Les nouvelles du 2 janvier 1918

C’était il y a 100 ans…Voici vos nouvelles du 2 janvier 1918.

par Alexandre Gagné

En manchettes aujourd’hui:

  • Les premiers conscrits, de Rimouski, Québec et Montréal, devront se rapporter dès demain.
  • Vague d’incendie dans la province: la chapelle de Limoilou détruite par le feu à Québec et St-Hyacinthe évite de justesse une conflagration.
  • Le froid intense encore présent partout sur le Québec.

Bonne écoute !

N’hésitez pas à me suivre sur Facebook ici 

ARCHIVES DU JOUR

En complément, voici quelques extraits de la presse écrite de ce 2 janvier 1918.

Capture d’écran 2018-01-01 à 09.58.46
Source: La Presse
Capture d’écran 2018-01-01 à 12.24.45
Source: La Patrie

 

Capture d’écran 2018-01-01 à 12.35.23
Source: Le Devoir
Chapelle2
Source: La Patrie
Capture d’écran 2018-01-01 à 09.38.57
Source: Le Devoir

Les nouvelles du 1er janvier 1918

C’était il y a 100 ans… Voici vos nouvelles quotidiennes du 1er janvier 1918.

par Alexandre Gagné

En manchettes aujourd’hui:

  • Chute de la construction en 1917 à Montréal.
  • Les pompiers dressent leur bilan de la dernière année.
  • Et froid polaire sur la métropole.

Bonne écoute !

 

1871. L’affaire Banville secoue Rimouski

Le passé de Rimouski regorge d’histoires souvent oubliées. La criminalité d’hier n’est pas bien loin de celle d’aujourd’hui. Les crimes passionnels ont souvent défrayé les manchettes. Pour s’en convaincre, retour en arrière en 1871 alors que le tout Rimouski est secoué par l’affaire Banville. 

par Alexandre Gagné

À la fin du XIXe siècle, Rimouski est une bourgade d’environ 1200 habitants. Dans la presse locale, le développement urbain occupe l’avant scène et particulièrement en 1871 alors qu’il est question d’ériger un vaste marché public muni d’une grande salle de réunion.

Mais cette année là, un événement malheureux éclipse durant une bonne partie de l’automne le débat entourant le projet qui sera du reste rejeté le 12 décembre suivant.

Le drame prend ses origines le 12 janvier 1830, dans la petite église de Rimouski, où un dénommé Hubert Banville épouse la jeune Marie, 16 ans, fille du cultivateur Louis Lepage. Le consentement des parents obtenus, en raison de son âge, l’abbé Michel Ringuet béni l’union devant plusieurs témoins, lesquels avec les conjoints déclarent ne pas savoir signer les registres.

Palais de justice-1

Les saisons s’écoulent sans que visiblement le couple n’ait d’enfants. Bon an mal an, du matin jusqu’au soir, Banville cultive sa terre tandis que Marie oeuvre à la maison et à l’étable.

Puis, comme à de multiples reprises auparavant, le samedi 12 août 1871, Hubert Banville achète du marchant de la ville, Elzéar Langlois, une demi-livre de thé qu’il rapporte à la maison.

Le mercredi suivant, Banville rentre bizarrement plus tôt des champs qu’il ne le fait d’habitude. Sans surprise, il trouve Marie qui s’affaire à préparer encore une fois des crêpes. « T’achèves, tu n’en as pas pour longtemps, bien vite j’en aurai une ici qui me fera à manger », lui dit-il en sacrant contre elle.

Ébranlée, la femme de 57 ans quitte précipitamment la maison et se réfugie à l’étable pour traire la vache. À son retour, une dizaine de minutes plus tard, elle trouve son sinistre mari près du poêle à bois qui, à son tour, prend la fuite à l’extérieur.

Un grand malaise

Marie Lepage se met à table, prend son déjeuner et vide la théière dont elle boit la dernière tasse. Elle n’est pas aussitôt sortie de table qu’un dangereux mal lui terrasse le cœur. Elle vomi beaucoup, devient la mâchoire froide et ressent une « pesanteur sur sa vue ».

Même le chien est épris d’étranges spasmes après avoir lécher la vomissure sur le plancher de la maison. Voyant son état se détériorer, Marie alerte l’entourage. La femme du voisin, Victoria Saint-Pierre répond à l’appel et trouve en arrivant une femme « bien chétive ». La voisine lui met les pieds dans un bassin d’eau chaude additionné de poivre pour tenter de la réchauffer, en plein milieu du mois d’août, et ébouillante le peu de thé restant.

Croyant sa dernière heure arrivée, Marie réclame le curé qu’elle fait chercher par son mari. À son étonnement, l’abbé Couture « ne la trouve pas en danger » et lui refuse les derniers sacrements.

L’épouse Banville sollicite l’assistance d’une amie, Olympe Lavoie, pour la soigner. Au cours de la journée, Marie boit une nouvelle tasse de thé qui provoque chez elle une autre violente crise.

Le samedi, après avoir consommé une quatrième tasse de thé, elle vomi plus qu’à l’ordinaire. Le lendemain, des signes caractéristiques renseigne sur le mal qui l’accable, soit « une peau jaune, des yeux rouges, le visage et les mains bouffies ». Malgré les demandes répétées de lui amener un médecin, Hubert Banville n’en fait pas de cas.

Quelque six jours après la première tasse, Marie Lepage continue de souffrir atrocement. Sur l’heure du midi, Olympe, une jeune femme d’à peine 22 ans, l’arrière-nièce de Banville, avale au terme de son repas, une tasse de thé qu’elle trouve très rapidement plutôt « méchant ».

« Ça ne peut pas faire autrement ! Il y a six jours qu’il traîne dans le thépot » clame-t-elle avant d’être victime d’un malaise au cœur. « Ma pauvre enfant, nous sommes empoisonnées toutes deux », conclue ensuite Marie, réalisant le drame qui se joue.

Olympe s’empare du reste du thé. Arrivé au même moment, un Hubert Banville inquiet invite sa nièce à laisser le reste du précieux liquide dans la maison. Décidée à faire la lumière, la jeune femme se rend alerter le docteur Romuald Fiset. Ce dernier se pointe sans tarder au domicile des Banville et récupère la théière maudite à la suggestion de la jeune femme.

Pendant ce temps, au palais de justice, Olympe Lavoie porte plainte contre Banville qu’elle soupçonne d’avoir tenté d’empoisonner sa femme au moyen d’arsenic. Hubert Banville est alors mis sous arrêt et condamné à subir son procès lors des assises criminelles d’octobre.

Dans son édition du 9 septembre 1871, Le Courrier de Rimouski rapporte qu’en attendant son procès, l’accusé demeure incarcéré n’ayant pu être admis à caution.

Les assises criminelles

Le 12 octobre 1871, s’ouvre à Rimouski le second terme annuel de la Cour criminelle présidée par l’Honorable juge Napoléon Casault. Le rôle de la cour est chargé. Plusieurs affaires sont instruites.

Parmi celles-ci, une Rimouskoise, Desange Gagné est condamnée à dix-huit mois de détention aux travaux forcés après avoir été reconnue coupable du vol d’une somme de 32 piastres.

Aussi, deux jeunes hommes originaires de Saint-Anaclet, les frères Léon et Hilaire Roy écopent de trois mois de prison pour avoir dérobé quatre dindes propriétés d’un cultivateur du village.

Le lundi 16 octobre, la foule est plus nombreuse au Palais de justice alors que s’amorce l’audition des premiers témoins dans l’affaire Banville. Le procureur de la couronne, Joseph-Magloire Hudon, et celui de l’accusé, Auguste Michaud, représentent les parties. Ils sont tous deux, les premiers avocats à s’être installés à Rimouski en 1858. Et depuis le mois de mai 1869, l’avocat Hudon est passé à l’histoire en devant le premier maire de la ville.

Appelé à la barre comme premier témoin à charge, la victime malheureuse de cette histoire, Marie Lepage révèle à la Cour une situation familiale explosive où son mari, Hubert Banville, porte toute son attention envers une autre femme de la ville, une certaine Marie Breton.

« Depuis environ trois ans, le prisonnier avait des intimités avec la dite Marie Breton… Ils cherchaient à aller veiller souvent seuls. Ils se faisaient des caresses », raconte-t-elle.

Plus d’une fois, l’attitude de Banville ne laisse aucun doute sur ses intentions futures. À de multiples reprises, l’accusé menace sa femme de vouloir s’en débarrasser. « Mon oncle n’était pas souvent à la maison, mais lorsqu’il y était il sacrait souvent contre ma tante », ajoute Olympe Lavoie lorsque qu’interrogée par l’avocat Hudon.

Puis, la nouvelle flamme de Banville, Marie Breton, rapporte avoir reçu de sa part une invitation à partir le mercredi 16 août, le jour où justement Marie Lepage est empoisonnée.

« Si tu veux partir comme nous l’avons décidé tous deux ensemble, nous partirons mercredi ou jeudi prochain au plus tard », relate au tribunal une voisine du couple, Adèle Gagné, d’après un échange capté quelques jours avant la tentative d’empoisonnement.

Une déclaration incriminante

Au second jour du procès, une détenue de la prison, Desange Gagné fait une déclaration accablante pour l’accusé.

La femme, condamnée pour vol, dit avoir entendu ce bref commentaire de Banville fait à un autre individu: « c’est drôle, j’avais pourtant mis du poison par toute la maison et dans le coin de l’escalier sous le balai ».

Le procès permet d’apprendre que le poison destiné à causer la mort de Marie Lepage origine bel et bien du cabinet du docteur Romuald Fiset.

« Le prisonnier me demanda de l’onguent gris pour les rats. Je lui donnai 60 à 90 grains d’arsenic. Le prisonnier me disait que sa laiterie était empestée de rats. Je ne lui ai pas dit ce que je lui donnais, mais lui enseignait le moyen de s’en servir », révèle le docteur.

Lors de l’analyse de la théière récupérée chez le couple Banville, le médecin conclu dès alors à la présence d’arsenic dans le thé consommé par Marie Lepage.

« J’ai soumis quelques gouttes d’eau contenues dans ce thépot à un réactif: le nitrate d’argent ammoniacal et j’obtins un précipité d’un jaune pâle qui s’est dissout dans l’ammoniaque, ce qui indique la présence de l’arsenic », explique-t-il avec une minutie exemplaire.

Le treizième et dernier témoin de la poursuite, le docteur F. A. H. Larue de Québec sonne le glas pour Banville en appuyant les résultats des tests effectués par son collègue rimouskois.

La défense de Banville

Le procureur de l’accusé, Auguste Michaud, présente une défense plutôt faible. Il se contente de mettre en doute les témoignages entendus et convoque à ce sujet trois témoins à la barre, qui finalement, ne sont pas d’un grand secours pour Hubert Banville.

Dans sa plaidoirie, l’avocat Michaud est explicite sur les chances de son client de s’en sortir. « Mon intention n’est pas de faire un long discours ni de nier ou de détruire une partie de la preuve malheureusement trop forte faite par la Couronne », exprime-t-il d’emblée.

La poursuite n’a pu faire qu’une preuve de circonstance et elle ne s’appuie que sur des présomptions, parce que, selon lui, personne n’a vu Banville mettre l’arsenic dans la théière. Le procureur tente également d’affecter la crédibilité des médecins en soulevant que des erreurs ont pu être commises lors des analyses.

Dans une tentative de sauver son client de la peine de mort, Auguste Michaud accuse la victime, Marie Lepage, de « peu d’honorabilité » pour s’être déjà absentée avec un dénommé St-Laurent. Il soutient que Banville « était jusqu’à un certain point justifiable des prétendues brutalités dont elle se plaignait ».

Journal Banville
Archives du Brandon Times, journal du Wisconsin aux États-Unis

L’avocat arrive à la conclusion que la Couronne ne s’est pas déchargée de son fardeau en faisant fi de mettre en preuve des éléments montrant l’existence de rapports ou un quelconque commerce charnel entre le prisonnier et Marie Breton pour prouver que le prisonnier avait réellement un motif pour se défaire de sa femme.

Dans sa réplique, le procureur Joseph-Magloire Hudon démoli adroitement le commentaire de son savant collègue qui, dit-il, « a été pris à l’improviste et ne fut nullement préparé ».

Devant les douze membres du jury, l’avocat rappelle que « depuis longtemps, le prisonnier entretenait un commerce illicite avec Marie Breton ».

 « Sa femme en voulait à son mari et vice versa », ajoute-t-il.

Pour dissiper tout doute chez les jurés, l’avocat Hudon termine son exposé en évoquant théâtralement le désir manifeste de Banville de voir sa femme quitter ce bas monde au premier jour de son malaise: « meurs donc maudite » , lui a-t-il lancé dans un grand cri.

Dans son adresse au jury, le juge Napoélon Casault ne fait pas de cadeau à l’accusé: « il a été prouvé qu’il vivait en concubinage avec la fille Marie Breton et il est encore en preuve par cette fille elle-même et par trois autres témoins qu’il lui avait offert de partir et de s’enfuir avec elle ».

Le juge est clair: « il devait y avoir là, messieurs, un motif de la part du prisonnier d’empoisonner sa femme afin de s’assurer de celle dont il voulait jouir ».

Il termine en ajoutant: « messieurs les jurés, si vous êtes satisfaits d’après la preuve que Banville est celui qui a lui-même mis le poison dans le thépot vous devrez trouver le prisonnier coupable, si au contraire vous croyez l’accusé innocent ou s’il existe dans vos esprit des doutes sérieux sur sa culpabilité vous devez rendre votre verdict en conséquence ».

Le jury met à peine quinze minutes à reconnaître Hubert Banville coupable d’empoisonnement avec intention de meurtre.

Banville
Ordre de cour pour la peine de mort

Le juge Casault d’une voix brisée par l’émotion le condamne sur le champ à être pendu à midi le 4 décembre suivant.

D’après le chroniqueur du Courrier de Rimouski, l’accusé entendit les paroles du jury et celles du juge « avec la même froide contenance et la même impassibilité » que durant la durée de son procès.

La peine de mort prononcée contre le prisonnier est toutefois commuée en sentence d’emprisonnement à perpétuité quelques jours plus tard. Hubert Banville a purgé sa dette envers la société à la prison de Kingston en Ontario.

Quant à Marie Lepage, elle vécu en paix jusqu’en 1894, emportée, croit-on, par l’asthme à l’âge de 80 ans.

____________________
Sources historiques:
– Registre d’état civil, Archives nationale du Québec, Rimouski, paroisse Saint-Germain, 12 janvier 1830.
– Le Courrier de Rimouski, 20 octobre 1871, p. 2.

Les anniversaires de l’année 2018

L’année 2018 qui débute sera l’occasion de souligner l’anniversaire de plusieurs événements du passé qui ont marqué l’histoire du Québec et de Montréal. Voici une compilation des principaux événements à souligner.

par Alexandre Gagné

Janvier

Verglas
La crise du verglas de 1998. Photo: Journal de Montréal

2 – 100e anniversaire de l’incendie de l’Aréna de Westmount. Le Canadien jouera maintenant ses parties de hockey à l’amphithéâtre du Jubilé comptant 3200 places.
6 – 20e anniversaire de la crise du verglas.
13 – 100e anniversaire du décret de l’Assemblée nationale permettant aux femmes et aux filles de travailler de nuit dans les usines en raison de la guerre.
17 – Débat à l’Assemblée nationale du Québec sur une motion de Joseph-Napoléon Francoeur relativement à une éventuelle sécession du Québec sur la question de la conscription.
27 – 40e anniversaire de la fermeture du grand magasin Dupuis Frères.
29 – 35e anniversaire de la tenue de la 1re Fête des Neiges à Montréal.

Février
Ce mois-ci: 90e anniversaire du premier numéro du journal Les Affaires.
14 – 100e anniversaire de l’incendie criminel de l’orphelinat des Soeurs Grises faisant 53 morts.
22 – 50e anniversaire de la création de Radio-Québec devenu Télé-Québec.

SoeursGrises
L’incendie du couvent des Soeurs Grises en février 1918

Mars
15 – 175e anniversaire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
28 – 100e anniversaire du début des émeutes de Québec liées à la conscription (jusqu’au 1er avril).
31 – 80e anniversaire de création de l’Institut de microbiologie et d’hygiène de Montréal par le Dr Armand Frappier.

Avril
2 – 90e anniversaire du référendum sur l’introduction de l’heure d’été à Montréal. Vote en faveur à 57,5%.
2 – 100e anniversaire de la réélection du maire de Montréal, Médéric Martin.
6 – 55e anniversaire de l’incendie du magasin de meubles Woodhouse, rue Ste-Catherine coin St-Urbain, qui a coûté la vie à trois pompiers.
8 – 50e anniversaire de la Place Bonaventure.
15 – 85e anniversaire du Marché Atwater.
18 – 5e anniversaire du lancement de LaPresse+.
21 – 55e anniversaire de la 1re bombe du FLQ derrière un centre de recrutement de l’armée.

MédéricMartin
Le maire de Montréal Médéric Martin. Photo: Ville de Montréal

Mai
5 – 90e anniversaire de l’inauguration du stade Delorimier.
10-11 – 55e anniversaire de la tempête tardive qui a laissé 25 cm de neige sur la ville.
19 – Le stade Saputo célèbre ses 10 ans.
27 – 35e anniversaire de l’ouverture du Palais des congrès dont la construction avait débuté en 1977.
27 – 85e anniversaire du Marché du Nord, actuel Marché Jean-Talon

Juin
9 – 20e anniversaire de l’explosion de l’Accueil Bonneau qui avait fait 3 morts.
9 – 25e anniversaire de la dernière coupe Stanley pour Les Canadiens de Montréal.
9 – Il y a 95 ans ouvrait le parc Belmont dans Cartierville.

Bonneau
L’explosion du 9 juin 1998 à l’Accueil Bonneau – Photo: Ville de Montréal

Juillet
11 – 90e anniversaire de la municipalisation de la Montreal water and power compagny.
23 – Il y a 10 ans, 2 trombes d’eau étaient observées devant Montréal sur le fleuve St-Laurent.
14  – 35e anniversaire de fondation du Festival Juste pour rire.

Août
9 – 70e anniversaire du manifeste du Refus Global.
10 – 10e anniversaire des émeutes de Montréal-Nord ayant suivi la mort de Fredy Villanueva.

Septembre
12 – 90e anniversaire du début des cours au Collège Jean-de-Brébeuf.
21 – 55e anniversaire de la Place des Arts.
26 – 35e anniversaire du dernier match de l’équipe de soccer le Manic au stade olympique.
26 – 100e anniversaire du début officiel de l’épidémie de grippe espagnole au Québec.
28 – 30e anniversaire de l’ouverture des Promenades de la Cathédrale, rue Ste-Catherine à Montréal.

Capture d’écran 2017-12-28 à 11.07.17
La grippe espagnole au Québec

Octobre
8 – 40e anniversaire de la tenue du premier Grand Prix du Canada de Formule 1.
13 – 35e anniversaire de la fermeture du parc Belmont qui avait ouvert ses portes en 1923.
21 – 100e anniversaire du passage du premier train sous le Mont-Royal.
24 – 50e anniversaire de l’annexion de la cité de Saint-Michel à Montréal.

Novembre
18 – Le Centre d’histoire de Montréal fête ses 35 ans.
30 – 70e anniversaire de fondation du Théâtre du Rideau Vert.

theatre-du-rideau-vert
Le Rideau Vert a été fondé en 1948

Décembre
18 – Il y a 15 ans, le rôle de présidents d’arrondissement de Montréal était modifié. Désormais, ils seront élus comme maires.

Événements non datés
– 5e anniversaire du projet de «food truck» à Montréal.
– 40e anniversaire de la fermeture du journal Montréal-Matin après 48 ans d’existence.
– 45e anniversaire de l’ouverture de la Maison de Radio-Canada boulevard René-Lévesque et de la fondation de la Compagnie de théâtre Jean-Duceppe.
– 50e anniversaire de l’autoroute 520.
– 60e anniversaire de l’inauguration de l’autoroute 15 dans les Laurentides.
– 75e anniversaire de la construction de la Gare centrale de Montréal.
– 100e anniversaire de l’annexion de la cité de Maisonnneuve à Montréal.

Rimouski. Le temps d’il y a 100 ans!

La météo occupe souvent les conversations au Québec. Le climat parfois rude a forgé notre caractère à travers les siècles. Jaser du temps qu’il fait ou qui passe est toujours dans l’ère, mais aujourd’hui, dit-on, le temps n’est pas comme avant. Quel temps faisait-il à Rimouski en 1918 ? Retour sur le temps d’avant, sur le temps d’il y a 100 ans. 

Un récit d’Alexandre Gagné  | Photos: Nathalie Poirier

L’année 1918 débute dans le froid. Les quatre premiers jours de janvier se passent sous des températures avoisinant les -20°C. Une petite bordée de 18 centimètres les 4 et 5 janvier vient adoucir le climat.

26197370_10214341170379120_1376462009_n
Maudit hiver ! – Photo: Nathalie Poirier

Le 8 janvier, le mercure remonte autour du point de congélation, mais la neige est encore au rendez-vous ainsi que les 9 et 10 janvier. En trois jours, 19 cm s’accumulent dans la ville. À peine le temps de dégager les entrées que 11 autres centimètres tombent au sol les 12 et 13 janvier.

Les derniers jours du mois sont très froids avec des températures moyennes autour de -23°C.

FÉVRIER

La vague de froid se poursuit jusqu’au 11 février. La froidure ne fait pas relâche. Certaines nuits, le mercure descend près des -30°C.

Dès le 12 février, l’air s’adoucit autour de -6°C et 9 centimètres de neige viennent renouveler le paysage le 15 février. Le reste du mois est relativement doux, près de -1°C le jour, mais le 22 février Rimouski connaît sa nuit la plus froide de l’hiver avec un -31,1°C bien senti.

MARS

Le froid fera une dernière incursion au début du mois de mars. Il faut attendre au 12 mars pour voir le temps se réchauffer et donner des allures printanières. L’arrivée du printemps le 21 mars soulignée par la première marque positive de l’année avec 3,3°C et 6°C le lendemain.  Le printemps fait ses premiers pas. Mars sera sec. À peine 6 cm de neige dans tout le mois.

26177995_10214341151218641_1392148579_o
Des airs de printemps – Photo: Nathalie Poirier

 

AVRIL

Le printemps reste timide dans la première quinzaine d’avril. Le premier 7°C est enregistré le 20 et le premier 10°C le 23 avril. Un premier coup de chaud qui en annonce un second, plus important, alors que Rimouski enregistre 17°C degrés les 29 et 30 avril.  Mais pour le second mois consécutif, la pluie n’est pas au rendez-vous. À peine 21 millimètres sont tombés durant le mois alors que la normale est de 60 millimètres mensuellement en mars et avril.

MAI

Si l’inquiétude a grandi dans les chaumières quant au manque de pluie, le mois de Mai se charge de rétablir la situation. Le mois débute par trois journées de faible pluie. 25,5 millimètres au total sont relevés, mais la situation empire à compter du 6 mai. Pendant 9 jours consécutifs, Rimouski connaîtra un véritable déluge. 73 millimètres de pluie sont enregistrés. C’est la quantité que reçoit normalement la ville durant tout le mois.

Rimouski connaîtra durant cette période de pluie intense, son premier 20°C, le 13 mai. Les températures resteront de saison pour le reste du mois et les pluies seront plus éparses. Au total, 115 millimètres de pluie sont tombés en mai.

JUIN

Quand juin débute, les Rimouskois profitent d’une accalmie au chapitre des précipitations. Elles sont rares jusqu’au 12 et 13 juin alors que tout près de 40 millimètres sont mesurés. Le temps sec qui se met ensuite en place va perdurer une semaine jusqu’au 22 juin alors que 51 millimètres viennent arroser la fête de la Saint-Jean-Baptiste qui est depuis 1834 la fête des Canadiens-Français. La fin du mois se terminera par un petit coup de chaud alors que le premier 24°C est enregistré le 28 juin.

26145306_10214341151298643_126782830_o
La vie maritime rimouskoise – Photo: Nathalie Poirier

JUILLET

Le mois de juillet est en dent de scie. Les périodes de beau temps alterne avec les jours de pluie tant et si bien que la ville reçoit 103 millimètres durant ce mois d’été. C’est une vingtaine de millimètres de plus qu’un mois de juillet normal. L’air marin est très présent. Les journées sont fraîches et certaines nuits plutôt froides avec même 5,6°C les 9 et 10 juillet. On ne dépasse pas les 23°C durant le mois. Décidément, jusqu’à présent, l’été 1918 se fait toujours désirer.

AOÛT

L’été pointe enfin le bout du nez dès les premiers jours d’août. Le soleil est au rendez-vous. Le temps est un peu plus chaud. La température moyenne sera au-dessus de la moyenne pour tout le mois. Du 20 au 26 août, Rimouski connaît une poussée de chaleur avec un mercure qui atteint les 25,6°C. Quant à la pluie, elle se fait beaucoup plus rare. La moitié moins pour le mois avec seulement 44 millimètres. Un répit bienvenu pour les agriculteurs. «Quand août est bon, abondance en moisson», dit un vieux proverbe.

SEPTEMBRE

Septembre débute sous de bons auspices. Les premiers jours sont chauds. Jusqu’à 24°C le 3 septembre, mais le reste du mois alterne entre des journées ensoleillées et des fortes pluies. Au total, 148,7 millimètres de pluie sont enregistrés pendant le mois, loin devant les 80 millimètres qui tombent pendant un mois normal. Le soirs et et les nuits sont aussi plus fraîches. Le premier gel à -1,1°C est consigné dans la nuit du 26 au 27 septembre.

26145355_10214341150658627_2136380554_o
Vue d’automne – Photo: Nathalie Poirier

OCTOBRE

Dès le début d’octobre, les gels nocturnes sont plus fréquents. Jusqu’à -5°C dans la nuit du 18 octobre. Pendant le jour, une dernière poussée de douceur est appréciée des Rimouskois les 9 et 10 octobre. Globalement, le temps est saisonnier. Aucune journée en bas de 4°C. Octobre est aussi plus calme du côté des précipitations. Seulement 30 millimètres pour tout le mois alors que la normale est d’environ 76 mm.

NOVEMBRE

Tranquillement, Rimouski glisse vers l’hiver. Le 9,4°C du 1er novembre est vite oublié avec le refroidissement des températures qui va suivre. Quand l’armistice est annoncé, le ciel est dégagé à Rimouski. Il fait tout juste 1°C, juste assez beau pour permettre à la population de sortir pour souligner l’événement. Mais nous sommes en novembre. Il faut s’y faire. La neige est au rendez-vous, le 19 novembre, avec une première giboulée de neige (5 cm) et de pluie (11,7 mm). Le mois reste relativement sec avec seulement 36 millimètres d’eau. Le premier coup de froid survient le 26 novembre avec -6°C le jour et jusqu’à -12°C la nuit.

26142434_10214341153298693_1341154357_o
L’hiver s’installe – Photo: Nathalie Poirier

DÉCEMBRE

Le froid persiste durant la première quinzaine de décembre. Jusqu’à -12°C pendant le jour et près de -20°C au cours de certaines nuits. Environ 17 centimètres de neige tombent durant cette période préparant les Rimouskois à l’ambiance de Noël, mais du 15 au 25 décembre, c’est la disette du côté des précipitations. Le temps s’adoucit et on atteint même les 6,7°C le 23 décembre avec de la pluie en prime. La veille de Noël, il fait 1°C et le temps est bien moche. Mais au petit matin du jour de Noël, la neige vient recouvrir le sol. Les 25 et 26 décembre, Rimouski reçoit près de 12 centimètres. Un beau manteau blanc pour finir 1918. Le temps redevient saisonnier. Le froid reprend ses droits. L’hiver s’installe. Janvier pointe à l’horizon.

C’était le temps de 1918. C’était le temps d’avant…celui d’il y a 100 ans!

Graphiques des données de 1918

N’hésitez pas à visiter ma chaîne Youtube pour des capsules historiques !

Rimouski…c’était il y a 100 ans !

À l’aube de l’année 2018, je poursuis cette année la tradition amorcée sur ce blogue de raconter l’histoire d’il y a 100 ans. Après avoir tenté l’expérience à l’échelle plus nationale et québécoise par les années passées, je reprends ici l’exercice, cette fois avec Rimouski, ma ville natale. 

Rimouski, c’était il y a 100 ans ! 

par Alexandre Gagné

Nous sommes en 1918. Rimouski, petite localité du Bas-du-Fleuve à 300 kilomètres à l’est de Québec, compte alors quelque 3400 habitants.

La ville, dont l’économie tourne alors essentiellement autour de l’industrie forestière, est dirigée par le marchand Herménégilde Lepage.

Capture d’écran 2017-11-23 à 10.23.35
Rimouski vers 1910 – Source: BAnQ, Centre d’archives de Québec
Collection Magella Bureau

Depuis 1910, la Compagnie industrielle de Rimouski constitue un des gros employeurs de la ville. L’usine est installée du côté ouest de la rue Rouleau, entre les rues Saint-Jean-Baptiste et de l’Évêché. L’entreprise, spécialisée dans le sciage et le planage du bois, compte parmi ses investisseurs le médecin Louis-François Lepage et le marchand Joseph-Adam Talbot.

Au petit matin du samedi 17 février, entre 4 et 5 heures, un incendie se déclare dans le bâtiment principal de la scierie où se trouve le gros de la machinerie. Malgré une intervention rapide du gardien, puis des pompiers appelés sur place, les dégâts sont considérables.

« Les dommages sont estimés de 12 à 15 milles piastres. […] Un wagon chargé de bois a été entièrement consumé », relate le Progrès du Golfe. Les causes de l’incendie sont inconnues.

L’Industrielle, comme on l’appelle dans la ville, emploie durant cette période hivernale une quinzaine de travailleurs, dont trois ont aussi perdu des outils personnels dans les flammes.

C’est le second incendie à survenir dans cette entreprise. Le premier, survenu en 1911, avait déjà lourdement hypothéqué la compagnie fondée à la fin de 1909.

Rapidement, un constat est établi. La reconstruction de l’entreprise serait trop onéreuse. Les investisseurs sont acculés à la faillite. La liquidation de ce qui reste de l’entreprise est prononcée quelques mois plus tard, le 17 octobre 1918. C’est la fin de l’Industrielle.

André-Albert_Blais
Mgr André-Albert Blais – Source: Wikipédia

VIE RELIGIEUSE

Si la vie économique retient beaucoup l’attention dans la ville en cette période troublée par la guerre, la vie religieuse reste aussi un élément de préoccupation. Autour de Rimouski, plusieurs villages forestiers se développent. C’est le cas de Saint-François-Xavier-des-Hauteurs qui sera érigé en paroisse par un décret de Monseigneur André-Albert Blais le 14 mai 1918.

L’évêque de Rimouski caressait depuis quelques années un autre projet: celui de voir s’établir dans la ville une communauté religieuse contemplative. En 1918, ce sera chose faite quant Mgr Blais autorise l’établissement des soeurs Servantes de Jésus-Marie le 19 mars.

Les démarches de l’évêque de Rimouski avaient débuté en septembre 1917 quand Mgr Blais reçoit à l’évêché le fondateur de la communauté, le franco-belge Alexis-Louis Mangin qui est curé depuis 1889 dans un nouveau village, celui de Masson près de Gatineau.

Le 26 juillet 1918, les quatre premières religieuses de la communauté arrivent enfin à Rimouski. Elles s’installent dans ce qu’on appelle à l’époque le faubourg Saint-Joseph, de l’autre côté de la rivière, un peu à l’écart du coeur historique de la ville.

Couvent

Rapidement, les travaux de construction du monastère se mettent en branle. Le 29 septembre, à l’occasion d’une grande cérémonie, Mgr Blais bénit la pierre angulaire du monastère.

Ce n’est finalement que le 9 décembre que les religieuses prennent possession de leur petit monastère juste à temps pour les célébrations de Noël.

Un nouveau chapitre de la vie spirituelle rimouskoise s’ouvre alors.

ÉCHOUEMENT SUR L’ÎLE ST-BARNABÉ

Le 8 juillet, les yeux des Rimouskois se tournent vers l’île St-Barnabé, en face de Rimouski. « Un gros transatlantique qui venait de faire la traversée océanique », relate le Progrès du Golfe, s’est échoué « sur la batture de l’île ».

L’événement, à l’image du drame de l’Empress of Ireland survenu quatre ans plus tôt, s’est déroulé par une nuit d’épais brouillard. Le navire de fort tonnage est tout récent et n’avait rien dans ses cales excepté le charbon servant à le propulser.

Capture d’écran 2017-11-23 à 09.42.09
Source: Revue d’histoire du Bas-Saint-Laurent

Dans les jours suivants, trois remorqueurs envoyés de Québec arrivent à Rimouski pour tirer le navire de sa fâcheuse position.

LA GRIPPE ESPAGNOLE

Si l’année 1918 avait été relativement calme jusqu’ici, l’automne apportera son lot d’inquiétudes et la mort parmi la population rimouskoise. La terrible grippe espagnole n’épargne pas la ville.

Capture d’écran 2017-11-23 à 14.06.44
Source: Progrès du Golfe – 4 oct. 1918

À la mi-septembre, les journaux du Québec commencent à signaler de nombreux cas de grippe et plusieurs décès dans la province. Le 4 octobre, le Progrès du Golfe annonce à la une la mort du docteur Hippolyte Sirois de Trois-Pistoles qui a contracté la maladie « au contact de ses patients ».

Le journal affirme que Rimouski a bien des malades, mais pas du type de la grippe espagnole. Cependant, un cas est signalé à Pointe-au-Père, porte d’entrée de la voie maritime du Saint-Laurent.

Rapidement, le virus de l’influenza va gagner le tout Rimouski. Dès le 8 octobre, c’est chose faite.

Capture d’écran 2017-11-23 à 14.23.12
Source: Progrès du Golfe, 11 oct. 1918

Première mesure importante le 9 octobre: l’accès au séminaire de Rimouski est interdit. Puis, l’apparition d’un cas de grippe dans l’établissement amène la direction à renvoyer tous les élèves dans leur famille le 14 octobre. Une décision qui force le

Capture d’écran 2017-11-23 à 14.17.08
Source: Progrès du Golfe

supérieur du séminaire, Fortunat Charron, à devoir s’expliquer dans les pages du Progrès du Golfe.

Dès les premiers cas, l’inquiétude est palpable dans la population. Tout le monde est aux aguets. Peut-être même un peu trop. Comme c’est le cas dans les petits milieux – et même encore aujourd’hui – les ragots sont fréquents amenant certains citoyens, comme madame Thomas Pineau, à écrire au journal pour nier que son mari est atteint de la grippe.

Dès le début de l’épidémie, c’est le Conseil local d’hygiène qui pilote la gestion des mesures d’urgence. La police s’assure que les dispositions sont suivies et que les gens en quarantaine ne manquent de rien. Le 21 octobre, le conseil municipal, en séance extraordinaire, nomme quatre citoyens comme inspecteur pour aider à l’application des règlements d’hygiène.

Au début du mois de novembre, on compte 145 malades, 79 maisons placardées, 6 décès dans la ville et deux autres dans les faubourgs.

Musée

Après une légère accalmie, la grippe réapparait avec force du 15 au 22 novembre avec 72 nouveaux malades en 7 jours. Cette résurgence de la maladie amène la tenue d’une assemblée publique le soir du 29 novembre. Les échanges portent sur les mesures à prendre. La mise sur pied d’un comité pour l’organisation d’un hôpital d’urgence est décidée.

Ce sont les Soeurs de la Charité qui se voient confier la direction du nouvel hôpital dans leur école pour filles, située dans l’actuel musée régional (photo ci-dessus). Dès le lendemain de l’assemblée, des patients commencent à y être envoyés. En tout, une vingtaine de malades sont traités jusqu’à la fin décembre.

Selon les données historiques disponibles, 386 cas de grippe ont été enregistrés d’octobre à décembre. C’est environ 10% de la population qui a été touchée. Quant au nombre de décès, 34 Rimouskois ont été emportés par le virus, dont voici les noms qui ont été publiés dans Le Progrès du Golfe.

Le 3 février 1919, toutes le mesures d’urgence sont levées par le Conseil supérieur d’hygiène de la province. La grippe espagnole fera malgré tout une dernière apparition au printemps de 1919 avant de s’éteindre définitivement d’elle-même.

LA FIN DE LA GUERRE

Le 11 novembre 1918, la Première Guerre mondiale est chose du passée, mais le conflit a laissé de profondes cicatrices dans la région. La Légion royale canadienne dénombre 64 soldats et officiers morts au champ d’honneur entre 1914 et 1918.

Le 16 décembre 1918, le gouverneur général du Canada, Victor Cavendish duc de Devonshire est à Rimouski. Ce passage « a mis notre ville en joyeuse activité. Des visiteurs de ce genre sont de fait, assez rares pour que nous prenions la peine de nous en émouvoir ! », relate le Progrès du Golfe.

Capture d’écran 2017-11-23 à 15.36.09
Source: Progrès du Golfe – 20 déc. 1918

Le gouverneur vient remettre à titre posthume la Croix Victoria, la plus haute décoration militaire de l’Empire britannique, à deux soldats morts au combat.

Il s’agit du caporal Joseph Kaeble, originaire de Saint-Moïse, et du capitaine Jean Brillant, natif de Routhierville dans la Matapédia. Brillant est le frère de l’homme d’affaires Jules-A. Brillant qui laissera plus tard sa marque dans le paysage médiatique rimouskois.

Kaeble et Brillant sont honorés conjointement pour leurs faits d’armes en zone de combat en France où ils sont d’ailleurs tous les deux inhumés.

EN CONCLUSION

La guerre et la grippe sont presque chose du passé à la fin de 1918. Les Rimouskois se préparent à fêter Noël, mais la neige n’est pas au rendez-vous. Depuis quelques jours, le temps doux et la pluie font craindre un Noël vert. Le soir du réveillon le temps se refroidi. Mais au petit matin du 25 décembre, la neige revient donner un peu de gaité. Un tapis blanc de six centimètres recouvre la ville. Une ville qui panse ses plaies, mais qui s’apprête à rebondir pour entrer de plein pied dans les années 20…les années folles.

Sources qui ont inspiré et alimenté ce récit:

  1. Chronique de Rimouski par Richard Saindon.
  2. Revue l’Estuaire. Vol. XXVI.2 (no 63), juin 2003. Article de Stéphane Harrisson.
  3. Journal Le Progrès du Golfe de 1918.

N’hésitez pas à visiter ma chaîne Youtube pour des capsules historiques!

Pour encourager l’auteur de ce blogue visiter nos annonces ou cliquez ici:PAYPAL