cet endroit depuis un mois, selon mes observations. Combien de temps faudra-t-il pour les retirer. À suivre.

 

Les vélos abandonnés aux arbres et autres structures urbaines sont un autre fléau dans la ville. Ici, le vélo obstrue le trottoir. À plusieurs endroits, les vélos rouillent en place depuis des années sans qu’ils soient ramassés par la ville. Bien que de nouveaux supports à vélo soient installés depuis l’an dernier rue Masson, il y a encore du travail d’éducation à faire à ce sujet.
Ces fameuses grilles de fonte sont, à mon avis, la pire invention dans le paysage urbain de proximité. Encore ici, elles agissent comme mini-dépôtoir. Elles ont proliférées ces dernières années dans la ville au point où on peut se demander s’il n’y a pas anguille sous roche. Sur Kijiji, certaines sont revendues 750$ chacune. Un sujet d’enquête pour TVA et Radio-Canada.

 

L’an dernier, un coup de vent a cassé cet arbre. Le tronc est encore visible plusieurs mois plus tard laissant une drôle d’impression sur l’état du quartier. Au sol, on remarquera à nouveau la couche de bitume qui a été apposé pour remplacer le béton lors d’une réparation du trottoir.

 

Tout juste avant la rue Lafond, cet autre bac à fleurs est endommagé par le temps et les saletés continuent de s’accumuler à sa base.

Devant ce qui était jusqu’à tout récemment le bureau de Poste Canada, se trouve un arrêt d’autobus. Cette semaine, une couche d’asphalte a recouvert le cratère qui s’y trouvait depuis l’automne dernier. Un (autre) plaque de fonte recouvre un espace prévu pour un arbre. Or, il n’y a jamais eu d’arbres à cet endroit depuis au moins 2007. La plaque par contre, est apparue en 2008, mais on attend toujours l’arbre à cet endroit, presque 10 ans après.

Ces plaques de fonte enserrent le tronc des arbres. Avec le temps, les arbres prennent du volume et finissent par déplacer les plaques, comme ici au coins de la 13e avenue. Une nouvelle fois, la saillie de trottoir accumule saleté et détritus.

 

Autre bac, autre tragédie visuelle. Pendant de long mois, ils accumulent les déchets et mégots de cigarette et sont souvent malmenés par la machinerie durant l’hiver comme ici.

 

De l’autre côté de l’intersection, la bordure de trottoir est également effritée et le gravier n’a toujours pas été nettoyé par le balai mécanique.

Devant le garage automobile, voyez le magnifique agencement du trottoir. Unique à Montréal. Cette bouche d’égout mal placée autour de laquelle le ciment s’effrite et rend la marche désagréable.

En traversant la 12 avenue, le marcheur se heurte à des débris rocheux et rocailleux en plein centre de la chaussée. On se croirait à proximité d’une carrière. Visiblement, le nettoyage des rues, lancé au début avril, est toujours défaillant dans le secteur.

À plusieurs endroits le long de la bordure de trottoir, la chaussée est sérieusement endommagée. Pour les cyclistes et les utilisateurs de Bixi, cette situation peut être dangereuse d’autant qu’éviter ces trous implique de se déporter vers le centre de la voie de circulation d’une rue fortement achalandée.

Enfin arrivé au boulevard Saint-Michel. Tout juste avant l’intersection, on voit bien ici le difficulté pour le balai mécanique de tout ramasser. La démarcation est net. Les saletés traînent longtemps sur la rue Masson…

Changeons maintenant de trottoir pour reprendre le chemin en direction EST. Cette fois, voici un bref aperçu de la situation:

CONCLUSION

Voilà le triste portrait de la situation de ce 29 avril. Je retournerai plus tard durant l’été faire le même exercice sur ce tronçon. J’envisageais de faire la même visite entre le boulevard Saint-Michel et la rue d’Iberville, mais le constat sera assurément le même pour y circuler fréquemment.

Quel bilan et surtout quelle leçons en tirer ? Ce sera le sujet d’un prochain billet.

Les saletés de Montréal…

La Ville de Montréal est sale et ça ne s’améliore pas. Avec la campagne de sensibilisation à la propreté lancée récemment dans la métropole, la Ville veut amener les citoyens à faire preuve de civisme. Certes une bonne idée, mais la Ville devra aussi faire son bout de chemin…

Chronique urbaine par Alexandre Gagné

Samedi 3 septembre. Une magnifique journée d’été. Il est tout juste 13 heure quand je décide d’aller flâner pour le lunch sur la rue Masson dans le quartier Rosemont à Montréal.

rue Masson | Photo: A. Gagné

La portion entre les rues Pie-IX et Saint-Michel manque d’amour. Plusieurs façades commerciales auraient besoin d’une réfection. Le trottoir est dans un état pitoyable. À une époque, un responsable de l’aménagement urbain a jugé bon de mettre de la brique à certains endroits pour donner un cachet. On y a aussi installé d’immenses bacs de béton où des fleurs sont plantées chaque printemps. Or, avec les aléas du temps, la brique s’est enfoncée et les bacs ont bougé quand ils n’ont pas été tout simplement déplacés par la machinerie durant l’hiver.

Ainsi, marcher sur le trottoir est à plusieurs endroits dangereux. Des personnes âgées manquent de trébucher ou perdent souvent pied du fait de l’inégalité du trottoir. C’est sans compter les espaces où il devrait y avoir des arbres mais où les mégots de cigarettes s’accumulent.

Photo: A. Gagné

Mais ce samedi, c’est à l’ouest de Saint-Michel que le paysage n’est pas des plus joli. De nombreuses poubelles n’ont pas (encore) été vidées. Plusieurs d’entre-elles débordent de détritus. Autour de celles-ci, des nuages de guêpes tournoient sans cesse. C’est devenu un fléau dans la métropole que cette présence des guêpes sur les terrasses. On parle beaucoup de l’agrile du frêne, mais très peu de ces bestioles qui incommodent les clients des restaurants et les promeneurs urbains. Ces poubelles ouvertes sont en partie en cause dans la présence incessante des guêpes.

Autre élément de désolation, ce sont les mégots de cigarette qui s’accumulent le long du trottoir et les nombreux déchets. Autour des poteaux électriques, de signalisation ou d’éclairage, les mauvaises herbes ont aussi la vie facile.

Photo: A. Gagné

Bref, la rue Masson a déjà, sans doute, eu meilleure allure. La Ville a bien une petite brigade estivale de jeunes qui passent (un peu) le balai ou le pic à déchets, mais voilà que c’est nettement insuffisant. Au surplus, pour avoir déjà observé ces agents de la propreté en action, on remarque que souvent (avec sans doute un carnet de bonnes raisons) les coins sont ronds dans le quartier.

Si vous avez déjà voyagé dans le monde, vous noterez que dans nombreux pays, les équipes de nettoyage sont toujours visibles et présentes sur le terrain. C’est le cas à Barcelone et même à Melbourne en Australie où un 25 décembre les employés passaient le balai à 8h30 pour rendre la ville agréable à visiter.

Avec les travaux routiers dans la métropole, les autorités auraient tout intérêt à rendre les quartiers attrayants et propres. Si Montréal veut amener ses citoyens à faire preuve de civisme, la Ville devra mettre du sien pour assurer l’entretien des rues et des trottoirs.

Dimanche 4 sept. rue Masson

**** Mise à jour ****

Dimanche matin, 4 septembre. Je passe à nouveau sur la rue Masson. Rien n’a bougé. Les poubelles débordent encore et beaucoup de détritus continuent de s’accumuler le long du trottoir. Où sont les équipes de nettoyage ?

MAUVAISE GESTION DU CHANGEMENT

via Twitter

Samedi, quand j’ai constaté la situation, j’ai twitté sur le sujet. J’y suis allé fort. Il y a plusieurs années, j’ai visité Détroit et en entrant dans cette ville américaine, c’est la malpropreté, la saleté qui m’a sauté au visage. Ce fût mon premier souvenir. J’ai utilisé cette image forte hier dans mon tweet. D’accord, Détroit a bien d’autres problèmes que Rosemont n’a pas.

Ce matin, le maire de l’arrondissement de Rosemont, François Croteau, m’a répondu. En fait, il a répliqué: «rien de moins…» Ce n’est pas le genre de réponse qu’on attend d’un élu qui (j’ose croire que j’interprète mal) semble banaliser mon propos.

Je me serai attendu à une réponse du genre: «Je m’en occupe, j’avise le service concerné». Une réponse qui montre qu’il gère son arrondissement. Lorsqu’on veut gérer le changement et amener des virages dans une organisation et encore plus dans la société, il faut communiquer et montrer qu’on prend les choses en main.

Comme citoyen de Rosemont, j’ai à coeur mon quartier, sa propreté et son charme. Visiblement, j’en demande peut-être trop aux élus…

***AJOUT***

Sur l’heure du midi, François Croteau m’a répondu plus longuement. D’abord, il déplore ma comparaison avec Détroit, mais admet que j’ai raison sur le fond. Il estime que les élus n’ont pas à être «responsable» du manque de civisme de certains citoyens.

Il croit que «chacun doit faire sa part», que la Ville fait la sienne «au maximum de ses ressources» et que les citoyens doivent aussi se responsabiliser.

Certes, le manque de civisme devient endémique dans le quartier. Avec un budget municipal limité, doit-on craindre le statu quo ?

Et vous, qu’en pensez-vous ?