CHRONIQUE – Appliquons le CSR au Québec !

Source: lcn.canoe.com

Une femme de 53 ans lutte pour sa vie après une collision avec un autre véhicule survenu à Ville Mont-Royal, nous apprend ce dimanche matin le réseau TVA. Selon les dernières informations, relayées en fin d’après-midi au Téléjournal de 17h à RDI, un des conducteurs aurait grillé un feu rouge.

Un triste événement qui rappelle la difficulté pour les automobilistes québécois de respecter à la lettre le Code de la sécurité routière (CSR). Difficile de dire aujourd’hui si le nombre d’infractions relativement à l’omission de se conformer à un feu rouge est en hausse en 2014 à ce sujet. Les statistiques de la Société de l’assurance automobile du Québec fournies sur son site Web ne sont pas mis à jour depuis deux ans.

Mais le portrait disponible, de 2002 à 2011, montre un nombre très important d’infractions à ce chapitre et notamment dans la région de Montréal.

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L’accident de ce dimanche n’est donc pas le premier du genre et sûrement pas le dernier car le respect de la signalisation n’est pas dans les moeurs de tous les Québécois. Combien de fois l’observateur urbain peut voir des conducteurs appuyer sur l’accélérateur lorsque le feu passe au jaune ? De trop nombreuses fois. Pourtant, le ministère des Transports précise que le feu jaune reste allumé de 3 à 5 secondes, le temps de permettre au conducteur de s’immobiliser. Pas d’accélérer. S’il ne le fait pas, le CSR prévoit une amende de 60$ en vertu de l’article 361.

Mais il y a pire et c’est une tendance qui s’observe à Montréal. L’auteur de ce billet l’a d’ailleurs constaté à nouveau au cours de la dernière semaine. De nombreux conducteurs de véhicules lourds, des employés de la Ville de Montréal, voire des conducteurs d’autobus de la STM dans des véhicules en transit n’hésitent pas à rouler à vive allure et à brûler volontairement un feu rouge en utilisant leur klaxon au moment de franchir l’intersection.

Comme si, ce geste imprudent, peut les relever de leur faute.

Des solutions ?

Ceux qui auront voyagé en Europe auront remarqué que les automobilistes appliquent les freins sur un feu jaune car les amendes y sont salées. Dans le contexte québécois, il est plus que temps que la SAAQ relance une campagne pour amener les conducteurs québécois à freiner au feu jaune et à s’immobiliser au feu rouge.

Il est aussi essentiel que les corps policiers mettent les bouchées doubles pour pincer les conducteurs fautifs qui grillent volontairement des feux rouge. Une autre solution serait l’ajout de photos radars aux intersections, ce qui permettrait sans doute de réduire drastiquement le nombre d’infractions.

Enfin, une meilleure synchronisation des feux de circulation dans les zones urbaines contribuerait à améliorer la fluidité du trafic. La création de carrefours giratoires pourrait aussi être une mesure efficace pour réduire le nombre d’intersection avec feux de circulation.

Malgré toutes ces mesures, si l’automobiliste s’empêche de freiner au feu jaune ou grille un feu rouge, c’est peut-être qu’à la base il roulait trop vite… Pour ça, les nouvelles limites de vitesse imposées à Montréal devrait aider, un peu, à corriger la situation.

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