CHRONIQUE – Pourquoi nous voulons UberX ? Facile…

Voici une chronique qui s’adresse à M. le maire de Montréal Denis Coderre. Voici M. le maire pourquoi nous voulons UberX à Montréal.
UberX
Chronique d’Alexandre Gagné
Nous sommes vendredi, le 6 février. Je sors de la station de Métro Saint-Michel par la sortie ouest.
Première parenthèse. En passant, deux importants escaliers mobiles ne fonctionnent toujours pas depuis septembre dernier. Chaque mois, la STM change les autocollants qui indiquent la reprise du service. On a fait ça en octobre, en novembre. On nous a même promis une reprise des escaliers pendant le Bye Bye, le 31 décembre. Puis là, c’est rendu fin février. Arrêtez de vous moquer de nous. Vous faites pas sérieux.
Je poursuis. 
En sortant de l’édicule, l’autobus de la ligne 67 vient de partir. Trop tard pour courir le rejoindre à deux pas, à l’arrêt Jean-Talon. Je sors mon portable. Je clique sur mon application Transit. Les prochains autobus sont dans 6 (pour la 467) et 9 minutes (pour la 67). Sachant qu’il y a des retards avec le froid qu’il fait et que je suis un peu pressé d’arriver à ma destination finale, je regarde s’il y a un véhicule de UberX dans le coin. 
Le véhicule de ce nouveau service est à environ 6 minutes. Inutile de commander. Aussi bien attendre le prochain autobus. Je regarde en direction de l’arrêt de taxis en bordure de la rue Shaughnessy (faut savoir l’écrire…vive Google). Des véhicules sont en attente. J’hésite et puis, finalement, je me décide à donner une dernière chance aux taxis de Montréal. 
Je n’ai pas d’argent sur moi, comme beaucoup de Montréalais en 2015. 
Deuxième parenthèse. Est-ce que la Ville de Montréal va donner des terminaux mobiles aux itinérants de la ville dans son plan de lutte contre l’itinérance? La question me titille depuis des mois, voire des années. Je n’ai jamais entendu quelqu’un la poser. Je me risque. Les itinérants ne savent pas encore que nous avons que des cartes sur nous. Inutile de nous demander du «petit change», nous n’en avons plus depuis des Lunes. Alors, M. le Maire, c’est prévu ?
Je poursuis. 
Je sors mon porte-cartes et m’approche du premier véhicule taxi dans la file. Le chauffeur est en train de faire des mots-croisés ou une grille de sudoku.  Je remarque sur le lanternon (oui oui, j’emploi le mot juste) de la voiture du chauffeur de la compagnie Diamond qu’il y a les logos d’Interac, de Visa et de Mastercard notamment. Ainsi, j’en déduis qu’il propose le paiement via ces moyens.
Je fais un signe de la tête au chauffeur. Il acquiesce et j’entre dans la voiture. Je donne ma direction et nous partons. 
Véhicule en cause. | Photo: A. Gagné

L’intérieur de la voiture est sale, crasseux et l’odeur n’invite pas à respirer trop fort. Même le manteau du conducteur est sale… Le siège arrière est plein de saletés, de graines, de petites roches. C’est l’hiver, mais ça n’excuse pas tout. C’est donc tout dire. Comme dans toutes les voitures, il a plein de papiers qui traînent sur le tableau de bord et sous la radio où joue Dutrizac l’après-midi. 

Arrivée à destination. 
Moi: «Je vais vous payer avec Visa ou débit».
Lui, sur un ton agaçé: «Quoi ? C’est là que vous me dites que vous allez payer par crédit ? C’est pas tous les chauffeurs qui le prenne (le crédit).»
Moi, étonné: «eeee…bien, sur votre lanternon c’est bien indiqué les cartes, alors je conclu que vous offrez le service. Si vous voulez pas l’offrir mettez un collant pour les cacher…»
À reculons, le conducteur sors finalement son terminal de son coffre à gants et me tend l’appareil. Je paie la course. 
Lui: «Vous voulez un reçu?»
Moi: «Non, merci ça va aller.»
Pas de merci. Pas de bonne journée de la part du chauffeur. Je sors de la voiture consterné.
Voilà pourquoi, les Montréalais ne veulent plus d’un tel service de taxis M. le maire. 
Depuis l’arrivée d’UberX à Montréal, j’ai pris leur service à quatre reprises. À chaque fois, j’ai eu droit à une voiture impeccable et à un service exceptionnel. Un chauffeur m’a offert des chocolats. Un autre de l’eau à boire. Bon, je n’en demande pas tant, mais déjà le service est à des années lumières de vos taxis chéris M. le maire.  
Avec l’arrivée des médias sociaux et des téléphones intelligents, il s’est développé une nouvelle économie. L’économie sociale, M. le maire. Une économie de coopération et de collaboration. Le Québec doit s’y faire. Ça, peu l’avait prévu et ça ne fait que débuter.
Ne soyez donc pas surpris qu’avec un tel état lamentable, les taxis de Montréal n’ont plus la cote. Ce ne sont pas quelques «mesurettes» pour réformer l’industrie qui vont changer quelque chose. Le système est sclérosé. 
Bref, pour moi, les taxis, c’est bel et bien fini. 
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