Inde. Drame familial au pays de Bouddah

Une affaire judiciaire suscite l’indignation au pays de Bouddah. Une mère de 30 ans vient d’être accusée du meurtre de sa fille pour camoufler son infidélité. 

par Alexandre Gagné

La nouvelle fait grand bruit ce jeudi dans la presse indienne. Une enfant âgée de six ans a été tuée par sa mère dans la ville de Ghazipur dans l’État surpeuplé de l’Uttar Pradesh.

L’histoire a débuté mercredi soir quand une famille a alerté la police pour signaler la disparition de sa petite prénommée Kajal. La police a aussitôt dépêché autour de la maison familiale une équipe de recherche et diffusé la photo de l’enfant via l’application WhatsApp.

Le corps ensanglanté de la fillette a cependant été rapidement découvert sur la terrasse d’un bâtiment voisin. Kajal avait été égorgée. La mère en pleurs était dans tous ses états. La femme a raconté à la police que sa fille était sortie à l’extérieur pour jouer, comme elle le faisait fréquemment. Voyant qu’elle ne rentrait pas, son mari et elle sont partis à sa recherche, mais en vain.

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Via The Times of India

La mère, Munni Devi, dit avoir demandé aux amis du quartier s’ils avaient vue sa fille. Selon la mère, les enfants auraient raconté avoir vu Kajal aller vers une sorte de «fantôme», une ombre avant de disparaître.

«Quand j’ai vu le corps de ma fille ce matin, je suis devenu convaincu que quelqu’un a fait de la magie noire sur elle et qu’elle a été victime d’un acte rituel de sacrifice», a-t-elle immédiatement dit aux enquêteurs.

Si l’histoire semblait crédible au départ aux yeux des policiers, ces derniers ont cependant mis en doute les affirmations de la mère quand celle-ci a eu de la difficulté à fournir certaines réponses avant de finir par avouer son crime. «L’affaire a été résolue en quelques heures. La mère et un autre homme ont été arrêtés», a indiqué la police indienne au quotidien The Times of India.

UN SECRET ÉVANTÉ

Selon les enquêteurs, la mère se trouvait sur la terrasse de sa maison en compagnie d’un autre homme, son amant âgé de 22 ans. La petite Kajal aurait alors surpris les deux amoureux, main dans la main, et aurait tenté d’appeler son père. Tentant de courir pour l’alerter, la mère rattrapa sa fille avant de la bâillonner et de lui trancher la gorge.

Cette affaire met en lumière l’absence d’égalité des genres dans la loi sur l’adultère en Inde. Ce crime qui existe depuis 1860 dans le Code criminel indien est demeuré inchangé et rend passible d’un emprisonnement de 5 ans un homme qui aurait eu des relations sexuelles avec la femme d’un autre.

Selon la loi indienne, la femme n’a aucun rôle à jouer dans l’application du règlement et ne peut être jugée coupable ni l’invoquer à son profit.

Dans le cas qui fait les manchettes, la jeune mère a visiblement voulu protéger son jeune amant des conséquences que les révélations de la petite Kajal auraient provoquées.

 

Le «dépeceur» de Montréal va se marier en prison

Luka Rocco Magnotta, ce meurtrier qui a défrayé la manchette en 2012 pour le meurtre d’un étudiant chinois à Montréal au Canada, va se marier civilement en prison, annonce le réseau TVA.

par Alexandre Gagné

La nouvelle a été publiée par la chaîne privée d’informations en fin d’après-midi, ce 20 juin. TVA a mis la main sur l’avis public qui annonce le mariage civil, le 26 juin, tel que le prévoit la loi.

Magnotta, qui aura 35 ans le 24 juillet, va unir sa destinée à celle d’un codétenu, Anthony Jolin, 36 ans, originaire de Saint-John au Nouveau-Brunswick.

Luka Rocco Magnotta, surnommé par la presse internationale, le « dépeceur de Montréal » avait été arrêté le 4 juin 2012 en Allemagne.  Il avait auparavant tué et démembré l’étudiant chinois Lin Jun avant de prendre la fuite en Europe.

Magnotta avait filmé et diffusé sur le web les images de son crime. Au terme d’un long procès, il a été condamné le 23 décembre 2014 à 25 ans d’emprisonnement pour outrage à un cadavre, production et distribution de matériel obscène, utilisation illégale de la poste, harcèlement envers le premier ministre de l’époque, Stephen Harper, et des membres du Parlement fédéral.

Magnotta sera admissible à une libération en 2039. Il aura alors 57 ans.

Quant à son partenaire, TVA n’en dit pas plus.

Par contre, une recherche a permis d’apprendre que Jolin est cet homme qui a été arrêté en 2004 pour le meurtre d’un codétenu, Kevin Whynder, 30 ans. Jolin et Whynder se trouvaient alors incarcérés à la prison fédérale de Renous en Nouvelle-Écosse

Un autre homme, Jonathan Hache, a aussi été arrêté et condamné pour le même crime.

Whyder, originaire de Kentville en Nouvelle-Écosse, purgeait une peine pour meurtre lorsqu’il a été poignardé à plusieurs reprises par Jolin et Hache.

À la suite de sa condamnation, Jolin a été envoyé à Port-Cartier, une prison à sécurité maximale, pour purger sa peine. C’est là qu’il a fait la connaissance de Magnotta.

«L’affaire Magnotta» avait donné lieu à plusieurs documentaires et reportages à travers le monde.

Via réseau TVA

Cédrika Provencher et le Web

L’affaire Cédrika Provencher, cette petite fille disparue le 31 juillet 2007 à Trois-Rivières, continue de soulever les passions au Québec. 9 ans après les faits, les Québécois sont toujours très nombreux à s’intéresser à cette affaire.

par Alexandre Gagné

De retour de quelques jours de vacances dans le Bas-Saint-Laurent, j’ouvre le tableau de bord de mon blogue lorsque je remarque une fréquentation anormalement élevée de mes pages Web et pourtant je n’ai rien publié tout récemment.

Fréquentation depuis 24h sur cet article

Au cours des dernières 24 heures, plus de 1000 clics ont été faits sur l’article que j’avais rédigé en décembre 2015 quand les ossements de Cédrika Provencher avaient été localisés. Dans la dernière semaine, c’est en tout plus de 11 000 clics qui ont été enregistrés.

Force est de constater que le sujet continue de susciter beaucoup d’intérêt et pour cause. Aucun suspect n’a encore été arrêté par la Sûreté du Québec et peu de détails ont filtré jusqu’ici depuis la découverte du 13 décembre.

Pourtant, sur le Web, les gens recherchent beaucoup d’informations sur cette affaire et sur un possible suspect. D’ailleurs les mots-clés employés par les «chercheurs d’informations» sont sans équivoque. À noter que les informations nominatives liées à un individu ont été rayées pour des raisons légales évidentes.

Source: alexandregagne.info

Bref, il ne fait aucun doute que cette affaire ne va pas sombrer dans l’oubli tant qu’un suspect ne sera pas arrêté ou identifié. Et c’est tant mieux.

En attendant, ceux qui veulent suivre le sujet, peuvent consulter ce qui se dit via Google ou encore le dossier sur Cédrika Provencher réalisé par mes anciens collègues de TVA

Enfin, toute personne qui aurait de l’information peut communiquer directement avec la Sûreté du Québec.