Décryptage – L’information financière…

C’est le second soir consécutif que j’observe un autre (flagrant) manque de rigueur dans les informations diffusées par nos médias. Après l’affaire de «l’épidémie de grippe aviaire» au Brésil, propagée faussement par l’AFP, voilà qu’on fait dire autre chose à un communiqué de presse. Décryptage. 

Par Alexandre Gagné

Source: Journal de Québec

L’information émane de l’Agence QMI qui alimente les journaux de Quebecor. Sur le site internet du Journal de Québec qui publie le texte, on affirme en titre que l’agence de notation Standard & Poor’s a modifié la cote de crédit du Québec.

Au surplus, les premières lignes du texte insiste sur le fait que l’agence vient de «réviser» la cote de crédit.

Or voilà, l’information est tout simplement erronée. Tout porte à croire que le rédacteur qui a écrit ce texte connaît pas ou peu l’économie, voire qu’il a maintenant des défis à relever en matière de littératie financière.

Pourquoi ? Parce qu’en remontant à la source de l’information, on peut mettre la main sur le communiqué qui a servi à pondre ce texte.

La nouvelle vient en fait d’un texte du ministère des Finances qui a été diffusé via l’agence CNW.

Source: CNW Telbec

Dans ce texte on apprend que c’est plutôt la «perspective» de l’économie liée à la cote de crédit qui a été revue à la hausse. En clair, c’est le commentaire associé à cette cote qui a été revu. Comme à l’école où le prof donne un «A» à son élève en ajoutant «excellent travail, mais encore place à améliorer tes compétences».

Le communiqué indique d’ailleurs clairement que l’agence de notation a «confirmé» la cote de crédit actuelle de la province. Elle n’a donc pas changée.

On ne peut pas être plus clair.

Via Twitter

Cette erreur journalistique commise en soirée alors que les marchés boursiers sont fermés n’aura pas de conséquences. Mais imaginons que cette information avait été publiée en milieu de journée. Alors qu’on sait que de nombreux (petits) médias (beaucoup les radios commerciales et d’autres sites web) n’ont pratiquement pas de salles de nouvelles, on peut penser que ce texte se soit retrouvé rediffusé sans trop de vérifications.

Une information économique de cette nature, quand on sait que les marchés sont attentifs aux moindres changements dans les cotes de crédit, aurait pu avoir des répercussions en bourse. Peut-être temporairement ou pas du tout. C’est à espérer que les «traders» et autres courtiers s’alimentent auprès de sources de première main.

Bref, il devient de plus en plus important de confronter les informations diffusées d’où quelles proviennent. Cette compétence informationnelle n’est pas à la portée de tous. C’est pourquoi il devient impératif que l’école québécoise s’attaque rapidement à former des citoyens capables de traiter l’abondante information qui nous parvient chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde…

Grippe 101 pour les journalistes !

via Twitter

C’est la grosse manchette depuis ce soir. Le Brésil connaît, dit-on, une grosse épidémie de grippe aviaire. Démontage d’une (fausse) nouvelle. 

par Alexandre Gagné

L’information provient de la réputée Agence France-Presse, communément appelée l’AFP. Premières lignes de la dépêche:

Source: AFP | Cliquez pour agrandir

L’erreur vient de là. Le journaliste qui a rédigé cette dépêche envoyée partout dans le monde ne connaît pas la grippe…et visiblement encore moins la science des virus. Les journalistes et rédacteurs dans les médias du monde qui ont repris sans double vérification l’information sont tombés dans le panneau bien malgré eux.

TVA Nouvelles

D’abord, une simple vérification sur le site de l’Organisation mondiale de la santé aurait permis de mettre en doute les premiers mots de la dépêche. En aucun temps, l’OMS ne parle de «grippe aviaire».

Ensuite, plus loin dans la dépêche, on parle bien de grippe de type A (H1N1). Ce n’est déjà plus de l’aviaire…

Au surplus, quand un virus se transmet de personne à personne, il n’est plus aviaire, mais bien humain.

La grippe est un virus dont il existe trois types: A, B et C.  Sur les virus, on retrouve deux types d’antigènes H et N qui permettent de les identifier, comme un code postal au Canada.

Source: via AFP

Les virus A et B sont les plus courants et responsables des épidémies grippales annuelles. Dans l’histoire, seuls les virus de type A ont causé des pandémies, comme la célèbre grippe espagnole de 1918. Cette année là, c’était un H1N1…comme aujourd’hui encore.

Mais le virus qui circule aujourd’hui est apparu en 2009. C’est un virus réassorti venant de souches aviaires, porcines et humaines.

Bref, l’information diffusée par l’AFP est erronée et sème la confusion.

Les autorités de la santé connaissent bien H1N1 et un vaccin existe pour cette souche. L’OMS surveille sa progression sur son site Internet.

CQFD.

Ajout au texte
Pour ceux qui s’inquiètent de cette grippe au Brésil, il n’y a pas matière à nouvelle. Le vrai danger est toujours celui d’une souche pour laquelle il n’y aura aucun vaccin et surtout une souche qui sera mortelle. Dans l’histoire, tous les virus ont émergé de Chine. C’est vers là qu’il faut continuellement regarder.

C’est justement là, actuellement, où il y a de nouveaux virus qui émergent…

Le (dur) métier de Youtuber…

Source: Youtube.com

La nouvelle a surpris des milliers de ses fans et abonnés sur les réseaux sociaux. Le jeune Youtuber français établi à Montréal, Gaspard G, a annoncé il y a quelques heures qu’il prenait une pause du Web, sans donner plus d’explications.

par Alexandre Gagné

Sans prévenir, cette vedette montante du Web, qui avait réussi à réunir près de 140 000 abonnés sur Youtube, a effacé pratiquement toute sa présence en ligne. Ses abonnés ont constaté qu’il avait supprimé tous ses tweets, publications sur Facebook ainsi que ses nombreux vidéos produits et diffusés sur Youtube au cours des dernières années.

Un simple message publié jeudi soir, disait ceci:

Source: Twitter.com

L’étudiant français de 18 ans s’est fait connaître sur la toile dans ses vidéos publiés via Youtube dans lesquels il racontait, souvent d’une façon humoristique, son quotidien. Gaspard G avait profité d’un séjour étudiant en Californie, l’an dernier, pour faire connaître cette région à des milliers d’autres étudiants francophones qui le suivaient chaque semaine.

Déménagé au Québec, Gaspard G a poursuivi son passe-temps de «Youtuber» en parallèle à ses études dans un établissement français de Montréal. Il avait tout récemment confié qu’il avait besoin de se concentrer sur ses études, notamment en mathématiques, pour espérer être admis à l’université.

Gaspard G est l’un des rares Youtubers a avoir réussi à récolter plus de 100 000 abonnés sur Youtube, ce qui lui avait d’ailleurs permis de recevoir de Google une plaque de reconnaissance pour cette réussite. Facebook avait aussi reconnu le savoir-faire de l’étudiant en lui octroyant un compte certifié généralement réservés aux artistes, journalistes ou personnalités publiques.

Aujourd’hui, ses abonnés, bien que sous le choc, semblent faire preuve de compréhension envers leur idole, mais attendent avec impatience…la suite de l’histoire.

Au moment d’écrire ces quelques lignes, Gaspard G n’avait toujours pas répondu au message qui lui a été adressé via Twitter.

Naviguer sur mobile sans publicité

Naviguer sur le Web est aujourd’hui parfois fastidieux. De nombreux sites nous inondent de publicités au risque même de nous faire abandonner la lecture d’un article ou l’écoute d’une vidéo.

Voilà que pour les appareils mobiles, une solution s’offre maintenant à vous. Je vous en parle dans cette capsule vidéo.

Bon visionnement !

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Instagram: l’histoire d’un succès…

Le réseau social Instragram dédié à la photo et aux «selfies» a pris les devants parmi les réseaux préférés des jeunes de 15 à 35 ans. Racheté par Facebook, Instagram poursuit son développement avec l’ambition de devenir un incontournable du Web.

Voici le reportage sur la petite histoire d’Instagram diffusé, ce dimanche 22 mars sur la chaîne TFI dans le cadre de l’émission Le Sept à Huit présentée par Harry Roselmack.

L’Internet des objets en vogue au CES

Comme prévu, les objects connectés ont la cote cette année au CES de Las Vegas. Plusieurs conférences de presse ont eu lieu ce lundi, veille de l’ouverture officielle du CES.

Voici les tweets qui ont retenu mon attention aujourd’hui.

Bonne lecture…

CES 2015…c’est parti !

C’est ce mardi que débute officiellement à Las Vegas la grand-messe des passionnés de technologies. Le Consumer Electronic Show (CES) se déroule chaque année dans la première semaine de janvier et l’événement est devenu incontournable pour ceux qui veulent connaître les innovations technologiques qui vont envahir la société dans l’année qui vient.

Encore cette année, je suivrai à distance ce rendez-vous. Vous trouverez ici mon petits résumés quotidiens et un assemblage des tweets marquants de la journée.

À bientôt !